CNPS Express - 24 juin 2020

Mercredi 24 juin 2020

  Poursuite du Ségur de la santé

Les travaux du Ségur de la santé se poursuivent, et les différents syndicats représentatifs des professionnels de santé libéraux, membres du CNPS y ont versé leurs contributions respectives. Tous poursuivent un même objectif : défendre le modèle des soins de ville libéraux et obtenir des moyens pour construire une organisation efficace.

Voir les propositions :

- des CDF
- de la FSPF
- du SDB
- de l’UNSAF
- de la FHP

Revoir les propositions du CNPS

Ségur de la santé : le CNPS recadre La Mutualité Française…

Dans la contribution qu’elle verse au Ségur de la santé, La Mutualité française n’y va pas par quatre chemins ! Elle propose de sanctionner les professionnels de santé libéraux qui n’exerceraient pas dans un cadre coordonné. Pour cela, La Mutualité propose de baisser purement et simplement leur rémunération.

Le CNPS a rappelé que ces propositions étaient bien inutiles puisque les professionnels de santé libéraux exercent déjà largement dans un cadre coordonné. En revanche, La Mutualité veut revoir le fonctionnement du système conventionnel. Le CNPS est farouchement opposé à ce qui est proposé. Les conventions doivent rester l’instrument des professions, et leur fonctionnement ne doit pas être complexifié, notamment en y important les complexités du fonctionnement des instances européennes.

Voir le communiqué du CNPS

… les syndicats aussi

Pour les CDF, La Mutualité « perd les pédales »

Réagissant aux propositions de La Mutualité française dans le cadre du Ségur de la santé, les Chirurgiens-Dentistes de France (Les CDF) ont estimé que La Mutualité avait perdu les pédales. « Alors que le monde entier s’oriente vers une vision décentralisée des soins primaires dans l’ensemble des territoires, La Mutualité se permet des jugements à l’emporte-pièce, déconnectés du terrain » estiment les CDF. « Est-ce donc opportun de s’attaquer à la rémunération des soignants isolés, qui se sont activement impliqués pour répondre aux besoins de proximité ? » interrogent les CDF. « Plutôt que de faire des propositions en dépit du bon sens, les Chirurgiens-Dentistes de France invitent La Mutualité française à s’occuper de ce qui la concerne, notamment de faire en sorte de diminuer ses frais de gestion pour permettre une meilleure couverture de ses adhérents. »

Voir le communiqué des CDF

« Des idées surréalistes » juge la CSMF

Pour la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), « à moins d’exercer sur une île déserte, les médecins, aujourd’hui, travaillent et prennent en charge les Français de façon coordonnée ». « La Mutualité française ferait mieux de s’interroger sur le splendide échec extrêmement coûteux du DMP, qui devrait être la pierre angulaire de la coordination et qui, malheureusement, est perdu dans les limbes ».

« Autre idée tout aussi déconnectée de la réalité, celle de faire des ARS les régulateurs de l’offre. Peut-être que La Mutualité française souhaite-t-elle que les ARS, dont on a vu la faillite de la plupart d’entre elles pendant cette crise de la Covid-19, soient à la manœuvre pour réguler les soins de ville, et donc qu’elles mettent fin à la liberté d’installation ? » interroge la CSMF.

Le syndicat « se tient à la disposition de la Mutualité française pour mener une réflexion afin d’améliorer le fonctionnement de notre système de santé mais cela ne peut se traduire par des propositions aussi éloignées de la réalité ».

Voir le communiqué de la CSMF

Pour le SML, les propositions de La Mutualité sont des « provocations »

Pour le Syndicat des médecins libéraux (SML), la Mutualité française fait du Ségur de la santé une « tribune pour rappeler l’ambition qu’elle porte de longue date de mettre la médecine libérale en coupe réglée ».

« Au rebours de la politique d’incitation poursuivie par le Gouvernement, La Mutualité prône la fin de la liberté d’exercice des médecins libéraux en rendant obligatoire l’exercice en mode kolkhoze et les rémunérations collectivistes qui s’y rattachent », s’indigne le SML. Au-delà de la caricature, il se dit « formellement opposé » aux baisses de rémunération aux obligations supplémentaires que propose la Mutualité.

Si le SML est favorable à la médicalisation des EHPAD, contrairement à La Mutualité, il estime que leurs équipes médicales n’ont pas vocation à capter la patientèle des médecins libéraux des territoires concernés. « La Mutualité montre qu’elle ne poursuit pas d’autre objectif que de se tailler de nouvelles parts de marché dans les territoires à partir des établissements qu’elle possède », reproche le SML.

Voir le communiqué du SML

  Ségur de la santé : les communes veulent contractualiser pour mieux connaître les professionnels de santé libéraux

Dans le cadre du Ségur de la santé, l’association des communes de France a tenu à faire entendre sa voix. L’association souhaite développer les contrats locaux de santé. Ces contrats avaient été instaurés par la loi HPST de 2009 et confortés par la loi de modernisation de notre système de santé de Marisol Touraine, dans le but de réduire les inégalités territoriales et sociales de santé. Ces contrats sont portés par les ARS et les collectivités territoriales. L’association des communes voit dans ces contrats un outil pour mieux connaître les professionnels de santé libéraux et travailler avec eux.

  La FSPF se félicite de la possibilité prochaine de la réalisation des TROD Covid-19 à l’officine

La fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) se félicite de l’annonce, par la secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubois, de la prochaine publication d’un arrêté autorisation la réalisation des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) sérologiques de la Covid-19 dans les officines. La FSPF se félicite de cette décision, qu’elle demandait depuis plusieurs semaines, mais elle regrette toutefois qu’elle ait été prise aussi tardivement. La réalisation de TROD Covid à l’officine aurait dû être permise dès le début du déconfinement de la population, avec pour objectif de tester le plus de personnes possible et d’éviter ainsi un rebond de l’épidémie.

Voir le communiqué de la FSPF

  Covid-19 : les laboratoires de biologie médicale confrontés au surplus de tests PCR

Après la pénurie de masques, voici à présent le surplus de tests ! Décidément, les professionnels de santé ne sont pas au bout de leurs peines. En effet, les laboratoires de biologie médicale avaient été incités par le Gouvernement à passer commande de plusieurs millions de tests PCR pour dépister les patients Covid. L’objectif était de réaliser 700 000 tests par semaine. Or les labos effectuent actuellement un peu moins de 250 000 tests par semaine. Certains laboratoires, qui s’étaient organisés pour être en capacité de réaliser jusqu’à 25 000 tests par jour, en font moins de 10 000 par semaine. Le pic de l’épidémie est passé, et la demande s’est fortement réduite. Les syndicats de biologie médicale, comme le Syndicat des biologistes médicaux (SDB), cherchent des solutions pour écouler ces tests excédentaires vers d’autres pays qui, en ont plus besoin en ce moment. Mais attention, le Gouvernement, qui avait poussé les biologistes à acheter ces tests, devra assumer son engagement financier, préviennent les labos.

  Reprise des soins chez les pédicures-podologues

La Haute Autorité de santé, le Collège national de pédicurie-podologie, et l’ordre des pédicures-podologues ont publié une fiche recensant les mesures de précaution à appliquer lors des soins de pédicurie-podologie. La profession avait en effet suspendu son activité depuis le 16 mars dernier à l’appel de l’ordre. La profession va désormais pouvoir reprendre son activité dans le cadre du déconfinement.

  Covid 19 : 200 millions d’euros pour l’industrie pharmaceutique

Le président de la République a annoncé un plan de soutien à l’industrie pharmaceutique. Une enveloppe de 120 millions d’euros sera allouée à la relocalisation des capacités de fabrication en France. Le Gouvernement espère que, d’ici trois ans, le paracétamol sera à nouveau produit sur le sol national. Par ailleurs, 78 millions d’euros seront alloués à la recherche autour de la Covid-19.

  L’UNSAF publie un sondage qui plébiscite la fixation des règles de bonne pratique par la profession

Le syndicat des audioprothésistes, l’UNSAF, vient de réaliser un sondage sur les bonnes pratiques en audioprothèse auprès de ses adhérents et sympathisants. Les audioprothésistes privilégient les institutions publiques pour faire la promotion de l’usage des aides auditives. En revanche, selon 9 sondés sur 10, les professionnels sont favorables à l’élaboration de règles de bonne pratique établies par les pouvoirs publics et l’UNSAF.

En savoir plus sur le site de l’UNSAF

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