CNPS Express - 29 juillet 2020

Mercredi 29 juillet 2020

  Gouvernement : « L’équipe est au complet ! »

L’Élysée a annoncé, dimanche 26 juillet, la liste des 11 secrétaires d’État appelés à compléter le gouvernement. Parmi eux, Laurent Pietraszewski est reconduit, avec toutefois un périmètre élargi et, avec un changement de rattachement ministériel. Il est nommé secrétaire d’État chargé des Retraites et de la Santé au travail auprès de la ministre du Travail. Adrien Taquet, reconduit également, sera, toujours en charge de l’Enfance et désormais des Familles auprès du ministre de la Santé. Enfin, Sophie Cluzel est chargée des Personnes handicapées auprès du Premier ministre.

Au total, le ministre de la Santé ne conserve qu’un secrétaire d’État, avec Aurélien Taquet, en plus Brigitte Bourguignon, qui l’épaule comme ministre déléguée à l’autonomie.

La composition du gouvernement pourrait encore s’étoffer à la rentrée, avec la nomination de plusieurs hauts-commissaires.

Ségur de la santé

Les CDF réclament la tenue d’un Ségur des soins de ville

Les Chirurgiens-dentistes de France (Les CDF), à l’heure du bilan du Ségur de la santé, où ils ont dû jouer des coudes pour s’imposer, trouvent – parmi les 33 propositions essentiellement dirigées vers l’hôpital – quelques mesures en direction des libéraux, à commencer par le développement de la téléconsultation et de la prise en charge conventionnelle des actes de télémédecine pour les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes. C’était là une des demandes des CDF pour renforcer l’accès aux soins dans les territoires.

Autre avancée concernant les libéraux, soulignent les CDF : « favoriser l’exercice mixte des médecins en ville et à l’hôpital. Les CDF saluent cette proposition, réponse intéressante au problème démographique dont l’esprit pluridisciplinaire devra inscrire les chirurgiens-dentistes. Le ministre de la Santé a également mis en avant une volonté de favoriser la coordination interprofessionnelle sans la réduire aux seules structures formalisées (maisons de santé et CPTS) : cette proposition était défendue par toutes les organisations interprofessionnelles des libéraux de santé. » Concernant le service d’accès aux soins (SAS), les CDF estiment que vouloir renforcer l’offre de soins par la création de 60 centres de santé participatifs, au sein desquels les professionnels, en tant que salariés, pourront se soustraire aux gardes n’est pas très cohérent. Les CDF réclament enfin la tenue urgente d’un Ségur des soins de ville pour dégager les moyens financiers qui ont su être trouvés très rapidement pour l’hôpital.

Voir le communiqué des CDF

La FSPF rappelle ses priorités et se prépare au Ségur de la santé publique

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) constate que le très hospitalier Ségur de la santé ne remet aucunement en cause le principe de « Ma santé 2022 » qui prévoit de nombreuses avancées pour les pharmaciens en matière de coordination des soins. La FSPF entend profiter des prochaines discussions conventionnelles pour demander « l’assouplissement de certaines règles afin de permettre à des équipes ouvertes de s’organiser autour du patient, et de bénéficier des mêmes dispositifs particuliers que dans le cadre d’une structure définie ». « Notre objectif est de rendre possible l’exercice coordonné pour tous les pharmaciens, et ce en tous points du territoire », précise la FSPF.

Le syndicat se dit déjà prêt à participer aux expérimentations du SAS « afin que la permanence pharmaceutique soit incluse dans le dispositif de régulation des urgences ». Enfin, s’agissant de la rénovation de l’Ondam, pour la FSPF, il est impératif de fixer une évolution « égale à l’accroissement naturel des dépenses d’assurance maladie, soit environ 4 % chaque année ». Le syndicat propose également d’assortir chaque année le PLFSS d’une étude d’impact mesurant l’effet des baisses de prix des médicaments sur l’économie de l’officine.

La FSPF prévient qu’elle se mobilisera pour défendre le rôle du pharmacien d’officine dans la prévention et le dépistage au titre du volet « Prévention » qui sera abordé dans un second temps, et se dit prête au rendez-vous, programmé dès cet automne, du Ségur de la santé publique.

Voir le communiqué de la FSPF

Ségur de la santé : la FHP satisfaite de l’équité entre les acteurs

À l’issue d’une concertation très dense, dans laquelle elle s’est pleinement impliquée, la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) salue les conclusions du comité de clôture du Ségur de la santé. Si tous les arbitrages ne sont pas encore connus, les annonces témoignent d’une réelle prise en considération des attentes des professionnels par les pouvoirs publics.

La FHP salue aussi « la volonté du Premier ministre Jean Castex et d’Olivier Véran de placer l’emploi au cœur du Ségur, tant la santé est un secteur créateur de valeurs pour notre société, de dynamisme économique pour nos territoires et d’emplois non délocalisables. Le secteur sanitaire peut contribuer à créer 100 000 emplois, dont 15 000 dans les hôpitaux et cliniques privés ».

Concernant les investissements, la FHP « appelle le Gouvernement à accélérer l’effort en faveur du numérique » notamment en doublant l’enveloppe consacrée au système d’information hospitalier. Enfin, la FHP appelle à poursuivre la simplification administrative engagée pendant la crise sanitaire.

Voir le communiqué de la FHP

  Un nouveau président à la FNP

Alexandre AKLI POUPARDIN succède à Serge Coimbra à la présidence de la Fédération nationale des podologues. La Fédération a renouvelé son bureau à l'occasion de son assemblée générale. Le CNPS adresse ses chaleureuses félicitations au nouveau président de la FNP.

  Covid 19 : le SDB fait le point sur le dépistage

Dans un communiqué publié ce mercredi 29 juillet, le Syndicat des biologistes (SDB), « à la veille d’une possible reprise épidémique », fait un point de situation sur le dépistage du point de vue des moyens diagnostiques dont les laboratoires de biologie disposent, sur les enjeux d’organisation et sur la stratégie gouvernementale.

Le Syndicat regrette que le prélèvement naso-pharyngé (analyse PCR), qui est « la référence en matière diagnostique d’une infection aigüe » soit parfois réalisé « trop tardivement par rapport à l’apparition des symptômes ».

Concernant les difficultés des laboratoires de biologie médicale pour organiser le dépistage dans certains cas, le SDB souligne « l’effort mené pour autoriser une large catégorie de personnel à nous prêter main-forte lors la phase du prélèvement », pour autant, la phase de gestion administrative du dossier et la communication des résultats nécessitent des moyens humains et matériels supplémentaires.

Enfin, le SDB s’interroge concernant la stratégie de dépistage du gouvernement. « La décision de mener des actions de dépistage à large échelle dans certains territoires, sans anticipation ni concertation avec les directions des laboratoires de biologie médicale concernée, a été responsable de situations sanitaires particulièrement difficiles à gérer » engendrant des phénomènes de saturation à ne pas réitérer. « La décision d’autoriser les prélèvements PCR sans ordonnance risque de conduire à la même situation, notamment en cas de rebond épidémique, où la psychose risque de s’emparer de nombreux patients », alerte le syndicat. Pour le SDB, il aurait été « plus judicieux de permettre aux biologistes médicaux de pouvoir jouer pleinement leur rôle de spécialiste en prescrivant une PCR diagnostique et en priorisant les patients aux signes les plus évocateurs de Covid-19 ».

Voir le communiqué du SDB

  Covid-19 : la crainte du rebond

Avec une accélération du nombre de nouveaux cas dépistés (1 000 pour la seule journée de jeudi dernier) et la multiplication des clusters, le Premier ministre – qui avait déjà rendu obligatoire le port du masque dans les espaces publics clos dès la semaine dernière – a décidé vendredi la généralisation des tests aux frontières pour 16 pays en zone rouge (les États-Unis, les Émirats arabes unis, Bahreïn, Panama, Afrique du Sud, Koweït, Qatar, Israël, Brésil, Pérou, Serbie, Algérie, Turquie, Madagascar, Inde et Oman).

Dans l’Hexagone, la Mayenne reste en situation de vulnérabilité élevée, et trois départements passent en vulnérabilité modérée : le Finistère, la Gironde et les Vosges. Outre-mer, le pic semble passé en Guyane et à Mayotte.

  Le SDA (ex UNSAF) établit le premier recueil de règles de bonnes pratiques des audioprothésistes

L’UNSAF devenue le Syndicat des audioprothésistes (SDA) vient d’établir le premier recueil de règles de bonnes pratiques à destination de la profession. « La vocation de ce recueil est de permettre à tous les audioprothésistes de bénéficier d’un outil de référence pour améliorer leurs pratiques afin de garantir un niveau de service et de prise en charge optimaux pour le soin, le confort et la sécurité du patient », explique le SDA

Le SDA juge urgente la mise en œuvre des règles de bonnes pratiques, lesquelles sont réclamées par des personnalités incontestées dans la filière auditive qui souhaitent voir « jouer un rôle accru aux audioprothésistes dans les explorations fonctionnelles audiologiques ».

Voir le communiqué su SDA

  Le CNPS EXPRESS marque une pause et revient à la rentrée ! Merci de votre fidélité et prenez soins de vous !
N’hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
Conformément aux dispositions de la loi 78-17 : « Informatique, fichiers et liberté », vous conservez la possibilité d'accéder aux informations vous concernant et de les rectifier si vous le jugez nécessaire.
Abonnez vos amis
Vous désabonner
 
Recherche