CNPS Express - 28 octobre 2020

Mercredi 28 octobre 2020

 
  Covid-19 : une deuxième vague « hors de contrôle »

Les nouvelles sont alarmantes : l’épidémie de Covid-19 progresse de façon spectaculaire, et plus rapidement que prévu sur l’ensemble du territoire. Le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a estimé lundi matin sur RTL que « nous sommes dans une situation très difficile, voire critique ». Il estime que l’on est « plutôt autour de 100 000 cas » par jour, en tenant compte des « cas diagnostiqués », de ceux « qui ne se font pas diagnostiquer » et des cas asymptomatiques. Et, selon l'infectiologue Gilles Pialoux, la circulation du virus « est hors de contrôle ».

Un conseil de défense s’est tenu mardi matin autour du président de la République, et un second se tiendra ce mercredi à l’issue duquel Emmanuel Macron prendra à nouveau la parole. Un durcissement des mesures est probable. Une chose est certaine en revanche, c’est que les Libéraux de santé vont être appelés à se mobiliser encore davantage pour prendre en charge les patients de cette seconde vague et participer au dépistage. Les tests rapides antigéniques sont attendus la semaine prochaine.

  Adoption du PLFSS 2021 en première lecture

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2021 a été adopté ce mardi 27 octobre en première lecture à l'Assemblée nationale par 326 voix contre 204. L'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) pour 2021 s’élève à 225,4 Md€, celui de la ville est fixé à 98,9 Md€, en progression de +5,8 % par rapport à 2020. L’Ondam est fixé à 92,8 Md€, en hausse de 3,3 %.

Parmi les nouveautés, le PLFSS instaure un forfait patients Urgences destiné à réduire les restes à charge et introduire l’expérimentation du financement populationnel des activités de médecine. Une consultation longue sur la santé sexuelle, par un psychologue, une sage-femme ou un médecin généraliste pour les mineurs âgés de 15 à 18 ans, remplacera la consultation longue liée aux infections sexuellement transmissibles et à la contraception. Les sages-femmes pourront procéder à des interruptions volontaires de grossesses instrumentales en établissement de santé, à condition de suivre une formation complémentaire, tandis que l'expérimentation des maisons de naissance est pérennisée.

Le Gouvernement a également fait adopter un amendement qui instaure un dispositif d’indemnités journalières obligatoire et commun à l’ensemble des professionnels libéraux affiliés à la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL), pendant les 90 premiers jours.

Enfin, les complémentaires santé se voient contraintes de rendre possible sans discrimination le tiers payant dans le cas du 100 % santé.

  Indemnités journalières pour les libéraux : Ce qu’en disent les syndicats

Les CDF y voient « une taxation de plus »

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021, le Gouvernement a déposé un amendement, adopté par l’Assemblée nationale, pour permettre aux professionnels libéraux de bénéficier d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie. Si Les Chirurgiens-Dentistes de France (Les-CDF) « comprennent les besoins de certains indépendants, ils dénoncent cependant la création d’un prélèvement obligatoire supplémentaire ». Pour les CDF, « il ne faudrait pas que cette taxe inéquitable, aux avantages incertains, emprunte la trajectoire de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), qui a vu son taux passer de 1,1 % en 2001, à 10 % vingt ans plus tard… »

Voir le communiqué des CDF

La CSMF s’en félicite

Rappelant que « les médecins libéraux sont particulièrement pénalisés lors d’un arrêt de travail pour maladie puisqu’ils n’ont pas d’indemnités journalières pendant 90 jours », la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) accueille favorablement et se « félicite » de l’instauration d’IJ pour les professions libérales portée par l’Union nationale des professions libérales (Unapl). « Les niveaux de cotisation et d’indemnisation resteront modérés grâce à cette cotisation obligatoire et devront le plus souvent être complétés par une cotisation volontaire individuelle facultative », précise la CSMF. Le syndicat y voit « un premier pas qui permettra à tous, notamment les imprévoyants, d’avoir un minimum de revenus, en répartissant le risque sur l’ensemble des professions libérales. »

Voir le communiqué de la CSMF

  Pénurie de vaccins : « Les doses supplémentaires ne suffiront pas », redoute la FSPF

Un nombre croissant d’officines, réparties sur l’ensemble du territoire, rapporte une rupture de vaccins contre la grippe saisonnière, en raison de la forte demande de la population et du fractionnement des commandes souvent imposé par les laboratoires, constate la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Le syndicat a alerté le ministère de la Santé, réclamant des mesures. « Les laboratoires se sont engagés à livrer toutes les commandes déjà passées de vaccins entre les semaines 44 et 48 » et « un stock État de 1 à 2 millions de doses supplémentaires va être constitué et devrait être distribué en priorité aux officines, via les grossistes-répartiteurs, à compter de la semaine 47 », a indiqué le ministère à la FSPF. La vaccination aux personnes ciblées par les recommandations vaccinales ayant été recommandée jusqu’à la fin du mois de novembre, le syndicat redoute un épuisement des stocks en décembre qui exposera les pharmaciens « une nouvelle fois en première ligne face à la colère des patients ». La FSPF appelle le Gouvernement à prendre ses responsabilités et à « informer la population hors cible et les professionnels de santé prescripteurs qu’il n’y aura pas de vaccination antigrippale cette année en dehors des personnes fragiles ».

Voir le communiqué de la FSPF

  Consultations par téléphone : le SML veut aller au-delà du cadre dérogatoire

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) avait plaidé auprès du Gouvernement cet été le maintien du remboursement des consultations par téléphone. « Le déploiement de la télémédecine ne doit pas faire perdre de vue le besoin des patients, en particulier les plus âgés et ceux qui vivent dans les déserts numériques, pour lesquels le téléphone reste le moyen unique de communication avec les médecins », rappelle le SML, pour qui « les consultations par téléphone rendent service à de nombreux patients ».

Aussi le syndicat s’est-il réjoui ce mardi du rétablissement de la prise en charge financière des téléconsultations par téléphone et veut aller plus loin. « Tout comme la télémédecine, les consultations par téléphone devront s’inscrire dans le cadre du parcours de soins en lien avec le médecin traitant et sortir du cadre dérogatoire », réclame le SML.

Voir le communiqué du SML

 
 
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