CNPS Express - 13 janvier 2021

Mercredi 13 janvier 2021

 
  La vaccination sur les rails

Depuis le 26 décembre, quelque 140 000 personnes avaient été vaccinées en France, dont principalement des soignants. Seuls les publics prioritaires définis par le ministère de la Santé ont accès à la vaccination à ce stade. Il s’agit des résidents en Ehpad, des personnes en unités de soins longue durée, des soignants, pompiers, et aides à domicile de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités, ainsi que des personnes handicapées vulnérables prises en charge dans les foyers d’accueil médicalisés et les maisons d’accueil spécialisées.

Les premières doses du vaccin Moderna sont arrivées ce lundi en France. Celui-ci peut se conserver à -20°, contrairement au vaccin Pfizer, lequel se conserve à -70°impliquant de très lourdes contraintes logistiques. Il s’administre lui aussi à l’aide de deux doses à quelques semaines d’intervalle. Huit millions de doses sont attendues d’ici la fin juin. Ce vaccin aura pour vocation d’être distribué par le réseau officinal, a indiqué le ministère de la Santé. En attendant que la logistique permette de vacciner dans les cabinets et officines, les centres de vaccination se déploient sur l’ensemble du territoire. Six cents de ces centres seront opérationnels d’ici la fin du mois et les libéraux de santé qui le souhaitent sont invités à venir y vacciner leurs patients.

Enfin, le Gouvernement a retenu trois opérateurs numériques afin de permettre aux publics prioritaires de prendre rendez-vous dans ces centres de vaccination. Il s’agit de DOCTOLIB, KELDOC et MAIIA.

  Variant anglais : l’inquiétude grandit

Plusieurs cas du variant anglais ont été détectés sur le territoire national, et plusieurs clusters ont été identifiés à Lille, à Marseille, ou encore en Pays de la Loire. Santé publique France a lancé une enquête destinée à établir une cartographie de la propagation de ce virus.

Par ailleurs, plusieurs opérations locales de dépistage massif ont été lancées à titre de précaution. Les porteurs de ce variant extrêmement contagieux doivent être repérés et isolés rapidement afin d’endiguer sa diffusion.

  9 pharmaciens sur 10 prêts à vacciner contre la Covid-19

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a demandé leur avis aux pharmaciens « sur leur volonté de pratiquer la vaccination anti-Covid à l’officine. Résultat, 84,6 % d’entre eux souhaitent être autorisés à vacciner contre la Covid-19 », indique la FSPF. « Les 21 000 pharmacies françaises se tiennent à la disposition de l’État pour procéder au rappel du vaccin anti-Covid chez les personnes éligibles », indique la FSPF. Le syndicat souligne également que les pharmaciens d’officine sont prêts à réaliser, sur avis médical, la première injection du vaccin anti-Covid. Pour rappel, les pharmaciens ont vacciné plus de 3 millions de personnes contre la grille saisonnière, « ces chiffres montrent que l’officine est devenue un lieu incontournable de la prévention des maladies infectieuses », souligne encore la FSPF.

Voir le communiqué de la FSPF

  Les CDF mobilisés pour la vaccination

Les Chirurgiens-Dentistes de France (Les CDF) avaient interpellé le Premier ministre et le ministère des Solidarités et de la Santé pour participer à l’effort de vaccination en prêtant main-forte, de manière à obtenir le plus rapidement possible une immunité collective. Le syndicat mobilise les chirurgiens-dentistes pour répondre aux questions que se posent leurs patients et participer ainsi à la mise en place de la stratégie vaccinale en France.

Pour que les praticiens et leurs équipes dentaires puissent montrer leur mobilisation auprès de leurs patients, le syndicat a réalisé différents supports dont des affiches et bannières.

Voir le communiqué des CDF 

  La CSMF ne signera pas l’accord sur les CPTS

Les instances de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), réunies le 22 décembre, ont décidé que le syndicat ne ratifierait pas l’avenant no 2 à l’accord interprofessionnel sur les CPTS.

Si la CSMF considère que « des organisations telles que les CPTS peuvent être présentes dans les territoires », elle tient à ce que ces structures soient « aux mains des professionnels de ville, et que les médecins libéraux puissent en être des acteurs majeurs ». La CSMF considère également « que des organisations telles que les équipes de soins primaires, pour les médecins généralistes, ou les équipes de soins spécialisées, pour les médecins et autres spécialités, sont des outils qui peuvent être utiles pour favoriser la coordination entre les médecins et avec les autres professionnels de santé dans les territoires ». Or le contenu de l’accord proposé par la Cnam à la signature des syndicats est largement insuffisant. C’est pourquoi la CSMF ne signera pas l’avenant no 2 de l’ACI-CPTS.

Voir le communiqué de la CSMF

 
 
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