CNPS Express - 4 mars 2020

Mercredi 4 mars 2020

 
  Coronavirus – Covid-2019 : les libéraux de santé mobilisés

Alors que l’épidémie de Coronavirus – Covid-19 progresse et atteint désormais le stade 2, les autorités sanitaires mobilisent les acteurs des soins de ville. Des messages ont été adressés dans ce sens directement aux professionnels de santé, via la liste de diffusion DGS Urgent du ministère de la Santé. Le CNPS recommande à tous les professionnels qui ne l’auraient pas encore fait de s’inscrire sur cette liste de diffusion, afin de recevoir les alertes et messages en temps réel. A noter les alertes DGS Urgent arrivent aussi dans les messageries sécurisées des professionnels de santé

La distribution des masques est en cours. Chaque pharmacien d’officine du territoire national recevra durant la semaine, via son grossiste répartiteur, un minimum de 10 boîtes de 50 masques antiprojections issues du stock national. Les pharmaciens devront les distribuer auprès des professionnels de santé. A ce stade tous ne sont pas concernés, il s’agit des médecins généralistes et spécialistes, infirmiers, sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes. Ces derniers pourront retirer une boîte de 50 masques chirurgicaux issus du stock de l’État.

Le CNPS réclame que les stocks de masques soient renouvelés au fur et à mesure et qu’il y ait une véritable surveillance afin d’éviter les dérives tarifaires sur tous les produits liés à la protection (gants, masques, gel hydro alcoolique).

Enfin, en cas d’arrêt forcé d’un professionnel, le CNPS souhaite que des mesures à la hauteur de la gravité de la situation soient prises, tant au niveau de l’indemnisation des professionnels qu’au niveau des charges des cabinets.

Les informations sur le Coronavirus évoluent rapidement, pour recevoir les lettres d’information du ministère, cliquez ici : https://dgs-urgent.sante.gouv.fr/dgsurgent/inter/inscription.do?cmd=inscriptionFormulaire

Pour trouver les documents utiles à votre pratique, cliquez sur le lien suivant : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/coronavirus-PS

Les pharmaciens chargés de la distribution des masques issus du stock de l’Etat

  • Chaque pharmacie d’officine va recevoir d’ici la fin de la semaine via le grossiste répartiteur un minimum de 10 boîtes de 50 masques antiprojection issus du stock national.
  • Ces boîtes devront être distinguées du stock habituel par une étiquette mentionnant « stock Etat ».
  • Les professionnels de santé suivants peuvent retirer une boîte de masques uniquement sur présentation de leur carte CPS: médecin généraliste, médecin spécialiste, infirmier diplômé d’Etat, sage-femme, masseur kinésithérapeute et chirurgien-dentiste.
  • Selon les besoins, de nouveaux approvisionnements issus du stock Etat seront assurés afin de permettre aux professionnels de santé de disposer de ces équipements en quantités suffisantes.
  • L’utilisation de ces masques est décrite dans le document « Consignes d’utilisation des masques issus du stock Etat par les Professionnels de Santé » : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/empoi_des_masques.pdf
    Dans une information, la FSPF précise que « ces masques issus du stock de l’Etat ne peuvent être vendus ».

Coronavirus : Les CDF informent sur les droits aux indemnités journalières

Les Chirurgiens-dentistes de France (Les CDF) ont réalisé une synthèse sur les dispositions en vigueur concernant le coronavirus et les droits aux indemnités journalières de la Sécurité sociale pour les salariés.

Voir les informations sur le site des CDF

La CSMF réclame des mesures de protection

Face à l’épidémie de Covid-19, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle l’État à passer aux actes et à doter au plus vite les cabinets médicaux des protections possibles. Enfin, dans l’hypothèse où un médecin serait contaminé, la CSMF réclame que l’État s’engage à le protéger lui et sa famille afin que la mise en quarantaine de ce dernier ne lui soit pas préjudiciable, ni à son activité professionnelle, ni à ses patients.

Voir le communiqué de la CSMF

Le SML mise sur la coordination et la formation

Pour le Syndicat des médecins libéraux (SML), l’accélération du déblocage du matériel de protection passe par les pharmaciens d’officine dans le cadre d’une coordination de proximité. « Conscient de l’isolement des médecins libéraux », le SML fait savoir qu’il prend « ses responsabilités et organise une campagne de formation dans les départements en direction des médecins libéraux ».

Le syndicat souhaite également « que les conséquences du ralentissement de la production de l’industrie chinoise sur l’industrie du médicament puissent dès à présent être anticipées » pour éviter les pénuries.

Voir le communiqué du SML

La FHP en appelle la responsabilité sanitaire

Face à l’accélération de l’épidémie, les pouvoirs publics ont appelé tous les établissements de santé à se préparer en conséquence.

« L’hospitalisation privée, comme tous les acteurs de santé, est en lien étroit sur ce sujet avec le ministère. Les hôpitaux et cliniques privés sont prêts à répondre à toute sollicitation des Agences Régionales de Santé, dans le cadre d’une mobilisation susceptible de s’avérer nécessaire dans les semaines à venir », indique la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP).

Pour la FHP, « tous les acteurs doivent être mobilisés face à cet épisode sanitaire inédit et « placés en position de responsabilité ».

Voir le site de la FHP

Coronavirus : un directeur d’ARS et un préfet à l’isolement

Le directeur général de l’ARS des Hauts-de-France, son directeur de cabinet, le préfet et le sous-préfet de l’Oise ont été contraints à une mesure d’isolement de 14 jours. Ils avaient en effet été en contact avec le maire de Crépy-en-Valois, dans l’Oise, testé positivement au coronavirus. C’est dans sa commune qu’avait été détecté un cluster, c’est-à-dire des cas groupés de personnes atteintes par le virus durant la semaine dernière.

Covid-19 : annulation d’événements

Les autorités sanitaires ont réclamé l’interdiction de toutes les manifestations se déroulant en milieu fermé réunissant plus de 5 000 personnes. Première conséquence dans le milieu de la santé, le congrès Pharmagora a été annulé.

  Biosimilaires : la FSPF et l’USPO réclament une solution

La LFSS pour 2020 supprime le droit de substitution des biosimilaires par les pharmaciens, limité à l’initiation du traitement. Le décret d’application de cette mesure n’avait pas été publié. Convaincues que « les pharmaciens d’officine ont un rôle à jouer pour accroître la pénétration des biosimilaires en ville », la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO) ont réclamé ensemble aux pouvoirs publics de « confiance aux pharmaciens d’officine pour la dispensation et la substitution de tous les médicaments ».

Soulignant le « potentiel d’économies » les deux syndicats ont réclamé que se tienne le plus rapidement possible la réunion de concertation prévue par le Gouvernement sur le rôle du pharmacien dans la substitution des biosimilaires.

Voir le communiqué commun des deux syndicats

  Retraite : le Premier ministre a dégainé le 49.3

L’utilisation du 49.3 elle-même n’a pas été une surprise alors que le débat s’enlisait à l’Assemblée nationale face à une opposition déterminée à jouer la carte de l’obstruction. La surprise, en réalité, est venue du calendrier puisque l’annonce a été faite samedi après-midi. Les deux motions de censure ayant été repoussées sans surprise, le projet de réforme des retraites est donc adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Le texte va poursuivre sa trajectoire et sera prochainement examiné au Sénat avant de revenir en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre a fait savoir qu’il continuerait de discuter et d’amender le texte avec les partenaires sociaux qui le souhaiteront. Des propos qui confirment toute l’importance des futures ordonnances destinées à organiser la mise en œuvre de la réforme et le passage au régime universel.

  Élections municipales : inquiétude sur la santé

Le dépôt des listes s’est terminé jeudi soir dernier, et la campagne officielle a débuté. Parmi les nombreux sujets abordés par les candidats aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020, la santé fait partie des enjeux. Selon un sondage de l’Institut BVA, ce serait d’ailleurs le cas pour 82 % des Français et candidats. Arrivent en tête ces préoccupations l’accès aux soins et la qualité des soins. Neuf Français sur 10 souhaitent que l’État donne des moyens supplémentaires pour pallier les difficultés des soins de ville. Du côté des candidats, la tentation, chez certains à tout le moins, reste forte de réclamer aux pouvoirs publics d’imposer aux professionnels leur lieu d’installation, mettant ainsi à mal la liberté d’installation.

  260 millions d’euros pour les hôpitaux

Le ministre de la Santé a annoncé, ce mardi 3 mars, sur BFM-TV, qu’il débloquait une enveloppe de 260 millions d’euros en direction des établissements de santé. Il s’agit de budgets qui n’avaient pas été consommés en 2019.

 
 
N’hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
Conformément aux dispositions de la loi 78-17 : « Informatique, fichiers et liberté », vous conservez la possibilité d'accéder aux informations vous concernant et de les rectifier si vous le jugez nécessaire.
Abonnez vos amis
Vous désabonner
 
Recherche