CNPS Express - 10 mars 2021

Mercredi 10 mars 2021

  Les Libéraux de santé appelés à se faire vacciner

Les sept ordres* des professions de santé appellent, dans un communiqué commun, « l’ensemble des soignants » à se faire vacciner. Pour les ordres professionnels, « cela relève de leur devoir déontologique, protéger leurs patients en toutes circonstances » et il est « impératif qu’ils puissent se protéger contre le virus, ainsi que leurs proches, et freiner la propagation de l’épidémie ». Le Gouvernement, de son côté, appelle les professionnels à se faire vacciner sans envisager – à ce stade – le recours à l’obligation. En revanche, l’Académie de Médecine se veut plus ferme et, « considérant que l’hésitation vaccinale est éthiquement inacceptable chez les soignants, recommande de rendre obligatoire la vaccination contre la Covid-19 pour tous les professionnels de santé exerçant dans le secteur public ou libéral, dans les établissements de santé et dans les EHPADs, ainsi que pour les auxiliaires de vie pour personnes âgées ».

* Ordre des médecins, des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, des pharmaciens, des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues.

Vaccination anti-Covid : le calendrier du Gouvernement

Le Premier ministre a annoncé la livraison de 22 millions de doses de vaccin anti-Covid pour les mois de mars et d’avril. « D’ici avril, sous réserve des livraisons, nous devrions avoir vacciné en première injection environ 10 millions de personnes, soit la totalité des personnes vulnérables volontaires éligibles à la vaccination. » La vaccination des personnes âgées sans comorbidité sera ouverte « à partir de mi-avril ». Toujours selon Jean Castex, 20 millions de personnes pourraient être vaccinées d’ici mi-mai, soit la quasi-totalité de la population volontaire de plus de 50 ans. Il ambitionne d’avoir vacciné l’ensemble de la population volontaire de plus de 18 ans « d’ici l’été ».

  Les pharmaciens et sages-femmes autorisés à prescrire et administrer les vaccins anti-Covid

Le décret du 4 mars 2021 autorise les pharmaciens à prescrire et administrer les vaccins (à ARN messager et à vecteur viral) auprès des personnes de plus de 50 ans atteintes de comorbidités, à l’exception des femmes enceintes, des personnes présentant un trouble de l’hémostase et des personnes ayant des antécédents de réaction anaphylactique. La possibilité est aussi donnée aux sages-femmes de prescrire et d’administrer ces vaccins « aux femmes et à l’entourage de la femme enceinte et de l’enfant pendant la période postnatale », avec les mêmes restrictions.

  Les infirmiers autorisés à administrer les vaccins anti-Covid à certaines conditions

Les infirmiers, quant à eux, pourront administrer ces vaccins (avec les mêmes restrictions) « sous réserve », pour les vaccins à ARN messager, « qu’un médecin puisse intervenir à tout moment ».

  Vaccination : un « DGS URGENT » soulève la colère des médecins

« Par une instruction arrivée dimanche soir, le ministre de la Santé décide de supprimer les doses de vaccin pour les médecins, qu’ils ont habituellement toutes les semaines, pour les attribuer aux pharmaciens la semaine prochaine » s’étonne la Confédération des Syndicats médicaux Français (CSMF). Le syndicat indique que « les médecins libéraux sont révoltés par autant de désinvolture, et autant de mépris pour les efforts qu’ils développent depuis plusieurs semaines. Comme nous le disons depuis longtemps, ce n’est pas multiplier les vaccinateurs qu’il faut, c’est multiplier les vaccins ».

De son côté, le Syndicat des médecins libéraux (SML) juge « scandaleuse la décision de stopper l’approvisionnement des médecins » et dénonce ce qu’il qualifie comme « le summum de la sottise technocratique ». Le SML reproche au ministère de ne pas en avoir informé les syndicats alors que ces derniers participaient vendredi encore à une réunion sur la vaccination avec le ministère. Exaspéré, le SML estime qu’il s’agit de « la faute de trop » et demande la démission du Directeur général de la Santé.

Voir le communiqué de la CSMF

Voir le communiqué du SML

  La FSPF estime que le réseau officinal peut vacciner d’ici l’été 18 millions de personnes

Les pharmaciens d’officine, déjà déclarés auprès de leur ARS pour la vaccination antigrippale, sont autorisés à prescrire et administrer l’ensemble des vaccins contre le SARS-CoV-2 actuellement à disposition « et ce, dès à présent », se réjouit la Fédération des syndicats de pharmaciens d’officine (FSPF) dans un communiqué. La Fédération souligne néanmoins que la vaccination en officine ne pourra réellement démarrer que lorsqu’un nombre suffisant de doses sera disponible en pharmacie, à savoir à compter du 15 mars. La FSPF estime que le réseau officinal est en capacité de vacciner près d’un million de personnes par semaine, ce qui fait que, d’ici l’été, 18 millions de personnes pourront être vaccinées grâce aux pharmaciens d’officine.

Voir le communiqué de la FSPF

  Dépistage : le SDB s’agace de l’annulation de l’opération coup de poing prévue le week-end dernier

À compter du 3 mars, la cellule « tests » du ministère de la Santé appelait à la mobilisation générale des représentants des biologistes médicaux pour préparer une opération coup de poing le week-end dernier, explique le Syndicat des Biologistes (SDB). L’objectif de cette opération était de permettre à tous les Français qui le souhaitent de se faire dépister, samedi et dimanche compris. Les pouvoirs publics avaient demandé aux biologistes de se mobiliser pour ouvrir leurs laboratoires tout le week-end. La profession était sur le pont et puis… plus rien ! Le SDB n’a pu que constater et déplorer l’abandon de cette opération en dernière minute, sans qu’aucune explication ne lui en soit donnée. Le grand public ne l’a même pas su, puisque nul ne l’a annoncé, contrairement aux engagements pris par le ministère. Cette action aurait pourtant pu permettre de faire de la pédagogie sur le dépistage au moment où débutent les tests salivaires dans les établissements scolaires.

Le SDB appelle à relancer « des échanges de qualité entre les tutelles et les biologistes médicaux pour mieux utiliser l’arme du dépistage et mettre en place une stratégie comprise par tous, et avant tout des Français ». Et, par ailleurs, le syndicat s'interroge sur « le maintien à l'écart des biologistes médicaux dans la mobilisation pour la vaccination de la population ».

Voir le communiqué du SDB

  Le SDA souligne l’adhésion des Français à la réforme du « 100 % santé »

« Avec la réforme du 100 % santé, l’accessibilité aux aides auditives des Français est désormais la meilleure d’Europe (et probablement du monde) avec un accès sans reste à charge au panier "100 % santé" », se félicite le Syndicat des audioprothésistes (SDA) qui souligne que cette mesure offre toujours « la liberté pour le patient de choisir un équipement plus innovant ».

La réforme ne doit pas être vue comme une dépense pour les financeurs publics et complémentaires, mais comme un investissement dans la prévention, générateur exceptionnel d’économies dans le champ sanitaire et social, comme le met en évidence l’OMS. Le SDA souhaite que les pouvoirs publics en assurent « un suivi attentif » et qu’elle soit l’objet « d’un engagement sincère de l’ensemble des acteurs ». Le SDA estime que le « 100 % santé » pourrait alors « être une des réformes les plus emblématiques du présent quinquennat ».

Voir le communiqué du SDA

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