Les Matinales du CNPS - Pr Yvon BERLAND - Transfert de tâches - 06 mai 2010

Le transfert de tâches en débat au CNPS

Yvon BERLAND : Le transfert de tâches n’a pas vocation à faire des économies

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Le Pr. Yvon Berland, Président de l'Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS) était, le 6 mai, l’invité de la Matinale du CNPS sur le transfert de tâches.  

 

Yvon Berland est l’auteur de rapports sur la démographie médicale et le transfert de tâches. En 2008, il a présidé les Etats Généraux de l’Organisation de la Santé. Devant les libéraux de santé, il  est revenu sur la nécessité d’augmenter la production de soins dans un contexte démographique déficitaire et d’accroissement des besoins de soins lié au vieillissement de la population. Le transfert de tâches entre professionnels, est une solution qui passe par l’acquisition de nouvelles compétences au travers de formations. Et si un métier n’existe pas pour couvrir certains besoins, il convient de le créer autour d’un programme de formation théorique et pratique de qualité.

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Ces idées, a rappelé le président de l’ONDPS, ont d’ailleurs été retenues pour faire l’objet d’expérimentations dans la loi « Hôpital, patients, santé, territoires ». Toutefois, Yvon Berland, s’est défendu d’avoir conceptualisé le transfert de tâches pour en faire un outil d’économie.

 

Mme Danièle Levy, chercheur au Centre de sociologie et de démographie médicale (CSDM) a présenté les résultats de l’étude commandée par le CNPS sur le transfert de tâches à l’étranger, qui démontre que celui-ci ne fonctionne, en réalité, que dans le cadre hospitalier, et dans la mesure où les professionnels de santé sont salariés.

 

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Du côté des libéraux, si le mode de paiement est un obstacle, la disponibilité des « receveurs » de tâches potentiels que pourraient être, dans notre pays, les infirmiers et les kinés dont l’emploi du temps est déjà à saturation, en un autre. Pour que le transfert de tâches fonctionne entre libéraux, il faut une attente des « donneurs » de tâches et des « receveurs », car la démarche peut s’avérer difficile quand les changements sont imposés par une autorité centralisée, alors qu’elle peut être bien acceptée quand elle émane des professionnels eux-mêmes.

Le CNPS a rappelé sa position en faveur d’une coopération entre les professionnels de santé, souhaitée et organisée par eux dans un cadre libéral, et non imposée par décret pour calquer au monde libéral des modèles étatiques pour faire du dumping sur la valeur des actes.

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