CNPS Express - 25 novembre 2020

Mercredi 25 novembre 2020

 
  Un premier allègement du confinement dès samedi

Dans une intervention de 30 minutes, ce mardi 24 novembre, le président de la République a confirmé que « le pic de la seconde vague de l’épidémie est passé ». Sans aller jusqu’au déconfinement, Emmanuel Macron a annoncé un assouplissement en trois étapes. Tout d’abord, les commerces pourront ouvrir dès ce samedi 28 novembre, le périmètre des déplacements pour la promenade sera élargi à 20 kilomètres, et les attestations de sortie resteront de mise.

À compter du 15 décembre, si le nombre de contaminations quotidiennes n’excède pas 5 000, et qu’il n’y a pas plus de 2 500 personnes en réanimation, le confinement strict sera levé, avec toutefois le maintien d’un couvre-feu de 21 heures à 7 heures – qui sera exceptionnellement assoupli les 24 et 31 décembre. Les bars et restaurants, quant à eux, ne pourront espérer rouvrir qu’à compter du 20 janvier à condition toutefois que l’épidémie reste sous contrôle.

Le chef de l’État, qui n’envisage pas de la rendre obligatoire, a indiqué que les vaccins contre la Covid-19 seraient disponibles à compter de la fin décembre. La campagne de vaccination reposera sur plusieurs vaccins, en fonction de la mise en disponibilité de ces derniers. Les patients les plus fragiles seront ciblés en priorité. Le suivi de la campagne de vaccination se déroulera sous le double contrôle d’un conseil scientifique et d’un collectif de citoyens.

En matière de tests, à compter de janvier, aucun test RT-PCR ou antigénique ne devra mettre plus de 24 heures entre la demande de test et son résultat.

Emmanuel Macron a appelé les Français à la responsabilité pour permettre le bon fonctionnement de la stratégie « tester, alerter, protéger » en téléchargeant l’application TousAntiCovid. Sur le volet « protection », il souhaite un débat au Parlement concernant le sujet « des conditions pour s’assurer de l’isolement des personnes contaminées, y compris par la contrainte ».

  PPL Rist : les députés prêts au compromis sur la nouvelle profession

Les députés de la commission des Affaires sociales examineront, à compter de ce mercredi matin, la proposition de loi Rist qui vise à permettre la mise en œuvre des conclusions du Ségur de la santé qui n’avaient pas de cadre législatif. À la grande surprise des soignants libéraux et hospitaliers, le texte comportait aussi la création d’une nouvelle profession médicale intermédiaire, entre le médecin et l’infirmier. Cet article du texte avait soulevé une large vague de contestations à laquelle le CNPS avait pris part.

De nombreux amendements déposés sur ce texte, notamment par son auteure, Stéphanie Rist, qui le rapportera, montrent que les députés ont reçu le message des professionnels de santé et vont réécrire l’article portant sur la création de cette nouvelle profession intermédiaire. À suivre…

  Les médecins vent debout contre la mise à mal du parcours de soin pour la santé des femmes

Les cinq syndicats médicaux représentatifs, parmi lesquels la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) et le Syndicat des médecins libéraux (SML), s’élèvent dans un communiqué commun contre plusieurs amendements déposés par les députés sur la proposition de loi Rist. Ces amendements visent à élargir le champ d’action des sages-femmes pour pallier la crise démographique qui affecte la médecine libérale. Les syndicats médicaux font valoir que cette crise sera en partie résolue à compter de 2025 et s’inquiètent de la remise en cause du médecin traitant pour la santé des femmes. Aussi, les syndicats réclament-ils le retrait de ces différents amendements.

Voir le communiqué commun

  Vaccination anti-Covid : le SDB prêt à mobiliser les biologistes

Le Syndicat des biologistes (SDB) qui « mise sur l’interprofessionnalité et la complémentarité entre les différentes professions » estime que la situation sanitaire et les enjeux de santé publique de la campagne de vaccination anti-Covid imposent aux biologistes de se tenir prêts à se mobiliser.

Le SDB veut mettre à disposition les capacités organisationnelles et logistiques de la profession qui, rappelle-t-il, en quelques semaines, a su s’organiser et mettre en place les moyens permettant de réaliser plus de 2 000 tests par semaine.

Les conditions de stockage de certains vaccins, qui imposent notamment le recours à la congélation, seront particulièrement exigeantes dans certaines phases. Or les biologistes disposent, grâce à leur réseau de laboratoires de proximité, des lieux et moyens humains, des modes d’organisation et des capacités logistiques pour contribuer à cette opération exceptionnelle.

Voir le communiqué du SDB 

  Le SDA pointe les nouvelles dérives de Santéclair

Le Syndicat des audioprothésistes (SDA) dénonce le service de téléconsultation que Santéclair propose à ses clients pour leur permettre d’obtenir une ordonnance de prescription d’appareillage tout en étant chez l’audioprothésiste. Non seulement cette initiative contourne le parcours de soin, mais aussi, rappelle le SDA, « le Code de la santé publique interdit les consultations médicales dans des lieux de vente d’appareils prescrits, ainsi que le compérage entre médecins et auxiliaires médicaux ».

Si l’Autorité de la concurrence peut s’auto-saisir, enquêter et sanctionner, en revanche le secteur de la santé ne bénéficie pas d’une telle autorité de régulation indépendante. Le SDA estime que cette faille est exploitée depuis des années par la SA Santéclair pour imposer ses pratiques contestables.

Voir le communiqué du SDA

 
 
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