| Une santé au rabais ? |
La crise ne justifie pas une santé au rabaisMadame, Monsieur, Nous sommes, médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, …, à vos côtés chaque jour pour accompagner votre santé. Nous sommes des professionnels libéraux de santé. Vous savez que vous pouvez compter sur nous, nous sommes proches de vous. Moins de 5 ans après la précédente, une nouvelle réforme du système de santé est en cours de discussion au Parlement. Initialement prévu pour réformer l'hôpital, elle va aussi bouleverser votre quotidien en modifiant fondamentalement l'organisation des soins de ville. Si cette réforme devait aller jusqu'à son terme, demain, nous ne serons plus en mesure de vous soigner comme nous le faisons aujourd'hui. Demain, vous n'aurez plus la liberté de choisir celles et ceux à qui vous confiez votre santé, car l'État et les caisses vous les imposeront. Demain, nous n'aurons plus la liberté de vous proposer les soins que nous estimons les plus appropriés pour vous, car l'État et les caisses nous imposeront des protocoles de soins identiques pour tous et bien entendu au coût le plus bas. Le gouvernement profite de la crise pour rationner les soins et refuse d'accompagner le vieillissement de la population et le progrès médical.
Non, la crise ne justifie pas une santé au rabais !
Mobilisez-vous avec nous et écrivez à vos députés pour refuser le sabordage de la santé ! Télécharger sur le site du CNPS un modèle de lettre adressée à votre député et écrivez-lui maintenant.
Ensemble, mobilisons nous pour sauver notre système de santé libéral !
Merci et à très bientôt.
Vos dévoués professionnels libéraux de santé
CNPS, votre santé, notre combat Un projet qui signe l'étatisation des soins de villeLe projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » prévoit la création des agences régionales de santé (ARS), qui ont pour mission de définir et de mettre en oeuvre la politique régionale de santé et de veiller à la gestion efficiente du système de santé. Les ARS seront gouvernées par des « super préfets » sanitaires, nommés en conseil des ministres.Si l'idée initiale des ARS qui consistait à mieux coordonner les soins de ville et l’hôpital pour mieux gérer la santé en région, partait d'une bonne intention, en revanche, le projet proposé aujourd'hui revêt une tout autre nature. Les futures ARS vont être des monstres de technostructures étatiques très éloignés de vos préoccupations, qui feront peser de lourdes contraintes sur votre santé. Les ARS représentent un véritable danger pour les professions libérales de santé qui vont se retrouver confrontées à plusieurs problèmes. Tout d'abord les ARS pourront passer contrat individuellement avec les professionnels, ce qui va mettre les professionnels aux ordres de l'État et des caisses lesquels leur demanderont de faire des économies sur le dos des malades. Les professionnels libéraux de santé se sont toujours opposés à ce type de contrat, contraire à la déontologie, qui brise la confiance entre les patients et leurs soignants. Ensuite les ARS vont mettre en place une carte sanitaire obligatoire qui va mettre fin à la liberté d'installation pour les professionnels, et par la suite mettre fin à votre liberté de choix de votre professionnel de santé » En effet, si l'on oblige des professions libérales de santé à s'installer à un endroit donné, les patients demeurant dans le secteur géographique proche de ce professionnel seront contraints de ne fréquenter que ce professionnel. Ce système existe déjà en Grande-Bretagne. Les patients n’ont pas d'autre choix que de fréquenter le professionnel de santé qui lui est affecté en fonction de son lieu de domicile. Il n'a pas d'alternative et nul ne peut en changer, sauf à accepter de ne pas être remboursé. Au-delà, le danger de cette étatisation est de priver notre système de santé à la française de la souplesse apportée par les professionnels de santé libéraux. Nous assisterions alors à l'apparition de files d'attente et d'un grippage progressif de l'accès aux soins, générant à la fois un retard à l'entrée dans le circuit de soins et à l'apparition de pathologies à des stades beaucoup plus avancés donc lourdes et plus coûteuses pour la collectivité. Le gouvernement s'imagine pouvoir rationner ainsi les soins pour faire des économies en limitant l'accès aux soins de ville. Or c’est faux, car l’organisation actuelle des soins de ville permet à la France de détenir le palmarès des hospitalisations évitées, contrairement à des systèmes étatisés comme la Grande Bretagne, qui est en queue de peloton. On y est davantage hospitalisé avec des pathologies plus lourdes, pour des durées plus longues, avec un taux de ré-hospitalisations plus grand. Moralité : ça coûte plus cher ! Le gouvernement veut étatiser les soins de ville
Un projet qui signe une santé au rabais
Parlez-en à votre député ou à votre sénateur… Téléchargez ici le modèle de lettre Un projet rejeté par les Français
Le CNPS a confié à l'institut CSA la réalisation d'un sondage auprès des Français afin d'évaluer la façon dont ils percevaient le projet de réforme du système de santé.
Le projet concernant l'affectation des professions libérales de santé en fonction du lieu d'habitation, qui découlerait de l'application du SROSS ambulatoire suscite une forte opposition de la population. En effet, 69 % des Français y sont opposés et même fortement, puisque 38 % y sont tout à fait opposés. Les Français sont très attachés, à 69 %, au fait de pouvoir conserver la liberté de choisir leur professionnel de santé qu'ils consultent même si pour cela ils doivent se déplacer. Seulement 29 % des Français préfèrent avoir un professionnel de santé à proximité de chez eux même si cela suppose qu'ils soient obligés de le consulter. Par ailleurs, ce sondage montre également que les Français ne sont pas du tout prêts à voir disparaître les professions libérales de santé dont ils ont une excellente image à 93 %. Ils leur font confiance car ils les jugent compétent (88 %) et ils associent leur métier à une mission de service public (78 %). Ce plébiscite est sans ambiguïté. Ce sondage révèle que les Français sont opposés aux conséquences de la mise en oeuvre de la réforme HPST, si elle devait s'appliquer en l’état. En réalité, les Français ne sont pas mûrs pour un système de santé le Britannique, de type filière, avec tout ce que cela implique et notamment de file d'attente. Ils rejettent très majoritairement l'idée de devoir attendre avant de pouvoir obtenir un rendez-vous pour une consultation de routine. Lire le sondage CSA / CNPS Les Français avec les libéraux de santé contre le projet HPST
Les Français sont aussi contre l'étatisation du système de santé et souhaitent le maintien des soins de ville avec les professionnels libéraux. |
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