| CNPS Express - 13 janvier 2010 |
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Sommaire
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Le
président de la république veut refonder la médecine libérale.
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Les Français un peu moins pessimistes que l’an
dernier, redoutent une dégradation du système de santé
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Un référent « lutte contre l’exclusion »
dans chaque ARS
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Grippe A/H1N1 : la chronique
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Les médecins peuvent vacciner dans leurs
cabinets
-
Les pharmaciens prêts à jouer le jeu
-
Un accord avec les laboratoires ?
-
Révision à la baisse de la contribution
des mutuelles au financement des vaccins
-
Vers une commission d’enquête sur la
gestion de la pandémie
-
Moins de 8 % des Français vaccinés
-
Vaccination de groupe dans les
entreprises
·
Taxe professionnelle : la FFMKR
souligne la victoire des libéraux mais reste vigilante
·
Convention médicale : 2010 s’ouvre sur un règlement
arbitral
·
Reprise
de négociations conventionnelles pour les Kinés : les doutes du SNMKR
·
La
CNSD s’élève contre le tourisme dentaire
·
Calendrier : rendez-vous des libéraux de
santé
Le
président de la république veut refonder la médecine libérale.
A l’occasion de son déplacement à Perpignan
pour les vœux aux personnels de santé, le chef de l’Etat a annoncé une
« refondation » de la médecine libérale afin de désengorger l’hôpital
qui doit être, selon lui, réservé à « la phase aigüe ». Pour ce faire
il confie « une mission d’état des lieux et de propositions » au
président national du Conseil de l’Ordre des Médecins. Celui-ci est chargé
« d’inventer un nouveau modèle de soins de premier recours » et devra
rendre sa copie avant la fin mars.
Dans cette perspective, Nicolas Sarkozy a
aussi mis l’accent sur « la coopération avec les autres professionnels de santé
» : « Les pharmaciens d’officine, les infirmières libérales sont une composante
de l’offre de soins de premier recours. Les médecins généralistes ont intérêt à
partager le premier recours avec ces autres professions. »
Enfin le chef de l’Etat a laissé entrevoir de
nouvelles mesures concernant l’assurance maladie en appelant à la vigilance sur
les dépenses de santé. Pour ce faire il réunira fin janvier une conférence sur
le déficit qui « évoquera la méthode pour rééquilibrer les comptes de
l’assurance maladie puis pour maintenir cet équilibre durablement ».
Lire le discours
du chef de l’Etat
Les
Français un peu moins pessimistes que l’an dernier, redoutent une dégradation
du système de santé
Malgré la grippe, la neige et le froid, les
Français sont un tout petit peu plus optimistes (ou plutôt un peu moins
pessimistes) en ce début d’année qu’au début de 2009. Selon un sondage
TNS-Sofres pour le journal La Croix, 20 % d’entre eux pensent que cette année
sera meilleure que la précédente. C’est fort peu, mais c’est 15 points de plus
qu’il y a un an où seuls 5 % d’entre eux se montraient optimistes pour l’année
à venir.
La proportion de ceux qui pensent que la
situation sera « plutôt moins bonne » en ce qui concerne le chômage
et l’emploi n’est plus que de 58 % contre 83 % l’an dernier. 55 %
pensent que le financement des retraites va se dégrader (contre 69 % début
2009) et 56 % envisagent une dégradation du système de santé (contre
65 % l’an dernier).
Un
référent « lutte contre l’exclusion » dans chaque ARS
Il y aura désormais un référent « lutte
contre l’exclusion » dans chaque agence régionale de santé ainsi qu’au
ministère, a annoncé la semaine dernière la ministre de la Santé. Ce référent
sera chargé de prendre en compte la spécificité de la prise en charge sanitaire
des personnes sans abri. La ministre a également annoncé le financement d’un
programme expérimental sur cinq sites s’inspirant de l’expérience canadienne
« Housing first » (le logement d’abord), qui part de l’idée que la
condition première de l’intégration est de disposer d’un logement.
Grippe
A/H1N1 : la chronique
- Les
médecins peuvent vacciner dans leurs cabinets
Après le
fiasco de la vaccination dans les centres collectifs et face à une polémique
sans précédent, la ministre de la santé a finalement appelé les médecins
libéraux, généralistes et pédiatres, à la rescousse en autorisant, depuis hier,
la vaccination dans les cabinets des médecins libéraux.
Considérant
cette vaccination identique à toutes les autres vaccinations effectuées en
cabinet libéral, notamment contre la grippe saisonnière, la CSMF avait demandé
une organisation simple, pragmatique et respectueuse des médecins libéraux.
Le
syndicat s’est opposé à « la complexification des formalités
administratives » et a demandé que tous les patients puissent être
vaccinés, y compris ceux qui n’ont pas leur bon. La CSMF a fortement dénoncé la
rémunération proposée, (6,60 € par vaccination effectuée) qui est « une
obole et manifeste une nouvelle humiliation dont les libéraux auraient pu être
épargnés. »
Pour le SML, la décision
de la ministre d’autoriser les médecins libéraux à vacciner leurs patients
« ressemble plutôt à un appel au secours… pour finir un travail bien mal
engagé ». Le syndicat souligne que cela reviendra moins cher que la
vaccination collective. Mais concernant les modalités pratiques de la
vaccination le SML considère que « le ministère persiste dans ses
erreurs », juge ficelle un peu grosse et refuse de « soutenir ce plan
de plus en plus ubuesque ».
Lire le
communiqué de la CSMF
- Les
pharmaciens prêts à jouer le jeu
Les trois
syndicats de pharmaciens d’officine assurent que les officinaux sont prêts à
participer à la campagne de vaccination.
Cependant,
tout en se félicitant que les médecins aient obtenu la possibilité de vacciner
leurs patients dans leurs cabinets, l’Union nationale des pharmacies de France
regrette que les principes de cette vaccination en ville aient été arrêtés sans
que les officinaux aient été consultés. Les trois syndicats de pharmaciens
doivent être reçus demain jeudi par la ministre de la Santé pour discuter des
modalités de la distribution des vaccins. « Il est surprenant d’apprendre
par les médias que le ministère souhaiterait se reposer sur 1 500
pharmacies sur les 23 000 pour distribuer les vaccins unidoses »,
commente l’UNPF.
L’Union
des syndicats de pharmaciens d’officine fait valoir que les pharmaciens sont
parfaitement en mesure de garantir l’intégrité de la chaîne du froid et la
traçabilité de la distribution de vaccins et qu’ils pourraient même jouer un
rôle pour inciter leur clientèle à se protéger.
Pour la
Fédération des syndicats pharmaceutiques de France, deux voies sont possibles
pour la rémunération de la dispensation des vaccins, soit « une
indemnisation » qui serait « une valorisation de l’acte
pharmaceutique », mais à un niveau acceptable, soit une marge calculée sur
le prix du produit.
Les trois
syndicats plaident pour un retour à la simplicité sur un schéma similaire à la
vaccination saisonnière.
- Un
accord avec les laboratoires ?
La
décision de résilier la commande de l’Etat pour 50 millions de vaccins a
déclenché une polémique, certains voyant dans la commande de 94 millions de
doses de vaccins « une gabegie » financière.
Selon le
Journal du Dimanche paru le week-end dernier, « un accord serait en passe
d’être trouvé » avec les laboratoires concernés par cette résiliation de
contrat ; l’État se serait engagé à acheter des vaccins lors de futures
épidémies en échange d’un renoncement à des compensations. La nouvelle n’a été
confirmée ni par le ministère de la Santé, ni par les laboratoires.
-
Révision à la baisse de la contribution des mutuelles au financement des
vaccins
Pour leur
part, les Mutuelles, auxquelles une taxe pour le financement de l’achat des
vaccins avait été imposée, ont aussitôt demandé une révision à la baisse de
leur contribution (230 millions d'euros pour l’ensemble des complémentaires
santé, dont 140 millions pour les mutuelles). Vendredi dernier, la ministre de
la Santé se déclarait prête à revoir à la baisse leur contribution.
- Vers
une commission d’enquête sur la gestion de la pandémie
Plusieurs
parlementaires de l’opposition mais également de la majorité, au Sénat et à
l’Assemblé Nationale, ont déposé des résolutions pour déclencher une commission
d’enquête ou une mission d’information sur l’organisation et la gestion du ministère
de la santé face à la pandémie de grippe A/H1N1.
La
ministre de la Santé était auditionnée hier soir mardi par la commission des
affaires sociales de l’Assemblée nationale.
- Moins
de 8 % des Français vaccinés
Seulement
5 millions de Français ont été vaccinés en un mois, soit 7,5% de la population.
Dans le même temps, la Suède a vacciné 60% de sa population, la Belgique 20% et
les Etats-Unis 15%. La France s’était donné comme objectif la vaccination de
toute la population.
Selon un
sondage* IFOP pour Sud Ouest Dimanche, 69 % des Français estiment que le
gouvernement a surestimé la dangerosité de la grippe A et commandé trop de
doses de vaccin. 31 % estiment au contraire qu’il a eu raison « en vertu
du principe de précaution ».
* Sondage réalisé par téléphone les 7 et 8
janvier auprès d’un échantillon de 1019 personnes.
-
Vaccination de groupe dans les entreprises
A côté
des centres dédiés et des établissements scolaires, les grandes entreprises
sont également autorisées à organiser des opérations de vaccination collective
pour leurs personnels. Selon les Échos, seul le groupe Michelin aurait commencé
une campagne. D’autres grandes entreprises, comme IBM, Total, Sanofi, France
Télécom, seraient partantes. Le groupe PSA aurait prévu de se doter de 9000
doses de vaccins.
Taxe
professionnelle : la FFMKR souligne la victoire des libéraux mais reste
vigilante
Le CNPS s’était mobilisé, avec
l’UNAPL, contre les nouvelles règles de taxation des professionnels libéraux
qui auraient eu pour effet une augmentation considérable (jusqu’au double) de
leur impôt par rapport aux entreprises comparables en société.
Le Conseil Constitutionnel a reconnu
l’injustice faite aux professionnels libéraux en pointant explicitement « la
rupture du principe d’égalité devant l’impôt » et a censuré cette mesure.
La FFMKR pour sa part, estime que
« cette victoire est la démonstration que les professionnels libéraux unis
peuvent se faire entendre », mais appelle à rester vigilants. « Une
nouvelle écriture pourrait être présentée par le gouvernement. A nous de
poursuivre notre mobilisation et notre action auprès des décideurs publics pour
faire pression et éviter ainsi une nouvelle injustice. »
Lire le communiqué de la FFMKR
Convention
médicale : 2010 s’ouvre sur un règlement arbitral
Fin décembre, la dernière réunion
de négociations conventionnelles à laquelle la CSMF avait décidé de ne pas
participer, sentant les jeux déjà faits, s’est soldée par un fiasco comme
c’était prévisible.
Une fois encore, le directeur de
l’Union nationale des caisses d’assurance maladie a dit qu’il ne disposait
« d’aucune marge de manœuvre » et qu’en tout état de cause, la
revalorisation du C à 23 euros attendrait... 2011.
En l’absence de perspective d’une
nouvelle convention, Bertrand Fragonard est chargé de rédiger un projet de
règlement arbitral. Il devrait commencer ses travaux le 11 février prochain et
auditionner l’Uncam et les syndicats médicaux. Il dispose de 3 mois pour transmettre
un texte aux ministres chargés de la Santé et de la Sécurité sociale. La
ministre de la santé a réaffirmé, dans une interview au Quotidien du médecin,
cette semaine, qu’elle souhaitait que le règlement arbitral n’apporte aucune
revalorisation des tarifs médicaux en attendant les élections aux unions
régionales des professionnels de santé prévues en juin prochain. Après quoi,
une nouvelle convention devrait être négociée.
Reprise de négociations conventionnelles pour les Kinés :
les doutes du SNMKR
Après une rupture brutale des négociations
conventionnelles fin 2009, où les discussions, les syndicats de masseurs
kinésithérapeutes ont repris le chemin de Montreuil la semaine dernière pour
une rencontre avec le directeur de l’UNCAM.
Finalement, la Caisse aurait accepté que les
masseurs kinésithérapeutes restent les rédacteurs de l’argumentaire médical
accompagnant la DEP (demande d’entente préalable) et qu’elle avait
initialement envisagé de confier aux
médecins. Les discussions ont également porté sur la démographie et les
modalités de la taxation des feuilles de soin papier. La simplification
administrative devrait venir sur le tapis cette semaine seulement.
Le SNMKR, pour sa part considère que le
directeur de la caisse fait peu de cas des demandes des kinés et s’interroge
sur les « conditions des négociations conventionnelles et de respect du
paritarisme », y voyant le même « chantage que celui de cet
été ». Au total, le syndicat juge que les « méthodes de la vieille
maison ne changent pas ».
La CNSD s’élève contre le tourisme dentaire
La CNSD revient dans l’édito de son site sur
la promotion induite des soins dentaires en dehors du pays par certains médias.
« Alors que les médias se font écho de plaintes de patients qui ne
trouvent pas, dans l’heure, un praticien dans un rayon de 25 km, voilà qu’ils
les encouragent à se faire poser des bridges à 3000 km de l’hexagone »,
s’étonne le syndicat. Alors que les exigences de qualité et de sécurité font
partie du quotidien des chirurgiens-dentistes, que la continuité et la
permanence des soins sont inscrites dans la loi HPST, « qui assumera les
inévitables problèmes consécutifs à ces traitements délocalisés ? »
demande encore la CNSD.
Mais le tourisme dentaire, « traduit le
malaise et la difficulté d’accès aux soins dentaires pour un certain nombre de
personnes ». Au-delà des efforts de transparence et de qualité des
dispositifs médicaux il faut mettre en avant la « construction cohérente
du coût [des] honoraires » pour « rendre audible le fait que ce ne
sont pas nos actes qui sont trop chers, mais leur prise en charge qui est
insuffisante » conclut la CNSD.
Lire l’édito du site de la CNSD
Calendrier : rendez-vous des libéraux de santé
La
CSMF organise deux journées de l’installation décentralisées à Nancy le
mercredi 27 janvier et à Lille le 11 mars.
Les Entreprises du médicament
(LEEM) organisent, en partenariat avec l’Université Paris Descartes, une
rencontre avec Claude Pinault, auteur de l’ouvrage « le Syndrome du
bocal » au café restaurant « les Éditeurs » - 4 Carrefour
de l’Odéon à Paris (VIème).
Les Entreprises du médicament seront présentes au 14ème Mondial des métiers qui se tiendra à Lyon du jeudi 4 février au dimanche 7 février, « pour valoriser auprès des jeunes les métiers et les filières de formation scientifiques. »
N'hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
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