| CNPS Express - 27 janvier 2010 |
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Sommaire
Dépenses
d’assurances maladie : vers un double tour de vis avec un ONDAM à 2%
Dimanche, à l’occasion du Grand Jury RTL-Le
Figaro-LCI, le ministre du Budget, a évoqué la perspective d’une nouvelle
réduction de la progression annuelle des dépenses d'assurance maladie, à 2%, peut-être encore moins, afin de réduire
les déficits publics. La progression des dépenses de l'assurance maladie aujourd'hui
est de plus de 3% par an.
Ce sujet sera abordé jeudi lors de la
conférence sur les déficits publics prévue jeudi à l'Elysée qui doit définir,
avait expliqué le chef de l’Etat lors de ses vœux aux personnels hospitaliers à
Perpignan le 12 janvier, "la méthode" nécessaire pour
"rééquilibrer les comptes de l'assurance maladie".
Autrement dit, on va encore serrer la vis,
doublement, aux soins de ville…
Les
dépenses d'assurance maladie du régime général ont progressé de 4,4% en 2009
Selon les dernières statistiques de la Caisse
nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, les dépenses
d'assurance maladie du régime général d'assurance maladie ont progressé de 4,4%
en 2009.
La loi de financement de la sécurité sociale
(LFSS) pour 2010 a révisé l'objectif national des dépenses d’assurances maladie
(Ondam) pour 2009 à 157,9 milliards d'euros contre 157,6 milliards d'euros
initialement, suite aux prévisions de la commission des comptes de la sécurité
sociale de juin 2009 tablant sur une progression de l'Ondam de 3,5% contre
3,3%.
Les dépenses de soins de ville ont progressé
de 3,1% par rapport à 2008.
La croissance des soins de ville a atteint
3,9% hors produits de santé, dont 2,3%
pour les honoraires médicaux et dentaires, 5,8% pour les auxiliaires médicaux
et 5,3% pour les indemnités journalières (IJ).
Les dépenses de soins dentaires ont progressé
de 1,1% (+0,1% en 2008), les dépenses de soins infirmiers de 8,4% (+7,9% en
2008) en raison d'une hausse des tarifs partiellement compensée par une
réduction du volume de soins, tandis que les dépenses des
masseurs-kinésithérapeutes ont reculé, passant de 3,3% en 2008 à 2,7% en 2009.
La CNAMTS note une accélération de la
croissance du volume des actes d'analyses médicales ayant compensé les baisses
de tarifs intervenues en 2008 et 2009, avec une progression de 5,8% en 2009
(+4,5% en 2008), entraînant une croissance des dépenses de 3% en 2009 après un
recul de 0,1% en 2008.
L'épidémie de grippe a eu un fort impact sur
le versement des Indemnités journalières après un net ralentissement observé pendant
l'été 2009, avec une progression de 5,3% en 2009 contre 5,8% en 2008.
Maladies
chroniques : les médicaments conditionnés en grandes boîtes sont plus
économiques pour la Sécu
L’assurance maladie souhaite développer le
recours aux grandes boîtes de médicaments pour des traitements de trois mois.
Celles-ci sont autorisées depuis 2005 pour quatre maladies chroniques (diabète,
hypertension artérielle, hypercholestérolémie et ostéoporose) et lui ont permis
de réaliser près de 105 millions d'euros d'économies en 2009, a indiqué mardi
l'assurance maladie, qui souhaite développer leur usage.
Selon une étude de la Caisse nationale
d'assurance maladie, le coût d'un traitement est en moyenne 13% moins cher qu’avec
des boîtes mensuelles.
Le SML
veut répondre aux nouveaux impératifs de la formation des MEP
L'Union des Médecins à Expertise Particulière
créée par le Syndicat des Médecins Libéraux, s’est réunie le week-end dernier,
annonce le syndicat, pour créer un Conseil National Professionnel structuré
selon les critères de la Fédération des Spécialités Médicales. Cette nouvelle
structure, explique le SML permettra, entre autres, de répondre aux impératifs
du Développement Professionnel Continu.
Plus de 15 000 médecins libéraux, représentés
par ce Conseil National Professionnel, pourront ainsi faire savoir que leurs
expertises ont une place indispensable dans le parcours de soins.
Grippe
A/H1N1 : les libéraux reprennent la main
Fermeture des centres de vaccination le 30 janvier
Le ministère de la
santé a annoncé la fermeture de tous les centres de vaccination contre la
grippe A/H1N1 à compter du samedi 30 janvier.
Le ministère explique
que "la campagne de vaccination entre dans une troisième phase à compter
du lundi 25 janvier jusqu'au mois de septembre, avec une nouvelle configuration
de l'offre de vaccination dans les établissements de santé et chez les médecins
libéraux. (…) Dès la fermeture des centres de vaccination, c'est-à-dire à
partir du lundi 1er février, les médecins libéraux pourront se fournir en doses
de vaccin dans les 23.000 officines françaises.
L'ensemble des bons
de vaccination a été envoyé à tous les assurés sociaux.
Les officines vont enfin pouvoir distribuer les vaccins
Les syndicats des
pharmacies d’officines FSPF, USPF et USPO sont parvenus à un accord sur le
principe avec la ministre de la santé de la délivrance des vaccins en officine.
Les pharmacies d’officines pourront dispenser les vaccins soit aux médecins
sous forme de kit d’amorce (20 doses de Focetria et 2 flacons multidoses de
Panenza), soit directement aux patients munis d’une prescription médicale
(monodose). Ils factureront à l’assurance-maladie les kits 14 euros HT (16,74
euros TTC) et les vaccins aux patients 2,60 euros HT (3,11 euros TTC).
L’approvisionnement
des officines en kits multidoses se fera à flux tendu pour éviter le sur-stockage,
ce qui obligera les médecins à passer commande. Les kits seront disponibles
dans un délai de 24h. Le dispositif doit être opérationnel le lundi 1er
février.
La CSMF regrette le temps perdu inutilement
La Confédération des
syndicats médicaux Français souligne les semaines d’insupportables
tergiversations et de mauvais esprit de la part du Ministère de la Santé et regrette
qu’autant de temps ait été perdu inutilement.
Pour la CSMF, avec la
fermeture des centres de vaccination, le Gouvernement revient ainsi sur un
schéma de vaccination classique, comparable à celui de la grippe saisonnière
qui permet, chaque année en deux mois, la vaccination de plusieurs millions de
personnes. Il est bien évident qu’il aurait fallu commencer par là.
Pour autant, la
situation demeure très préoccupante et incertaine car les informations
contradictoires du Gouvernement ajoutées à de nombreuses promesses non tenues ont
créé un climat de défiance qu’il était bien simple d’éviter.
Le LEEM inquiet de la polémique sur la vaccination
Les Entreprises
du Médicament s’inquiètent du bruit fait autour des vaccins contre la grippe
H1N1 en France redoutant qu’il "ne nuise à la vaccination". "Mon
premier souci, avant l'image des industriels, c'est de faire en sorte que les
gens continuent à se vacciner pour éviter des catastrophes sanitaires",
a-t-il ajouté. "Ne jouons pas avec la vaccination, elle est un
élément de santé extrêmement important", a-t-il plaidé. "Les
industriels ont eu pour mission de développer et de produire des vaccins dans
un délai nécessité par les impératifs de santé publique", a poursuivi
Christian Lajoux. Enfin, le président du LEEM a ajouté : "On a su
seulement en novembre qu'il ne faudrait non pas deux injections de vaccin, mais
qu'il n'en faudrait qu'une".
La FNP
sonde les podologues !
La Fédération Nationale des Podologues a fait
réaliser par un cabinet spécialisé une enquête en profondeur qualitative et
quantitative sur les podologues (syndiqués ou non) et leur environnement
professionnel. Il en ressort notamment
que 64 % des professionnels pensent que le syndicat est "proche de leurs
préoccupations". Plus de 60 % plébiscitent les actions de formation
proposées par le Syndicat et 57 % considèrent qu'ils sont parfaitement
"informés" par le Syndicat. Les
vertus de l'adhésion syndicale sont dans l'ordre : l'information sur l'évolution
de la profession (98,2 %), l'accès à des formations adaptées (85,3 %), la possibilité
de rompre son isolement professionnel (84 %), le fait d'être acteur de sa
profession (76,5 %), la possibilité d'être défendu en cas de nécessité (77,4
%), le fait de renforcer la représentativité du Syndicat (72,9 %). Si les
podologues sont 71,5 % à reconnaître que la création de leur Ordre donne une
vraie crédibilité à la profession, ils ne sont que 58,5 % à penser que l'Ordre les protège
contre la concurrence déloyale. Ils sont
majoritaires (50,7 %) à estimer que l'Ordre
représente une perte de leur liberté dans leur exercice. Par
ailleurs, 47,7 % estiment qu'avec
l'Ordre, ils ont l'impression de devoir toujours se justifier et 49,2 % que
l'Ordre est loin de leurs réalités de praticiens. Enfin, 73 % considèrent comme
encore "non clair" le partage des compétences entre le Syndicat et
l'Ordre.
La
FFMKR croit à une uniformisation du mode de sélection des futurs kinés
Depuis longtemps, la Fédération Française des
Masseurs Kinésithérapeutes milite
activement pour une uniformisation de la formation initiale des
masseurs-kinésithérapeutes qui, rappelons-le s’effectue en instituts de
formation des masseurs-kinésithérapeutes (IFMK). Mais, le syndicat constate que
la sélection n’est pas équitable.
En effet, soit la sélection se fait par
concours en école privée, soit la sélection se fait par tronc commun avec la
première année du premier cycle des études de médecine (PCEM1) en faculté de
médecine mais ce régime reste dérogatoire … depuis 1989.
C’est pourquoi, la FFMKR prône, la
généralisation de la première année commune avec le PCEM1. Les travaux de
réingénierie du diplôme d’Etat sont en cours et une évaluation du dispositif
est engagée afin de trouver une solution pérenne et homogène. D’autre part, une
mission d'information sur la formation des auxiliaires médicaux devra proposer
des solutions pour les professions paramédicales notamment les
masseurs-kinésithérapeutes.
Après avoir attiré très régulièrement
l’attention des ministres concernés et des parlementaires, la FFMKR se réjouit donc
de voir sa proposition prise en compte et, désormais, en bonne voie.
Lire le communiqué de la FFMKR
Le
SNMKR défend le bilan kinésithérapique
Le Syndicat National des Masseurs
Kinésithérapeutes rappelle avec la FFMKR son « attachement au bilan
kinésithérapique et sa juste rémunération en tant qu’acte intellectuel »
aujourd’hui remis en question par la CNAM. Le SNMKR demande la revalorisation
de ce bilan en se référant à celui des orthophonistes.
D’autre part, le syndicat rappelle que si
l’objectif de la simplification administrative est le 0 papier, elle représente
un investissement en temps et en matériel pour le masseur kinésithérapeute que
la caisse devra obligatoirement rémunérer.
Voir le flash
mail du SNMKR du 19 janvier
Leclerc
condamné à stopper toute publicité sur le prix des médicaments
Le tribunal de grande instance de Colmar a
condamné jeudi le groupe de distribution Leclerc toute publicité sur le prix des médicaments vendus en officine. Leclerc
est également condamné à payer une somme globale de plus de 100.000 euros aux
groupements de pharmaciens, Udgpo, Univers Pharmacie et Directlabo qui
regroupent 7.500 officines. Ces groupements avaient porté plainte contre
"une campagne déloyale dénigrant les pharmaciens sous le faux prétexte de
défense de l'intérêt général du consommateur".
Le distributeur a aussitôt annoncé son
intention de faire appel contre ce jugement exécutoire dès son prononcé et assorti de lourdes
astreintes.
Leclerc avait été condamné une première fois le
21 avril dernier par le tribunal de Colmar saisi en référé par deux groupements
et les syndicats USPO et UNPF.
Calendrier
: rendez-vous des libéraux de santé
La CSMF organise deux
journées de l’installation décentralisées aujourd’hui à Nancy et à Lille le 11 mars.
Les Entreprises du
médicament
seront présentes au 14ème Mondial des métiers qui se tiendra à Lyon du jeudi 4
février au dimanche 7 février, « pour valoriser auprès des jeunes les métiers
et les filières de formation scientifiques. »
Le CNPS organisera, le
vendredi 26 mars, une convention sur le thème « Quel avenir pour le paritarisme
dans le système de santé » ?
Hôtel
Crowne Plazza Paris République – 10 place de la République - Paris
La FNO organisera son XXVème
Congrès fédéral à Vichy les 10, 11 et 13 juin
N'hésitez
pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
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loi 78-17 : « Informatique, fichiers et liberté », vous conservez la possibilité
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