CNPS Express - 16 avril 2008

 

AU SOMMAIRE :

  •  Réforme de l'hôpital : le président ouvre le chantier jeudi
  • Désengagement de la Sécu des remboursements d'optique contre marges des complémentaires
  • Fin des EGOS 2 et début des grandes manœuvres
  • La FNI interpelle bruyamment la ministre de la Santé
  • L'ONSIL dénonce une mascarade
  • La FFMKR veut des moyens
  • La CNSD juge les EGOS trop « EGOcentrés » sur les médecins généralistes
  • Le SML croit à la vie après les EGOS
  • Les doutes de la CSMF à l'issue des EGOS
  • Epilogue : Un débat peut en cacher un autre
  • La FHP réussit sa journée de mobilisation,
  • La contribution de la FNO au guide sur les troubles d’évolution du langage
  • Le SDB propose une expérimentation de dépistage du VIH avec AIDES
  • Affaire LECLERC : les pharmaciens contre attaquent
  • « Non Mr L. : se soigner en France ne sera jamais un luxe » : les pharmaciens contre attaquent
  • L’USPO et l'UNPF engagent une action en justice contre Leclerc
  • Une nouvelle "école" d'orthoptie a Paris
  • GENETHON devient membre partenaire du LEE  

 

REFORME DE L'HOPITAL : LE PRESIDENT OUVRE LE CHANTIER JEUDI

Le chef de l'Etat arrêtera jeudi les grandes orientations de la réforme de l'hôpital qui devrait s’appuyer sur les conclusions du rapport Larcher.

Le rapport de l’ancien ministre du travail préconise l’instauration de communautés hospitalières de territoire, le renforcement du pilotage des établissements au profit du directeur, la révision des règles de gestion, la réforme du statut des médecins hospitaliers et une meilleure collaboration entre la ville et l’hôpital.

Mais la ministre de la santé a déjà précisé, lors de son passage, dimanche, au « Grand Jury / RTL / Le Figaro / LCI » que les regroupements d’hôpitaux n'entraîneraient "pas de fermeture ».

 

DESENGAGEMENT DE LA SECU DES REMBOURSEMENTS D'OPTIQUE CONTRE MARGES DES COMPLEMENTAIRES

Interrogée dimanche au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro sur l'éventualité de voir des secteurs comme l'optique pris en charge, la ministre de la santé a avancé la possibilité que des secteurs comme l’optique actuellement mal couverts par l’Assurance Maladie, puissent être pris en charge uniquement par les assurances complémentaires, d’autant «  que dans les quatre ans qui viennent de s'écouler (leur) marge bénéficiaire (…) est passée de 12% à 23% ».

Hier, lors des questions d'actualité à l'Assemblée Nationale, la ministre est revenue sur le partage des responsabilités entre Assurance Maladie et organismes complémentaires, précisant que ces sujets étaient "en réflexion" et "aboutiront au moment de la loi de financement de la Sécurité sociale et à travers la loi santé patients et territoire  qu’elle proposerait cet automne".

En attendant, le débat est lancé !

   

FIN DES EGOS 2 ET DEBUT DES GRANDES MANŒUVRES

Les EGOS 2 ont été conclus mercredi 9 avril dans une ambiance à la fois morose et électrique. Morose parce que la montagne, comme on pouvait s’y attendre a accouché d’une toute petite souris, alibi médiatique, d’ailleurs peu relayé dans la presse nationale grand public. Electrique parce que la FNI, qui ne s’est pas sentie suffisamment écoutée dans les phases de discussions, a été amenée à manifester bruyamment son désaccord.

Que restera-t-il de tout cela ? La volonté de mieux répartir l’offre de soins sur l’ensemble du territoire et celle de favoriser la coopération entre professionnels de santé. La méfiance des libéraux de santé à l’égard de l’Etat qui cherche à encadrer encore et toujours la pratique libérale via des maisons pluridisciplinaires et la peur d’atteinte à liberté d’installation pour demain y compris en agitant le spectre inacceptable de la pénalisation des professionnels déjà installés. Le doute enfin, sur les capacités à financer ce qui a été promis au moment où un nouveau plan de rigueur de 5 milliards d’Euros pour la Sécu est annoncé par Bercy.

A présent, voici venu le temps de la rédaction des projets de loi et des grandes manœuvres. Le CNPS, pour sa part, a formulé des propositions pour apporter sa contribution aux futures réformes et restera vigilante quant aux orientations décidées.

 

LA FNI INTERPELLE BRUYAMMENT LA MINISTRE DE LA SANTE

La Fédération Nationale des Infirmiers dénonce des modalités de concertations réductrices et préfabriquées des EGOS bien loin d'un esprit « résolument prospectif ».

La FNI pointe, notamment, la vision réductrice des services du ministère cantonnant les infirmiers dans « l'ambulance ... » alors qu'ils constituent, avec les pharmaciens, le premier recours pour les malades à la sortie d'hospitalisation et dans le maintien à domicile des patients en situation de dépendance.

En dépit des nombreux courriers et contributions qu’elle a adressés la FNI constate que, pour ce qui concerne l'avenir des infirmiers et donc la qualité des soins, le fil conducteur de cette consultation qualifiée d'« élargie » relève clairement de la discrimination. La FNI souhaite alerter l'opinion publique et la représentation nationale sur le rôle que les infirmières de proximité assurent dans la permanence des soins sans aucune contrepartie financière et bien au-delà de ce qui leur est demandé, afin que chacun puisse prendre la mesure de la variable d'ajustement humaine que représentent les infirmières au quotidien pour prendre en charge, sans file d'attente, les malades sortant d'hospitalisation.

Lire le communiqué de la FNI 

 

L'ONSIL DENONCE UNE MASCARADE

L'Organisation Nationale des Syndicats d’Infirmiers Libéraux exprime son profond désaccord avec la façon dont ont étés conduits ces Etats Généraux de l'Offre de Soins (EGOS) et ne les considère, pour sa part, en aucune façon clôturés.

L’ONSIL dénonce, notamment une représentation syndicale amputée de ses droits car la profession d'infirmière est la seule profession à ne pas avoir été auditionnée en tant que telle, et le clivage inacceptable médecins / autres professions de santé.

D’autre part les EGOS évoquent des soins de premiers recours où n'apparaissent pas les Infirmiers libéraux, qui sont pourtant en première ligne tous les jours et proposent une vision passéiste de l'infirmière cantonnée à exécuter des " tâches ", à qui l'on refuse toute possibilité de formation universitaire.

Lire le communiqué de L’ONSIL 

  

LA FFMKR VEUT DES MOYENS

La Fédération Française des Masseurs-Kinésithérapeutes Rééducateurs, insiste sur le fait que cette nouvelle étape doit marquer le début d’un travail indispensable et inéluctable de modernisation de notre système de santé tant au niveau de la formation initiale, que de l’exercice libéral et de la coopération interprofessionnelle.

En effet, en matière de formation initiale, la FFMKR, souhaite une véritable réforme incluant, notamment, une double tutelle « santé-enseignement supérieur » et propose d’aller plus loin dans la réflexion tant dans le domaine de l’exercice que de la coopération interprofessionnelle afin d’inscrire de véritables mesures opérationnelles applicables à la profession de masseur- kinésithérapeute.

Très concrètement, dans le cadre du futur projet de loi de modernisation de l’organisation de la santé discuté à l’automne, la FFMKR demande que des moyens soient rapidement dégagés.

Lire la newsletter de la FFMKR

 

LA CNSD JUGE LES EGOS TROP « EGOCENTRES » SUR LES MEDECINS GENERALISTES

La Confédération Nationale des Syndicats Dentaires qui salue la volonté de dialogue et concertation manifestée par la ministre de la santé à travers les États Généraux, exprime toutefois ses regrets sur la méthode de travail imposée : scindée en 2 temps la réflexion ne pouvait que diviser les professions de santé et orienter des conclusions trop médico-centrées.

La CNSD regrette que les seules mesures incitatives retenues aient été réservées aux médecins généralistes désormais appelés spécialistes de 1er recours, oubliant les propositions constructives des autres professions de santé dont celles des chirurgiens dentistes. La CNSD avait remis ses 10 propositions prioritaires pour une profession qui assure aussi une mission de 1er recours afin de répondre aux besoins et attentes des patients et préserver leur santé.

Lire les communiqués de presse du CNSD

 

LE SML CROIT A LA VIE APRES LES EGOS

" Pluridisciplinarité ", " coordination ", " réseau " arrivent en tête du hit-parade des mots et des concepts les plus employés au cours des EGOS. Le SML souligne qu’il reste tellement de chantiers en cours et de thèmes à aborder que les discussions sont loin d'être terminées et vont aller bon train lors de l'examen par le Parlement de la Loi Bachelot à la rentrée de septembre.

La santé de demain donc sera pluridisciplinaire - on construira même quelques maisons de santé pour cela -, coordonnée entre les professionnels de santé et s'exercera en réseaux.

Le projet de loi, qui sera présenté à l'automne, visera à organiser l'offre de soins de premier recours.

Alors que les déséquilibres démographiques se concrétisent, la mise en place d'incitations fortes et d'aides à l'installation et au regroupement des compétences dans des zones sous médicalisées est une nécessité. La démographie de certaines professions de santé étant en crise, une meilleure répartition des compétences entre les professionnels - dans le respect de leur identité et de leur responsabilité respective - est une évolution positive. Tout ce qui peut permettre à chaque professionnel de se recentrer sur son cœur de métier est bon à prendre.

De plus le SML pose la question du financement des mesures et réformes annoncées. La vie d’après les EGOS, ne sera donc pas de tout repos…

Lire la newsletter du SML

 

LES DOUTES DE LA CSMF A L'ISSUE DES EGOS

La CSMF souhaite que la recherche des voies d’amélioration de l’organisation des soins de proximité et la recherche des voies destinées à les améliorer se déroule dans le strict respect des principes de l’exercice libéral de la médecine et ne soit pas le prétexte d’un bouleversement destiné à modifier fondamentalement notre système de santé.

Les mesures concernant la démographie doivent privilégier les incitations.

Enfin, la coopération interprofessionnelle doit être harmonisée par les libéraux de santé et ne pas reposer sur une vision hospitalocentrée inadaptée. Elle doit s’accompagner de moyens et l’on peut s’interroger sur les capacités de l’Etat à financer les promesses des EGOS 1+2 après l’annonce d’un nouveau plan de rigueur pour la Sécu par le ministre du Budget.

Lire le communiqué de la CSMF

 

EPILOGUE : UN DEBAT PEUT EN CACHER UN AUTRE

Les débats des Etats Généraux n’étaient pas encore clôturés mercredi que déjà, les services du premier ministre annonçaient l’ouverture d’un forum« Organisation de la santé » pour permettre aux Français de s’exprimer à leur tour sur ce sujet.

Enfin, si les EGOS 2 doivent déboucher sur les EGOS 3, ça peut encore durer longtemps…. En tous cas, la ministre de la santé répondra en direct à toutes les questions des internautes sur ce sujet lors d’un chat à la fin du mois d’avril. A suivre …

Le débat après le débat sur le forum

  

LA FHP REUSSIT SA JOURNEE DE MOBILISATION,

La Fédération de l’Hospitalisation Privée a réussi sa première journée nationale de mobilisation du 10 avril qui a réuni un millier de participants venus de toutes les régions de France.

Les revendications de la FHP portaient sur l’égalité de traitement avec le secteur public et voulaient dénoncer l'insuffisance de l'évolution tarifaire de 0,5% retenue pour 2008 par le ministère de la Santé.

Une délégation de la FHP a été reçue hier mardi par la ministre de la santé.

Par ailleurs, la FHP est satisfaite de trouver dans les propositions du rapport de la Commission LARCHER la reconnaissance de la pleine participation des cliniques au service public hospitalier à égalité de droits et de devoirs avec les établissements publics : le service public est d’abord une question de service aux patients (qualité, disponibilité, accessibilité) et non de statut des établissements.

http://www.fhp.fr/

  

LA CONTRIBUTION DE LA FNO AU GUIDE SUR LES TROUBLES D’EVOLUTION DU LANGAGE

La Fédération Nationale des Orthophonistes a participé de façon active à  l’élaboration d’un guide pratique sur les troubles d’évolution du langage oral.

L’initiative de ce travail est un mandat donné à la Société Française de Pédiatrie  par la Direction Générale de la Santé pour élaborer ce guide pratique. Ce guide est à destination des médecins généralistes et des pédiatres principaux prescripteurs de bilan orthophonique.

Le groupe de travail qui a élaboré ce guide se compose de nombreux praticiens : les pédiatres, les orthophonistes, les représentants des centres de références des troubles du langage et des apprentissages, les représentants des médecins scolaires et de la PMI.

Ce guide a pour objectif de servir d’aide  mémoire quand des parents évoquent avec leur médecin d’éventuels retards dans l’acquisition du langage oral de leur enfant.

Les médecins peuvent y trouver des repères d’évolution « normale » du langage oral, des signes d’appels marqueurs de déviance, des définitions, une bibliographie.

Ce guide est téléchargeable sur http://www.orthophonistes.fr/article_orthophonie_1930_les-troubles-de-l-evolution-du-langage-chez-l-enfant.htm et sur le site de la DGS.

En parallèle, un DVD rom destiné à des formateurs a été créé par le même groupe de travail. Ce nouvel outil sera la base de données destinée à des sessions de formation pour les médecins. Ces formations seront mises en place courant 2009, en associant orthophonistes et médecins.

  

LE SDB PROPOSE UNE EXPERIMENTATION DE DEPISTAGE DU VIH AVEC AIDES

Trois villes – Paris, Lyon et Clermont-Ferrand –ont été choisies par la ministre de la santé pour expérimenter les tests rapides de dépistage du VIH. Le projet est porté par l’association “Aides” sous l’égide de l’ANRS et en coordination avec la HAS, dans le but de conduire vers le dépistage des personnes à risque notamment les populations migrantes ou gay.

Dans ce même objectif de faciliter l’accès au dépistage, l’association Aides et le Syndicat Des Biologistes travaillent à une autre expérimentation. Celle-ci consisterait, sur la base du volontariat, à permettre aux biologistes de dépister le VIH hors prescription médicale, sur le modèle des CDAG.  Cette expérimentation pourrait se faire en accord avec les caisses d’assurance maladie, bien que le modèle économique soit encore à trouver.

http://www.sdbio.fr/sdb.htm

  

AFFAIRE LECLERC : LES PHARMACIENS CONTRE ATTAQUENT

 "NON MR L. : SE SOIGNER EN FRANCE NE SERA JAMAIS UN LUXE " : LES PHARMACIENS CONTRE ATTAQUENT

Annoncée pour dans un mois, la réplique des pharmaciens à la campagne de Leclerc sur les médicaments a été publiée dans la presse plus tôt que prévu. « Non Mr L. : se soigner en France ne sera jamais un luxe », signent l´Union des Syndicats de Pharmaciens d´Officine (USPO), l’Union Nationale des Pharmacies de France (UNPF), l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France, les groupes Pharmacien Giphar, Plus Pharmacie, PHR et Pharma Référence.

« Oui, vous êtes riche de votre expérience dans la grande distribution. Mais avant de prétendre pouvoir baisser les prix des médicaments que vous n´avez pas, baissez déjà les prix des produits dont vous avez le quasi-monopole », écrivent-ils, en précisant que les prix des 100 premiers médicaments conseil ont augmenté de moins de 1 % en quatre ans, quand en quatre mois, les prix des produits de grande consommation ont augmenté de 7,1 % en moyenne.

http://www.uspo.fr/Les-pharmaciens-donnent-le-change

 

L’USPO ET L'UNPF ENGAGENT UNE ACTION EN JUSTICE CONTRE LECLERC

Michel-Edouard Leclerc a lancé vendredi dernier une campagne publicitaire pour réclamer la vente dans ses supermarchés de médicaments non remboursables dans laquelle il prétend pouvoir les vendre 25% moins cher dans les pharmacies.

L'Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine et l'Union Nationale des Pharmacies de France, se sont associés à l'action en justice engagée par un groupement de pharmacies, Univers Pharmacie, une enseigne réunissant plus de 400 officines, visant à faire retirer cette campagne de publicité des centres Leclerc qu’ils estiment mensongère et outrancière.

La demande de retrait doit être examinée aujourd’hui mercredi 16 avril par le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Colmar (Haut-Rhin).

A noter que le président du directoire de Carrefour, José Luis Duran, soutient la démarche de M.-E. Leclerc et s'est également prononcé hier en faveur de la vente de médicaments dans la grande distribution pour « offrir des prix plus compétitifs ».

  

UNE NOUVELLE "ECOLE" D'ORTHOPTIE A PARIS

Le Syndicat des Orthoptistes de France annonce la création d’une nouvelle « école » d’orthoptie à Paris. Par arrêté en date du 03 mars 2008 et signé conjointement par les ministres de l'enseignement supérieur et de la santé, l'Université Paris V (UFR de médecine Paris Descartes) est dorénavant habiliter à délivrer le certificat de capacité d'orthoptiste à compter de la rentrée universitaire 2008-2009.

http://www.sof.com.free.fr/pages_actualites/nouvelleecole.htm

 

GENETHON DEVIENT MEMBRE PARTENAIRE DU LEEM

Généthon, a rejoint l’organisation professionnelle des Entreprises du Médicaments en France, (Leem) en tant que membre partenaire.

La mission de Généthon est de chercher, développer et produire des traitements de thérapie génique pour les maladies rares mono-géniques.

Après ANS Biotech, Bio-modeling systems, Cytheris, ERYtech Pharma, MAT Biopharma, ONCOMEDIC SAS, PhysioStim et TcLand SA, Généthon devient ainsi le huitième membre partenaire des Entreprises du Médicament.

Cette adhésion traduit la volonté des Entreprises du Médicament, d’accompagner les structures entrepreneuriales de recherche dans la réalisation de leurs projets et de s’inscrire ainsi dans une logique d’anticipation, au service de l’innovation thérapeutique.

Lire le communiqué du LEEM

 


N’hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer (cnps@cnps.fr).

 

 

 
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