CNPS Express - 4 novembre 2020

Mercredi 4 novembre 2020

 
  2e vague : les libéraux de santé pleinement mobilisés

Mercredi dernier, le président de la République a lancé un appel en direction des professionnels de santé libéraux afin de les mobiliser dans la lutte contre la Covid-19. Ils sont appelés à prendre en charge les patients Covid en amont et en aval de l'hôpital, et à participer au dépistage. À cet égard, les tests rapides antigéniques sont arrivés cette semaine. Ils peuvent être réalisés sans ordonnance par les médecins, infirmiers et pharmaciens en complément des tests RT-PCR effectués par les laboratoires d'analyses médicales.

  Confinement acte deux : les libéraux assurent la continuité des soins

Les sept ordres professionnels ont emboîté le pas aux syndicats pour rappeler au grand public et aux patients que les cabinets, officines et laboratoires restent ouverts durant ce deuxième confinement. Il est essentiel de le faire savoir pour éviter les nombreux renoncements et reports de soins constatés au printemps dernier, au préjudice de la santé de nombreux patients.

Équipés en EPI, les cabinets dentaires restent ouverts

Contrairement au premier confinement, ou « l'insuffisance de matériel de protection avait amené la profession à restreindre son activité aux seuls actes d'urgence et organiser une permanence des soins réguliers », Les Chirurgiens-dentistes de France (Les CDF) indiquent que cette situation n'est plus la même aujourd'hui. Les chirurgiens-dentistes « possèdent tous les équipements de protection individuelle (EPI) nécessaires pour leur personnel et pour eux-mêmes afin d'assurer aux patients les soins dont ils ont besoin en toute sécurité », indiquent les CDF. En conséquence, les cabinets dentaires restent ouverts sur tout le territoire national.

Voir le communiqué des CDF

Le SML appelle le Gouvernement à faciliter l'action des libéraux de santé

« Les médecins libéraux répondront présents » à l'appel du président de la République, a indiqué le syndicat des médecins libéraux (SML), mais encore faut-il ne pas reconduire les erreurs de la première vague, marquée par un excès d’hospitalo-centrisme. Aussi, le SML demande au Gouvernement d’aider les médecins libéraux en facilitant leur action. Pour cela, le syndicat suggère de libérer le dépistage et l'utilisation des tests antigéniques dont il juge le champ d'application actuelle trop restreint. Au moment où les réquisitions sont rendues possibles, il veut anticiper le besoin de ressources humaines en médecine de ville « en permettant aux médecins libéraux de mobiliser toutes les ressources que représentent leurs assistants, les stagiaires en médecine générale, les étudiants en médecine ainsi que les remplaçants ». Le SML appelle également à maintenir l'activité chirurgicale dans les établissements privés afin d'éviter des pertes de chance pour les patients. Par ailleurs, le SML prône un meilleur ciblage de la communication afin d'éviter que les patients ne désertent les cabinets médicaux et ne renoncent à se soigner.

Voir le communiqué du SML 

Les audioprothésistes restent ouverts pour éviter « un confinement sensoriel »

Rappelant que l'accès aux professionnels de santé, notamment aux audioprothésistes, reste permis, comme lors du premier confinement, afin d'assurer la continuité des soins, le Syndicat des audioprothésistes (SDA – ex-UNSAF) indique que l'accès aux centres d'audioprothèses « est vital pour ne pas ajouter au confinement physique un confinement sensoriel ».

Le syndicat indique que « contrairement au premier confinement, les audioprothésistes sont aujourd'hui prêts à faire face à cette crise sanitaire » et disposent d'équipements de protection individuelle en quantité suffisante et des protocoles ad hoc leur permettant de poursuivre leur activité dans des conditions de sécurité.

Et comme l'activité des audioprothésistes s'adresse à des patients fragiles particulièrement exposées à la Covid-19, le SDA recommande de « privilégier une réponse pragmatique et proportionnée » afin de limiter le déplacement des patients vulnérables dans centres auditifs. C'est pourquoi le SDA appelle la profession à s’interdire toute promotion commerciale dans ces circonstances.

Voir le communiqué du SDA

La filière visuelle s'organise pour affronter le deuxième confinement

À l’initiative du Syndicat national autonome des orthoptistes (SNAO), le Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF), le Rassemblement des opticiens de France (ROF) et le Syndicat national des centres d'optique mutualistes (SYNOM) se mobilisent pour maintenir « une offre de soins quantitative et qualitative » dans le plus strict respect des mesures en vigueur. « Les cabinets d'ophtalmologie, les consultations hospitalières d'ophtalmologie, les cabinets d'heures d'orthoptie et les magasins d'opticiens resteront ouverts pendant la période de confinement ».

Voir le communiqué commun

  Les établissements privés inclus dans la prise en charge de la 2e vague

La donne a changé pour les cliniques privées et les enseignements de la première vague ont été tirés, souligne la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP). Les établissements privés ont été appelés à se mobiliser. Cette fois-ci, une coordination s'installe entre les établissements publics et ceux du privé. Pour la FHP, « les coopérations avec le public sont tout simplement vitales ».

Voir le communiqué de la FHP

  Contact tracing : la Cnam passe en mode SMS

Face à la montée brutale du nombre de patients positifs et de leurs cas contact, les services de la Cnam ont rencontré des difficultés à faire face. Ils n’ont réussi à joindre que 85 % des patients positifs à la Covid-19 et 70 % de leurs cas contact durant la semaine dernière. Pour remédier à cette situation, depuis mardi, la Cnam s'appuie désormais sur des SMS qu'elle adresse aux intéressés émis par le numéro 36663 pour les alerter plus massivement.

  Gants chirurgicaux : le ministère fait la chasse aux gaspillages

Alors que l'approvisionnement en grands médicaux reste tendu, le ministère de la Santé vient d'adresser un message en direction des professionnels de santé pour leur rappeler les indications dans lesquelles le port des gants est indiqué. Le port des gants relève « des précautions standard d'hygiène et doit être limité aux soins, au risque de contact avec du sang ou des liquides biologiques, au contact avec une muqueuse, au contact avec la peau lésée et dès lors que les professionnels de santé présentent eux-mêmes des lésions cutanées », est-il précisé.

Le ministère estime que le port inadapté des gants est en partie responsable de l'accroissement de la demande. Enfin, le ministère déconseille les stockages massifs de gants au-delà de 3 semaines de crise.

Parking gratuit pour les professionnels de santé

Pour apporter leur contribution aux efforts engagés dans la lutte contre la Covid-19, les sociétés d'autoroute dont Sanef, Vinci et APRR rendent leurs péages gratuits à tous les soignants. Les professionnels de santé sont invités à adresser leurs tickets de péage à l'aide d'un formulaire spécifique à ces différentes sociétés qui procéderont au remboursement de leurs trajets. Durant la première vague, APRR avait remboursé quelque 300 000 trajets aux soignants.

De la même façon, les parkings Indigo offrent le stationnement illimité aux soignants dans toute la France à l'aide de son application OPnGO.

 
 
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