CNPS Express - 29 avril 2020

Mercredi 29 avril 2020

  Déconfinement : le Premier ministre dévoile sa feuille de route

Le Premier ministre a dévoilé devant les députés, ce mardi 28 avril, le détail du plan de déconfinement établi par le Gouvernement. Concrètement, pour limiter l’éventualité d’une seconde vague, le déconfinement sera progressif et différencié selon les territoires à compter du 11 mai afin de prendre en compte la propagation du virus.

Le Premier ministre a dévoilé devant les députés, ce mardi 28 avril, le détail du plan de déconfinement établi par le Gouvernement. Concrètement, pour limiter l’éventualité d’une seconde vague, le déconfinement sera progressif et différencié selon les territoires à compter du 11 mai afin de prendre en compte la propagation du virus.

Le chef du Gouvernement a indiqué que l’application Stop Covid n’était pas encore opérationnelle, repoussant ainsi le débat sur l’emploi du tracking dans la lutte contre le virus.

Des indicateurs seront également fixés pour déterminer « les départements où le déconfinement doit prendre une forme plus stricte ». « Ces indicateurs seront cristallisés le 7 mai, afin de déterminer quels départements basculent le 11 mai en catégorie "rouge" ou "vert" », indique Édouard Philippe. Ils prendront en compte les capacités hospitalières du département, le système local de tests et le nombre de cas nouveaux sur une période de sept jours.

La CSMF pose ses conditions à la reprise de l’activité en ville

Constatant que de très nombreux patients ont arrêté tous soins autres que ceux pouvant évoquer un Covid-19, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) veut « préparer l’avenir et éviter une deuxième crise sanitaire liée à cette absence de soins pendant une longue période ». La CSMF pose trois conditions pour cela : en premier lieu, les médecins libéraux qui ont pris en charge des patients dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 doivent tous, « sans exception aucune », être rémunérés et largement reconnus pour leur engagement professionnel exemplaire ; ensuite, l’Assurance maladie doit indemniser dans les plus brefs délais les médecins, dont l’activité a baissé, de la totalité de leurs charges. Par ailleurs, la reprise d’une activité médicale dans tous les secteurs, aujourd’hui indispensable, y compris dans les établissements de soins, doit être rendue possible sans que les ARS ne viennent décider de ce qui doit être fait ou non. « C’est au prix de ces trois conditions : reconnaissance des efforts des médecins, accompagnement pour l’investissement des cabinets médicaux libéraux et reprise d’activité, que nous éviterons une deuxième crise sanitaire dont les impacts pourraient être équivalents à ceux du Covid-19 », souligne la CSMF.

Voir le communiqué de la CSMF

  Les six mesures du SML pour relancer l’activité médicale

Alors que « l’activité libérale a été empêchée par l’imprévoyance de l’État, incapable de délivrer des équipements de protection individuelle », le Syndicat des médecins libéraux (SML) estime que « sans attendre, les médecins libéraux, toutes spécialités confondues, doivent reprendre leur activité de manière à permettre à tous les patients de se soigner à nouveau ». À travers, le SML dessine les axes de son plan de relance. Celui-ci passe tout d’abord par la fourniture de matériels de protection aux médecins et leurs collaborateurs, lesquels devront en outre pouvoir accéder aux tests et au dépistage de manière prioritaire grâce à un dispositif de coupe-file. Le syndicat souhaite une adaptation de la convention médicale afin de prendre en compte les contraintes conséquentes qui ont profondément et durablement modifié l’exercice. Il propose également un plan de reprise organisée de l’activité médicale en donnant la priorité aux patients fragiles, en ALD ou chroniques, dans le cadre d’un mix de consultations au cabinet, de visites et de téléconsultations. Le SML souhaite la mise en œuvre d’une consultation longue post-confinement. Autre priorité, le retour à domicile après l’hospitalisation des patients Covid + qui doivent être pris en charge en ville dans le cadre du parcours de soins en lien avec les infirmiers, kinés et orthophonistes libéraux ainsi que les pharmaciens. Le SML souhaite également relancer l’activité chirurgicale en commençant par les interventions réalisées sous anesthésie locale ou loco-régionale, puisqu’il y a pénurie de produits d’anesthésie.

Et pour finir, le plan du SML comporte un volet économique. Le syndicat réclame une compensation de l’activité médicale empêchée qui aille au-delà de la seule compensation des charges.

Voir le communiqué du SML

  La FSPF mobilise les pharmaciens contre le renoncement aux soins

Pour lutter contre la diminution des recours aux soins observée depuis le début du confinement, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) rappelle que « les pharmaciens sont en première ligne depuis le début de l’épidémie » et que des mesures exceptionnelles leur permettent de limiter ou de prévenir le renoncement aux soins. La FSPF estime que « les circonstances actuelles confirment donc le rôle essentiel » de la profession dans le suivi des patients et « invitent à aller plus loin », mobilisant les missions dévolues au pharmacien correspondant et en recourant, dans le cadre du confinement, au télésoin.

Le syndicat appelle les pharmaciens à « contacter téléphoniquement les patients en ALD qui ne se rendent plus à l’officine et auxquels [ils ont] dispensé au moins quatre fois le même traitement entre le 1er septembre 2019 et le 29 février 2020 afin de leur rappeler l’importance du respect de leur traitement, y compris en période d’épidémie ; les inviter à retirer leur traitement habituel à l’officine ou en organisant son portage au domicile du patient, au vu d’une ordonnance en cours de validité ou au moyen du renouvellement exceptionnel lorsque cela est possible » en informant le médecin prescripteur de la délivrance. Enfin, la FSPF souhaite à cette occasion inciter les patients à consulter, en présentiel ou à distance, leur médecin traitant.

Voir le communiqué de la FSPF

  Tests sérologiques : le SDB réclame une politique basée sur la science et la compétence

Anticipant la déclaration du Premier ministre, le Syndicat des biologistes (SDB) a souhaité, dans un communiqué, que le Gouvernement fasse le choix d’une « stratégie basée sur la science et l'utilisation des compétences ». Pour le SDB, « les tests sérologiques doivent être impérativement validés par les autorités compétentes (Centre national de référence) afin de constituer un outil de réassurance pour la population française et ainsi faciliter le redémarrage du pays ». Et « le Gouvernement doit s'appuyer sur les biologistes médicaux, les spécialistes médicaux du diagnostic biologique, pour la mise en œuvre de la stratégie de tests ».

Voir le communiqué du SDB

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