CNPS Express - 20 mai 2020

Mercredi 20 mai 2020

 
  Recul des dépenses de santé en ville

Les derniers chiffres publiés par l’Assurance maladie montrent un recul de 2,1 % des dépenses de soins de ville sur les premiers mois de l’année. Les mesures de confinement mises en œuvre à partir du 17 mars ont considérablement freiné le recours au soin. En comparaison avec les dépenses réalisées en 2019 entre le 18 mars et le 28 avril, les remboursements de soins de ville ont baissé de 11,6 %. La CNAM estime que la baisse d’activité a été immédiate, dès l’annonce du confinement. Mais certaines professions ont connu des baisses supérieures à cette moyenne, en particulier les chirurgiens-dentistes, orthophonistes, et les orthoptistes qui ont connu une activité quasi nulle (entre -90 et -80 %), les masseurs-kinésithérapeutes et les pédicures-podologues qui ont connu un très net ralentissement (environ -70 %). Concernant les médecins, leur activité a baissé de 51 %. La baisse est encore plus marquée pour leur activité en cabinet, à -60 %.

  Masques : il n’y a pas eu de rupture selon Macron

« Nous n’avons jamais été en rupture » a affirmé Emmanuel Macron dans un reportage télévisé. Le président de la République a expliqué que le Gouvernement avait fait le choix « d’une doctrine restrictive pour ne jamais être en rupture ». Un déni qui passe mal chez les libéraux de santé. Tout d’abord ceux qui ont travaillé sans équipement – et dont une large part a été contaminée – et ceux qui, faute de masques et d’EPI, ont été contraints de fermer leurs cabinets et en subissent durement les conséquences économiques. Ce type de déclaration, à l’heure où chacun fait ses comptes pour tenter de préserver son cabinet en l’absence de revenu, n’est pas sérieux. Les libéraux de santé l’ont subi et vécu : il y a bien eu pénurie de masques !

  « Ma santé 2022 était une erreur »

Le président de la République, qui n’est pas avare de déclarations, a indiqué jeudi dernier, lors d’une rencontre avec les représentants hospitaliers, « que le plan « Ma santé 2022 » était une erreur ». Ce plan, censé réformer le système de santé, devait permettre une modernisation des hôpitaux et développer une coordination entre la ville, via les CPTS et les établissements à travers les GHT. Un « Ségur de la santé » sera être rapidement organisé. Le ministre de la Santé réunira d’ailleurs le 25 mai prochain les partenaires sociaux et les collectifs hospitaliers pour préparer ce futur sommet. Parmi les sujets qui devraient y être abordés, la question de la rémunération des soignants et de la revalorisation des métiers y occupera une place centrale. Le président de la République avait promis, au début de la crise sanitaire, qu’il mettrait en œuvre un plan massif d’investissement sur l’hôpital. Pour le CNPS, s’il est question d’un « Ségur de la Santé », et non d’un « Ségur de l’Hôpital », les Libéraux de santé, à travers leurs syndicats représentatifs doivent y être associés.

  Une aide de 5 000 euros pour financer les équipements de protection

Pour aider les entreprises de moins de 50 salariés et les indépendants à acquérir des équipements de prévention dans le cadre de la crise sanitaire, la branche Maladie-Risques professionnels de l’Assurance maladie propose une subvention dont le montant peut atteindre 5 000 euros. Cette aide concerne des achats ou locations réalisés à compter du 14 mars et jusqu’au 31 juillet. Elle permettra de prendre en charge à 50 % les investissements réalisés par les entreprises et les indépendants pour s’équiper en matériel permettant d’isoler le poste de travail, de faire respecter les distances et les installations permanentes ou temporaires. Le financement des masques, visières et du gel hydroalcoolique est optionnel et ne pourra être pris en charge que si au moins une mesure barrière ou de distanciation sociale est mise en place.

Les demandes de prises en charge sont à faire sur le site de l’Assurance maladie.

En savoir plus

  Des tests sérologiques pour tous les soignants

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé ce mardi à l’Assemblée nationale qu’il proposerait à tous les soignants de bénéficier d’un test sérologique. Cette mesure devrait entrer en application dès la semaine prochaine. Concrètement, les professionnels pourront se faire dépister sur prescription. La mesure devrait être étendue à tous les personnels travaillant dans le domaine de l’hébergement d’urgence et dans les lieux très collectifs.

  La HAS se prononce sur les tests rapides

La Haute Autorité de santé (HAS) a publié le 18 mai sa stratégie d’utilisation des tests unitaires qui donnent des résultats en quelques minutes. Pour la HAS, si les TDR (test de diagnostic rapide) et les TROD (test rapide d’orientation diagnostique) trouvent leur place dans la surveillance épidémiologique et le diagnostic du Covid-19, elle juge en revanche « prématuré » le recours aux autotests. La HAS estime que les TDR et les TROD permettent de compléter l’offre diagnostique par test sérologique. Chacun correspond à des modalités de réalisation, mais aussi à des finalités différentes (diagnostic ou orientation diagnostique). « Les TDR sont des examens de biologie médicale réalisés en laboratoires. La HAS préconise d’y recourir auprès des mêmes populations que les tests auto-réalisables : en diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques, en cas de test virologique négatif mais de symptômes évocateurs de Covid-19, et auprès de personnels soignants ou d’établissements d’hébergement collectif qui ont été en contact avec le virus, et pour des enquêtes épidémiologiques.

Les TROD sont réalisables dans davantage de lieux et par tout professionnel de santé (médecin, sage-femme, infirmier, pharmacien), voire les membres formés de certaines associations qui pourraient les faire en cabinet médical, officine et à domicile. » La HAS recommande leur utilisation dans un champ plus restreint que les TDR.

Voir le communiqué de la HAS

  Les CDF obtiennent une négociation en vue d’adapter la convention dentaire

Les Chirurgiens-dentistes de France (Les CDF) alertent depuis un mois sur l’urgence d’une adaptation de la convention dentaire à la situation sanitaire actuelle. Le syndicat a multiplié les initiatives en direction du ministre de la Santé et du directeur général de l’UNCAM. Les propositions du syndicat ont fait pencher la balance, et « le directeur général de l’UNCAM a reconnu la pertinence de la démarche ». Les CDF se préparent donc à une prochaine négociation, qui aura pour but « d’adapter la convention dentaire afin que les chirurgiens-dentistes soient en mesure de pérenniser leurs structures et répondre aux besoins de soins de la population ». Les contacts se poursuivent, et une prochaine date doit être fixée afin de débuter les négociations.

Voir le communiqué des CDF

  La CSMF juge insuffisante l’aide de la CARMF pour perte d’activité

La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) a décidé d’apporter une aide de 2 000 euros à chaque médecin libéral sous la forme d’une prise en charge de cotisations sans réduction des droits à la retraite. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), qui réclamait une aide de 4 500 euros à l’instar de l’aide accordée par la Caisse de retraite des chirurgiens-dentistes à ses cotisants, juge « très insuffisant » le niveau de l’aide de la CARMF. La CSMF ne décolère pas et prévient qu’elle « se souviendra » que la CARMF a « produit un effort très insuffisant à cette occasion ».

Voir le communiqué de la CSMF

  Perte d’activité : le SML salue le mécanisme d’aide responsable mis en œuvre par la CARMF

« Compte tenu de la démographie vieillissante des médecins libéraux, des difficultés récurrentes à équilibrer le régime de retraite autonome de la profession et de l’incertitude qui pèse sur l’avenir de la réforme des retraites, le dispositif d’aide qui devait être conçu ne devait pas hypothéquer les réserves, et donc l’avenir pour les retraités et les futurs retraités » estime le Syndicat des médecins libéraux (SML). Aussi, le SML est satisfait que la CARMF ait construit une aide supplémentaire « responsable » financée sur ses fonds d’actions sociales sans attenter aux réserves.

Voir le communiqué du SML

  La FSPF souhaite que les pharmaciens soient autorisés à réaliser les TROD Covid-19

Alors que la HAS s’est prononcée sur l’utilisation des tests rapides d’orientation diagnostique dans le dépistage des personnes atteintes par le Covid-19, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) estime que le réseau officinal « doit participer au dépistage des patients infectés par le Covid-19 ». Or, les pharmaciens ne sont habilités qu’à réaliser les tests capillaires d’évaluation de la glycémie et les tests oropharyngés d’orientation diagnostique des angines. La FSPF demande au ministre de la Santé de faire évoluer les textes afin « d’autoriser les pharmaciens, formés à cet effet, de pratiquer les TROD Covid-19 dans leurs officines sans nécessairement une prescription médicale. » La FSPF souhaite également ouvrir des discussions avec l’Assurance maladie sur « la nécessaire prise en charge de ces TROD ainsi que l’acte d’accompagnement du pharmacien dans le cadre du parcours de soins ».

Voir le communiqué de la FSPF

  La SFORL et l’UNSAF organisent un événement dédié à l’audition

À l’occasion du 126e congrès de la Société française d’ORL et de chirurgie de la face et du cou (SFORL), l’UNSAF et cet organisme organisent le lundi 12 octobre un événement pluridisciplinaire destiné aux ORL, aux audioprothésistes, aux médecins généralistes, gériatres, orthophonistes, industriels et associations de patients. Le programme scientifique abordera les thématiques essentielles de santé publique : bien entendre pour bien vieillir, le nouveau parcours de soin à l’heure du 100 % santé, la place de l’orthophonie dans la réhabilitation auditive, les acouphènes et l’hyper-acousie, la surdité de l’enfant, les innovations technologiques, les nouvelles thérapeutiques pharmacologiques. Cet événement prendra une forme hybride, présentielle et digitale, qui permettra aux participants soit de venir participer, soit de suivre l’intégralité des ateliers en ligne.

Voir le communiqué de l’UNSAF

 
 
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