CNPS Express - 1 juillet 2020

Mercredi 1 Juillet 2020

 
  L'assurance-maladie propose 1 milliard d'économies pour 2021

La caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM) vient de remettre au gouvernement son rapport annuel « charges et produits » dans lequel elle propose ses pistes d'économies pour 2021. Ce document prévoit 1 milliard d'économies sur les dépenses d'assurance-maladie contre 2 milliards en 2020. Ces économies affecteraient principalement les soins de ville et le médicament. À ce stade, l'assurance-maladie les établissements seraient épargnés, « Ségur » oblige.

Dans le détail, la CNAM liste 27 mesures d’économies destinées à produire :

  • 462 millions d'euros sur le médicament.
  • 438 millions d'euros sur les actes et prescriptions dont 30 millions d'euros sur la pertinence des analyses de biologie, 58 millions d'euros sur l'imagerie, 100 millions d'euros sur les indemnités journalières, 170 millions d'euros sur les transports, 80 millions d'euros sur les prescriptions de soins paramédicaux ;
  • 25 millions d'euros sur les prises en charge
  • et 150 millions d'euros sur les actions de lutte contre les fraudes et les abus.
  « Ségur de la santé » : conclusion ce vendredi 3 juin

Le clap de fin du « Ségur de la santé » sera donné ce vendredi 3 juin à l'occasion d'une réunion ultime autour de Nicole Notat, coordonnatrice de cette concertation. A ce stade, peu d'informations ont filtré sur les annonces que pourrait faire le Gouvernement à l'issue de cette vaste et rapide consultation censée tirer les conséquences de la crise sanitaire sur l’organisation du système de santé. Toutefois, le ministre de la Santé a d'ores et déjà annoncé deux chiffres : 6 milliards d'euros, pour revaloriser les salaires des personnels des établissements non-médecins et 300 millions d'euros pour les salaires des médecins hospitaliers. Des annonces qui, pour l'instant, n'ont pas permis de satisfaire les intéressés lesquels espéraient 1 milliard de plus. Les libéraux de santé, eux, devront attendre encore quelques jours pour connaître le sort que leur réserve cette négociation.

  Après la provoc, le mea culpa du président de la Mutualité

Rétropédalage. Incompris, le président de la Mutualité française (FNMF) s'explique dans une interview donnée à EGORA.fr sur les mesures qu'il avait proposées dans le cadre du « Ségur de la santé » et qui avaient suscité la colère des libéraux de santé. La Fédération nationale de la Mutualité française avait notamment suggéré au Gouvernement de pénaliser financièrement l'exercice isolé. Le président de la FMF plaide à présent le « malentendu ». « Nous préconisons un renforcement du rôle et de la place du premier recours dans le système de soins. L'objectif est d'arriver à une meilleure organisation […] nous ne voulons pénaliser personne financièrement ». Pour autant, la Mutualité française promeut ses « espaces de santé pluriprofessionnels » comme nouvelle organisation destinée à se substituer d'ici cinq ans à l'exercice isolé. Elle plaide également pour la diversification des modes de rémunération avec le forfait « lorsque l'on doit intervenir à plusieurs professionnelles » et « la capitation pour les prises en charge globales du patient ». Décidément, la Mutualité reste encore loin des aspirations des professionnels libéraux de santé.

Voir l'interview

  URPS : très chères élections…

Jeudi dernier le ministère de la Santé réunissait les représentants des professions de santé libérales concernées par les élections aux URPS qui se dérouleront en avril 2021. Pour rappel, les élections ne concernent que les professions dont l’effectif est supérieur à 20 000 professionnels, à savoir, les médecins, infirmier, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, pharmaciens et pour la première fois, les orthophonistes. Cette profession vient de franchir le seuil fatidique, puisqu’elle compte désormais 20 392 membres. Pour les autres professions, à savoir les pédicures podologues, les sages-femmes, les biologistes et les orthoptistes, les syndicats représentatifs sont appelés à désigner leurs représentants dans les URPS en fonction de leurs poids respectifs.

Pour ce qui concerne les futures élections, le vote sera dématérialisé et se fera en ligne. Le dispositif entièrement aux mains du ministère de la Santé va entraîner le doublement des frais par rapport à 2015 où le vote se faisait par correspondance. Et, malgré ce budget doublé, en 2021, les électeurs ne pourront plus recevoir les programmes, ni la composition des listes en compétition. Ils devront se débrouiller pour télécharger ces informations sur la plateforme dédiée, si toutefois ils ont reçu leurs codes de connexion à temps ! Ainsi, les professionnels de santé en tant qu’électeurs devront payer plus et pour avoir moins !

Le ministère chiffre le coût de l’élection 2021 à 5 € par électeur, montant qui sera prélevé uniformément sur les cotisations que payent les professionnels pour faire fonctionner les UPRS. Ces dernières subiront donc une amputation de leurs ressources, plus ou moins conséquente selon les professions et leur taille. Ce hold-up est d’autant plus inadmissible que le ministère s’est refusé à organiser une péréquation qui vise à ne pas pénaliser les professions dont le montant de la cotisation est plus faible et les petites URPS.

De plus, les critères de représentativité retenus par la DSS et calés sur l’ancien découpage territorial ne sont plus d’actualité. Ils augurent de multiples recours.

Sur ces deux sujets, les représentants du ministère de la Santé n’ont rien voulu entendre des demandes et propositions des syndicats, qui face à un tel mépris, ont claqué la porte.

Le CNPS et la FFPS se sont à nouveau unis pour dénoncer la gabegie et le mépris du ministère dans ce dossier.

Voir le communiqué

  La CSMF satisfaite de l'aide à la perte d'activité apportée aux remplaçants.

« Les remplaçants sont des médecins comme les autres » rappelle la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Ils ont, tout comme les médecins installés, subi une perte d'activité durant le confinement et il était de ce fait logique qu’ils soient aidés. La CSMF qui s'était mobilisée, avec d'autres, se félicite que « malgré la difficulté technique, la CNAM ait finalement trouvé une solution pour mettre en place une indemnisation pour perte d'activité ».

Voir le communiqué de la CSMF

Centres Covid : le SML réclame le paiement des professionnels de santé qui ont participé

Depuis la mise en place des centres Covid, de nombreux professionnels de santé libéraux qui y ont participé, notamment en Ile-de-France, n'ont toujours pas été payés déplore le Syndicat des médecins libéraux (SML). Le SML regrette cette situation qui s'éternise et qui aurait pu être évitée si les professionnels concernés avaient été payés à l’acte et non au forfait… Le syndicat presse les ARS de faire le nécessaire au plus vite.

Voir le communiqué du SML

 
 
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