Loi Bachelot : il est encore temps d’agir ! - 06 mars 2009

Alors que le débat se poursuit, à l'Assemblée Nationale, sur le projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », le CNPS, première organisation intersyndicale de libéraux de santé, tient à réaffirmer qu’il n'est pas hostile, dans le principe, à la nécessité d'une réforme de notre système de santé destinée à compléter la loi de 2004, mais en revanche, qu'il ne peut que rejeter une loi destinée à étatiser les soins de ville et à opérer une mutation vers des filières à la britannique.

Le CNPS rappelle toute l'importance de maintenir dans notre pays, aux côtés d'un hôpital rénové, des soins de ville capables d'apporter à notre système la fluidité dont il a besoin pour prendre en charge les soins de proximité.

C'est ce que les Français attendent, et ils l’ont clairement exprimé lorsqu’ils ont été interrogés par le CNPS*.

Par ailleurs, dans un projet de loi qui prétend faire la promotion des coopérations interprofessionnelles, il est très singulier de vouloir réduire les libéraux de santé au rang de seule variable d'ajustement de l'hôpital.

Enfin, ce n'est pas parce que c'est la crise, qu'il faut sacrifier la santé. Le CNPS souligne que ce projet de loi ne comporte aucun moyen supplémentaire destiné à accompagner la mise en oeuvre de la réforme.

Le CNPS rappelle qu'il a déposé des propositions d'amendements destinés à améliorer ce projet de loi, et demande notamment :

  • de revoir la notion réductrice du 1er recours qui oublie les autres spécialités
  • médicales et les autres professions de santé ;
  • de supprimer la notion de SROS ambulatoire ;
  • de réserver la contractualisation aux seules conventions nationales, et les éventuelles déclinaisons régionales avec les ARS aux syndicats représentatifs;


Le CNPS, à ce jour, a reçu de nombreux témoignages de la part de patients et de l'ensemble des professionnels qui s'inquiètent pour l'avenir.

En dépit des tentatives malheureuses destinées à afficher des divisions, en faisant produire ici et là des communiqués cosignés par des organisations non représentatives, minoritaires et marginales, qui n'ont abusé personne et prêtent à sourire, la majorité des libéraux de santé est plus que jamais unie et déterminée à défendre l'exercice libéral.

Les organisations majoritaires regroupées au sein du CNPS auraient apprécié, mais il n'est pas trop tard, pouvoir rencontrer les parlementaires comme cela était le cas mardi avec les seuls médecins.

En attendant, le CNPS demande aux parlementaires d'user de toute leur sagesse pour faire évoluer notre système de santé tout en préservant les fondamentaux et en évitant que demain ils aient à supporter les conséquences d'une santé massacrée.

 

*Sondage exclusif CSA / Centre National des Professions Libérales de Santé réalisé par téléphone les 17 et 18 décembre 2008, consultable sur www.cnps.

 
Recherche