CNPS Express - 11 mars 2020

Mercredi 11 Mars 2020

 
  Coronavirus – Covid 19 : le point sur la situation 

Ce mercredi 11 mars 2020, voici les 7 informations à connaître sur les mesures annoncées par les pouvoirs publics pour faire face à la propagation de coronavirus – Covid 19.

  1. Des mesures différenciées selon les territoires Le président de la République l’a rappelé hier, pour l’instant pas question de généraliser des mesures comparables à celles prises en Italie. À chaque étape de l’épidémie, les dispositions seront adaptées. L’objectif est d’éviter une saturation du système de soins, et notamment hospitalier pour la prise en charge des cas les plus graves. Concrètement, à chaque territoire ses mesures. « Dans les foyers où l’épidémie est là, nous ne sommes plus en phase 2 » a précisé Emmanuel Macron, sans pour autant indiquer à quel moment la phase 3 serait enclenchée.
  2. Les libéraux de santé en première ligne Lors d’un déplacement au SAMU de l’hôpital Necker, le président de la République a invité les Français, en cas de symptômes légers dans les zones épidémiques, à se tourner vers les médecins généralistes.
  3. L’accès aux consultations est élargi Pour simplifier l’accès des patients à leur médecin traitant dans le cadre d’une téléconsultation, le ministre de la Santé a pris un décret publié au Journal officiel du 10 mars. Ce texte assouplit les conditions levant l’obligation, pour le patient, d’avoir eu une consultation présentielle avec son médecin traitant dans les douze mois qui précèdent la consultation numérique. Des outils comme FaceTime ou WhatsApp pourront être utilisés par le médecin et son patient afin de renforcer l’accessibilité à ce dispositif. Mais cet assouplissement est transitoire et durera que jusqu’au 30 avril.
  4. Les pharmaciens distribuent les stocks de l’État Les pharmaciens distribuent le stock des masques de l’État en direction des professionnels de santé. Les officines sont également autorisées à fabriquer de la lotion hydroalcoolique. Le prix de ces lotions a été plafonné par l’État à 3 euros les 100 ml.
  5. Les prélèvements à domicile sont possibles Jusqu’à présent, les prélèvements nécessaires au diagnostic de l’infection par coronavirus ne pouvaient être pratiquées qu’en milieu hospitalier, dans le cadre de l’un des 38 hôpitaux de référence. Le ministre de la Santé a annoncé que les tests pourraient désormais être effectués au domicile des patients par des professionnels de ville équipés de masque FFP2. Or, ni les infirmiers, ni les laboratoires n’ont encore reçu leur dotation en masques FFP2 afin de pouvoir pratiquer ces prélèvements de façon sécurisée.
  6. Professionnels de santé exposés ou contaminés : mise en place des IJ Dans le cas où un professionnel de santé libéral est exposé ou contaminé au coronavirus, il bénéficie du régime des indemnités journalières. Dans le cas des professionnels libéraux de santé exposés et contaminés chez eux, ou parce qu’ils doivent garder un enfant – soit parce que celui-ci est malade ou que son école est fermée -, il bénéficie des indemnités journalières à titre dérogatoire dès leur premier jour d’arrêt. Dans le cas où les libéraux de santé sont contaminés et se voient contraints d’arrêter leur activité, là encore ils pourront bénéficier des indemnités journalières, mais le délai de carence appliqué en cas de maladie s’appliquera. La MACSF a déjà fait savoir qu’elle couvrirait ces 3 jours de carence. En outre, le Gouvernement a annoncé des reports de charges et de cotisation sociale pour les professionnels dont l’activité serait mise en difficulté par l’épidémie. En savoir plus sur le site de la MACSF : https://www.macsf.fr/Actualites/Coronavirus-la-MACSF-soutient-les-professionnels-de-sante
  7. La réserve sanitaire rappelle ses réservistes Le Conseil national de l’ordre des médecins et son homologue l’Ordre des infirmiers, en lien avec l’Agence santé publique France, ont appelé les professionnels de santé qui le pouvaient à rejoindre la réserve sanitaire. Cette dernière est très sollicitée actuellement dans le cadre de l’épidémie pour des missions de renfort.
  Coronavirus COVID 19 : le CNPS réclame des mesures à la hauteur de la crise

Le CNPS a réclamé que « les stocks de masques soient renouvelés au fur et à mesure et que dès que les commandes de masques FFP2 annoncées par le ministre de la Santé auront été honorées, les lots nécessaires soient également mis à disposition de la ville ». De nombreux actes réalisés en ville sont invasifs et nécessitent, comme le précisent les recommandations, le port de cet équipement de protection.

Pour ce qui concerne les professionnels contaminés ou malades, faisant l’objet d’une mesure d’éviction préventive après leur exposition avec un malade ou d’un arrêt, le ministre de la Santé a annoncé que « la solidarité nationale jouerait son plein et il n’y aurait pas de perte financière pour le professionnel concerné ». Le CNPS réclame « un effort de la collectivité nationale au niveau du montant des IJ et des mesures au niveau des charges des cabinets pour les professionnels concernés ».

Enfin, le CNPS est « stupéfait » de la position arrêtée par l’Agence nationale du DPC (ANDPC) sur l’organisation d’actions de DPC relatives au coronavirus. « Sans aucune concertation préalable avec les syndicats des libéraux de santé, l’ANDPC a décidé, qu’aucune action relative au coronavirus ne serait prise en charge dans le cadre du DPC ». Alors que le DPC devrait précisément concourir à la mise en œuvre de la politique nationale de santé, le CNPS juge « incompréhensible » la mise à l’écart des actions touchant à l’épidémie actuelle et demande à l’ANDPC de « corriger cette erreur ».

Voir le communiqué du CNPS

  Face à l’épidémie, les positions et communiqués des syndicats

Les CDF s’impliquent et informent la profession

Les chirurgiens-dentistes de France font savoir qu’ils sont en contact direct avec le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran. Ils ont ainsi obtenu l’assurance que l’ensemble des représentants de la professions serait informé afin d’obtenir des informations sur la disponibilité des masques et autres produits permettant la maîtrise du risque infectieux, très spécifique dans le cas de la chirurgie dentaire pour les praticiens et les salariés des cabinets. Par ailleurs, des contacts s’effectuent également avec l’Assurance maladie, les industriels et les sociétés d’assurance afin d’obtenir une réponse adéquate pour les praticiens : l’Assurance maladie prendra en charge de manière dérogatoire les indemnités journalières pour les professionnels libéraux s’ils sont amenés à interrompre leur activité professionnelle, selon des modalités alignées sur celles appliquées aux salariés et travailleurs indépendants.

Lire la suite sur le site des CDF

La CSMF salue l’assouplissement de la téléconsultation

« La parution d’un décret modifiant et assouplissant les règles d’utilisation de la téléconsultation dans le cadre de l’épidémie de coronavirus est saluée par la CSMF comme une avancée dans la situation exceptionnelle actuelle, tout en notant la prudence à avoir » indique le syndicat dans un communiqué. La CSMF estime que « les médecins libéraux généralistes comme spécialistes pourront plus facilement accéder à la téléconsultation » et que cela concoure à répondre de façon plus souple et plus large aux besoins exceptionnels qui vont apparaître sur l’ensemble du territoire français.

Voir le communiqué de la CSMF

La FSPF organise le suivi des approvisionnements à l’officine

La FSPF est mobilisée depuis le début de la crise du coronavirus, tant au niveau national que dans les territoires. Le syndicat assure un suivi tout particulier de la livraison des masques en provenance du stock de l’État et, afin de faire un état des lieux concernant les solutions hydroalcooliques, le syndicat a invité ses adhérents à faire connaître leurs intentions. Le syndicat réalise des sondages auprès de ses adhérents afin de suivre, d’une part, les approvisionnements et, d’autre part, les stocks de lotion hydroalcoolique qu’ils fabriquent.

Voir le communiqué de la FSPF

Le SDB explique pourquoi, à ce jour, tous les laboratoires de ville ne peuvent pas prendre en charge les patients suspectés de coronavirus

Dans un communiqué, le Syndicat des biologistes (SDB) explique que « toutes les dispositions sanitaires adaptées n’ont pas encore été prises par les autorités pour permettre à des laboratoires médicaux de ville de procéder à des détections de Covid-19 dans des conditions de sécurité acceptables pour les patients non atteints et le personnel ». Le SDB explique que, pour que les laboratoires médicaux de ville puissent prendre en charge les patients suspectés de Covid-19, il convient que les autorités sanitaires équipent les biologistes médicaux de ville et leurs équipes de masques de protection FFP2, mais aussi de masques chirurgicaux pour prendre en charge les patients à risque. Ce qui n’est pas le cas à ce jour. Par ailleurs, les laboratoires de ville ne peuvent pas tous proposer un circuit différencié pour isoler les patients à risque des autres patients. Dans ces conditions, « il est impossible pour les laboratoires de ville de recevoir des patients susceptibles d’être contaminés » indique le SDB. « Cela mettrait en danger les autres patients et les personnels, et ne ferait qu’affaiblir le système de santé dans son ensemble. »

Lire le communiqué du SDB

Le SML réclame des mesures de protection pour les médecins libéraux

S’appuyant sur les remontées de ses adhérents, le SML souligne la détresse des médecins libéraux qui sont en première ligne face à l’épidémie de coronavirus. En premier lieu, le SML souligne le souhait des médecins de disposer d’une information claire et immédiatement exploitable dans leur pratique. Par ailleurs, le SML insiste sur l’urgence de débloquer et d’acheminer en quantité suffisante les masques auprès des médecins libéraux. En ce qui concerne les masques FFP2, « le SML réclame qu’ils soient également distribués aux médecins libéraux, toutes spécialités confondues, car nombre d’entre eux ont besoin de se protéger lors des actes invasifs qu’ils doivent pratiquer ».
En outre, le SML juge insuffisante la prise en charge proposée par l’Assurance maladie pour les médecins libéraux qui viendraient à être confinés en cas de contact avec un patient positif, et demande la mise en œuvre d’un dispositif d’indemnisation solidaire permettant de compenser la totalité des pertes d’activité.

Voir le communiqué du SML

L’UNSAF reporte le congrès des audioprothésistes

L’UNSAF annonce le report aux vendredi 3 et samedi 4 juillet 2020 du 42ème Congrès des audioprothésistes, qui devait se dérouler les 27 et 28 mars 2020. est reporté .Syndicat National des Audioprothésistes. Les conditions imposées par le Gouvernement en lien avec l’épidémie de Coronavirus en France ainsi que la volonté de préserver nos patients et l’ensemble des acteurs de notre profession, ont conduit l'Unsaf ce report. Le congrès national des audioprothésistes rassemble chaque année 2 500 professionnels. « Au-delà du choix du Gouvernement de ne pas effectuer de regroupement de plus de 1 000 personnes, nous ne pouvons risquer d'être un vecteur du covid-19 auprès d’une population de patients fréquemment fragiles, et donc à risque », explique le syndicat.

Lire le communiqué de l’UNSAF

La convention de printemps du CNPS reportée

Dans le contexte épidémique actuel, la convention de printemps du CNPS qui devait se tenir le 9 avril prochain est reportée. Une nouvelle date sera prochainement fixée.

  Le SDB signe un accord triennal avec l’Assurance maladie

Le Syndicat des biologistes (SDB) a signé ce mercredi 11 mars « sans hésitation » un accord triennal avec l’Assurance maladie sur les dépenses de biologie médicale pour les trois prochaines années (2020-2022). Le syndicat estime qu’il s’agit du « meilleur texte qu’il était possible d’obtenir après des négociations dures et une mobilisation de la profession à l’automne 2019 qui ont permis de sortir d’une situation de départ totalement inacceptable ». Mais le SDB estime toutefois « que l’accord trouvé avec l’Assurance maladie oblige les biologistes médicaux et leurs laboratoires de biologie médicale à prendre à leur charge une part encore trop importante de l’augmentation inéluctable des besoins de la population en examens de biologie médicale ».

Voir le communiqué du SDB

 
 
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