Dr Thierry Houselstein, directeur médical de la MACSF

Le virus n’a pas épargné les soignants

L’épidémie de Covid n’a pas seulement eu des conséquences économiques sur les cabinets des professionnels de santé libéraux. Elle n’est pas non plus dénuée de risques médico-légaux. Ainsi, cinq médecins ont déjà fait l’objet d’une réclamation en responsabilité civile professionnelle d’avril à juillet pour la survenue de décès d’un patient. Mais surtout, le virus n’a pas épargné les soignants qu’il les ait touchés directement ou qu’il les ait contraints à cesser leur activité. La MACSF a ouvert 5 347 dossiers d’arrêts de travail en raison de la Covid-19 en deux mois, dont 1 244 pour des médecins (parmi lesquels 659 médecins généralistes, 20 anesthésistes et 17 urgentistes), 998 pour des chirurgiens-dentistes, 457 pour des infirmiers, 1 437 pour des kinésithérapeutes, 42 pour des sages-femmes, 10 pour des pharmaciens. L’Île-de-France arrive en tête des régions concernées, devant le Grand Est et, dans une moindre mesure, la Bourgogne-Franche Comté, PACA, et les départements d’Outre-mer. À noter que 57 % des arrêts de travail prescrits à des médecins l’étaient pour un tableau clinique.

Parallèlement aux arrêts de travail liés à la Covid, le nombre des arrêts de travail pour d’autres motifs a augmenté durant la même période ; il a été multiplié par cinq pour les affections psychiatriques par exemple, ou par deux pour les accidents et affections ostéo-articulaires.

Quels enseignements tirer de la crise ? Il faudra évidemment poursuivre l’activité professionnelle, mais dans un environnement différent et en modifiant ses pratiques, nous dit le directeur médical de la MACSF, et ce en étant attentif aux risques médico-légaux qui découlent des contraintes et obligations liées à la Covid-19.

Revoir l’intervention du directeur médical de la MACSF

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