CNPS Express - 9 septembre 2020

Mercredi 09 septembre 2020

 
  La Covid-19 aggrave le dérapage des comptes de l'Assurance maladie

Avec la crise sanitaire de la Covid-19, le dérapage des comptes de l'Assurance maladie n'en finit plus. Il pourrait atteindre 9 milliards d'euros en 2020. Outre les surcoûts pour l'achat d'équipements de protection individuelle (masque, blouses, etc.), les tests, les primes versées aux soignants et les indemnités journalières versées aux salariés contraints de rester chez eux durant le confinement ont sévèrement plombé les dépenses. Celles-ci pourraient continuer de dévisser en 2021. Du coup, l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam), qui devait initialement autoriser une croissance des dépenses à hauteur de 2,5 % en 2020, explose. La progression de l’Ondam cette année pourrait atteindre les 7 %.

  Les complémentaires appelées à apporter 1,5 milliard d'euros pour financer la crise sanitaire

Alors que la facture de la crise sanitaire ne cesse de se rallonger, plongeant dans le rouge vif les comptes de l'Assurance maladie, le Gouvernement a décidé d'appeler les complémentaires santé à la rescousse. Les complémentaires devront financer 1,5 milliard d'euros : 1 milliard dès 2021 et 0,5 milliard en 2022. Leur contribution sera assise sur la taxe de solidarité additionnelle. Les complémentaires sont vent debout contre ce qu'elles dénoncent comme une « taxe covid ». Elles estiment que l'impact de la crise n'a pas été pleinement mesuré ne pourra l'être qu'en 2021.

  La fraude sociale atteindrait un milliard d'euros en 2019

Selon le rapport de la Cour des comptes, la fraude aux prestations sociales atteindrait 1 milliard d'euros en 2019. Un montant qui a quasiment doublé depuis 2017, où 587 milliards d'euros de fraude avaient été comptabilisés. Et les fraudes à l'assurance maladie ne sont pas en reste avec un préjudice de 287 millions d'euros. C’est quatre fois plus qu'en 2010. Les magistrats de la Cour des comptes accusent les professionnels de santé et appellent la Cnam à durcir et multiplier les contrôles, notamment en instaurant des rôles a priori pour empêcher la fraude. Ils recommandent aussi de développer de nouvelles sanctions comme la généralisation des mesures de conventionnement.

  L'état d'urgence sanitaire prolongé jusqu'en mars 2021

Signe que l’épidémie ne recule pas, le Gouvernement s'apprête à saisir le Parlement d'un projet de loi destinée à repousser la date de sortie de l'urgence sanitaire. Les pouvoirs exceptionnels dévolus au Premier ministre pour gérer la crise devaient prendre fin le 30 octobre. La prolongation pourrait s'étendre jusqu'au 31 mars 2021. Dans le même temps, le système d'information Covid, (SIDEP) sera lui aussi prorogé.

  Baisse d’activités : les officines reçoivent en moyenne une aide de 7 000 €

Plus de 19 000 demandes d'aide ont été déposées par les pharmaciens d'officine dans le cadre de la procédure mise en œuvre par l'Assurance maladie pour compenser la perte d'activité des professionnels de santé libéraux. La crise sanitaire et les mesures de confinement avaient conduit à une baisse très significative de l'activité des libéraux de santé et, pour certains d'entre eux, à un arrêt total. Les pharmacies avaient été elles aussi fortement impactées. Les officinaux vont ainsi recevoir une aide dont le montant moyen s'établit à 7 000 €.

  Les étudiants médicaux habillés pour... la durée de leur stage

Une instruction, dans le prochain bulletin officiel Santé - Protection sociale - Solidarité de septembre, indique que les tenues des étudiants en santé non médicaux seront désormais fournies et entretenues par leur structure d'accueil en stage en établissement. Cette décision répond favorablement à une demande portée de longue date par les associations étudiantes.

  La CSMF peut réinventer le syndicalisme médical

La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), qui réunissait ses cadres le week-end dernier à Antibes à l'occasion de sa 26e université d'été, fait le pari de l'innovation en syndicalisme. Pour construire la médecine de demain, la CSMF estime qu'il est important de « réinventer le syndicalisme médical ».

En savoir plus sur le site de la CSMF

  La FHP salue le plan de relance

Le Premier ministre a présenté, le 3 septembre, son plan de relance à hauteur d'un milliard d'euros pour panser les plaies de la crise sanitaire et préparer la transformation économique du pays. La Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) se félicite que la santé « soit reconnue comme un secteur stratégique, créateur de valeur, de cohésion sociale et d'emplois pérennes ». La fédération appelle d'ailleurs à en tirer « les conséquences ». La FHP salue également l'important effort financier consacré au renforcement de la formation professionnelle, enjeu crucial pour les établissements de santé.

Voir le communiqué de la FHP

  La FSPF dénonce les dangers de la réduction des délais d'écoulement des stocks en cas de baisse des prix

Le Gouvernement a décidé de réduire de 50 à 38 jours la période transitoire durant laquelle les pharmaciens pourront continuer à écouler à son ancien prix un médicament en cas de modification du prix de celui-ci. Pour la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), cette réduction des délais d'écoulement des stocks « va engendrer une perte sèche pour l'économie officinale de plus de 44 milliards d'euros, soit en moyenne de 2 000 € par officine ». Alors même que les pharmaciens subissent de fréquentes tensions d'approvisionnement, « cette mesure entraînera une gestion en flux tendu des médicaments à l'officine » prévient encore la FSPF qui redoute « une mise en péril de la continuité du traitement des patients ».

Voir le communiqué de la FSPF

  Le SdB demande une reconnaissance de la mobilisation du personnel de laboratoire

Le Syndicat des biologistes (SdB) vient d'écrire au ministre de la Santé afin de réclamer une reconnaissance de la mobilisation des personnels de laboratoire dans la crise sanitaire depuis le mois de mars et dans la perspective du passage à 1 million de tests par semaine. Pour le SDB, « les personnels des laboratoires doivent être reconnus à l’égal du personnel des cliniques privées, y compris financièrement ».

Voir le communiqué du SdB

 
 
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