| CNPS Express - 19 mai 2010 |
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Sommaire
Un plan d’action pour les territoires médicalement sous-dotés
avec 250 maisons de santé
Lors du Comité interministériel d’aménagement et de
développement du territoire (CIADT) organisé
mardi dernier, le premier ministre a annoncé une quarantaine de mesures
visant à améliorer l’offre de soins dans les territoires médicalement
sous-dotés.
D´ici
à 2025, le nombre de médecins va baisser de 10% et la densité médicale, de 15%.
De plus, les disparités territoriales restent importantes : « on constate des variations de un à huit pour
les infirmiers libéraux et de un à quatre pour les kinésithérapeutes et les
dentistes », selon le CIADT.
Estimant
que les maisons de santé pluridisciplinaires constituent « une réponse adaptée aux besoins des populations
et aux évolutions des modes d’exercice des professions médicales »,
l’Etat participera à leur financement à hauteur de 25 à 35%, aux côtés des
collectivités territoriales. Le CIADT prévoit le financement de 250 maisons sur
la période 2010-2013, pour un montant de 2,5 millions d’euros par an.
Un
comité régional de sélection des projets associera l´Agence régionale de santé
(ARS) et les préfets, en concertation avec les collectivités territoriales et
les représentants des professionnels.
Le
CIADT prévoit aussi des incitations à exercer dans ces territoires pour les
jeunes professionnels de santé : 400 contrats d´engagements de
service public en milieu rural sont prévus pour 2010-2012. Les étudiants en
médecine s´engageant à exercer dans ces zones, pour une durée équivalente à
celle de leurs études, se verront attribuer une bourse de 1.200 euros par mois
et disposeront d’un logement privatif au sein des maisons de santé.
Elections
professionnelles : le calendrier
Les
élections professionnelles aux Unions régionales des professions de santé
(URPS), auront lieu, selon un calendrier diffusé par le cabinet de la ministre
de la santé, le 29 septembre pour les médecins. Suivront ensuite, le 16 décembre
les masseurs-kinésithérapeutes, les pharmaciens, les chirurgiens-dentistes et
les infirmiers libéraux.
La
désignation des membres des URPS par voie d’élections ne concerne que les
élections des professions dont l’effectif est supérieur à 20 000, ce seuil
devant être précisé dans un prochain décret.
La CNSD
va créer un Observatoire de la santé des chirurgiens-dentistes
Dans
le cadre de la première édition des « Rencontres de la CNSD » intitulée «
Prenons soin de nous » et consacrée à la pénibilité du métier de
chirurgien-dentiste, le syndicat a annoncé la création d’un Observatoire de la
santé des chirurgiens-dentistes. Sa mission sera de regrouper un maximum de
données sur ce sujet auprès de la caisse de retraite, de la MACSF et des
caisses d’assurance maladie. Industrie et distribution seront également
sollicitées. L’objectif clairement affiché de cet Observatoire sera la
prévention : comment éviter le « burn-out », les troubles musculo-squelettiques
et autres pathologies, à l’heure de la réforme des retraites où un allongement
de la durée d’activité se profile.
Contestation
tarifaire : La CSMF dénonce les intimidations des Caisses
« Les
médecins ont décidé de poursuivre le mouvement de contestation tarifaire parce
que les annonces du Président de la République, et le contenu du Règlement
arbitral - qui repoussent à 2011 le C à 23 € et le C2 à 46 €, tout en laissant
de côté les spécialités cliniques et le paiement de la permanence des soins
pour les spécialistes en établissement -, ne sont pas les réponses
attendues » explique la Confédération de syndicats médicaux français
(CSMF).
Le
syndicat dénonce la « vaste campagne d'intimidation » des caisses face
à l'ampleur du mouvement.
Cette
campagne prend la forme d'appels téléphoniques, au cours desquels les acteurs
des caisses laissent entendre au médecin, qu'il est le seul à coter C à 23 €,
et qu'il ferait mieux d'arrêter afin d'éviter des ennuis.... Les médecins
reçoivent aussi des lettres de menaces de la part des caisses, invoquant, dans
certains cas, la décision du Président de la République de revaloriser la
consultation à 23 € au 1er janvier 2011. Enfin, et c'est illégal, certaines
caisses rejettent purement et simplement les feuilles de soins, alors qu'elles
devraient les rembourser 22 €, préférant ainsi pénaliser délibérément les
patients pour qu'ils se retournent contre leur médecin.
La
CSMF dénonce les intimidations des Caisses d'Assurance Maladie qui tentent de
faire obstacle à un mouvement syndical justifié par le non respect des
engagements du gouvernement et des caisses d'assurance maladie, et appelle les
médecins à redoubler leur mobilisation.
Le SML
vote à l’unanimité la poursuite de la grève des télétransmissions
Lors
de son assemblée générale, mercredi dernier, le Syndicat des médecins libéraux
(SML) a dénoncé « l’immobilisme et
le manque d’audace » du « règlement
arbitral », et noté qu’aucune des propositions transmises n’a été
prise en compte « malgré leur
faisabilité et leur nature à répondre aux préoccupations actuelles des médecins
libéraux. »
De
plus, le montant de la consultation généraliste n’a toujours pas été porté à la
hauteur de celle qui est due à tous les spécialistes, à savoir 23€. « Le retard de cette mesure prise en 2007 n’a
que trop duré, alors que les médecins libéraux ont fait les efforts nécessaires
pour que cette mesure soit applicable sans grever le budget de l’assurance
maladie et sans délai surréaliste », souligne le syndicat dans un
communiqué.
Le
SML appelle donc à poursuivre la grève des télétransmissions. Par ailleurs, il
approuve la décision d’un boycott du dispositif de développement professionnel
continu (DPC), si les décrets d’application « n’intègrent pas l’indispensable présence des médecins libéraux dans
l’organisme de gestion. »
Le
projet que le SML portera pour les futures élections aux URPS a également été
validé lors de cette AG : il apporte « des innovations précises pour l’ensemble des médecins, de manière à
placer l’ensemble du corps médical dans une position active et efficiente face
aux agences régionales de santé (ARS) et aux caisses d’assurance maladie. »
Le SML ira à la rencontre des médecins libéraux pour le présenter.
Les
syndicats de Kinés appellent à 2 journées de manifestation
« Devant l’absence d’écoute des pouvoirs
publics, devant la paupérisation de la profession, devant le manque
d’attractivité pour les jeunes, devant les difficultés croissantes pour exercer
correctement et pleinement leur métier, devant la complexification
administrative croissante, les masseurs-kinésithérapeutes descendent dans la
rue ».
La
Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) et
l’Union nationale des syndicats de masseurs-kinésithérapeutes libéraux (UNSMKL)
regroupant Objectif kiné (OK) et le Syndicat national des
masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR) se sont rencontrés le 11 mai
dernier et ont décidé d’organiser deux grandes journées d’action. La première
est prévue le vendredi 28 mai devant toutes les CPAM de France et la seconde à
Paris le jeudi 10 juin.
La
profession est exaspérée face à l’absence de revalorisations tarifaires depuis
de trop nombreuses années et a décidé de le faire savoir, bruyamment !
Lire le communique de la FFMKR
DPC : le SNMKR appelle à manifester pour l’obtention d’un
collège masseurs-kinésithérapeutes
Dans
le cadre de la mise en place du développement professionnel continu (DPC), le
Syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR), s’oppose
à la création d’un collège hétéroclite qui regroupe les différentes professions
paramédicales, rappelle-t-il dans un communiqué.
Le
SNMKR fait remarquer que les médecins, les pharmaciens, les dentistes et les
sages-femmes ont obtenu leurs propres collèges dédiés, alors que les
kinésithérapeutes sont « mis dans un
sac fourre-tout. »
Estimant
que cette « décision arbitraire »
met à mal un nouvel acquis social, le SNMKR réclame la création d’un collège
spécifique à cette profession, et appelle les manifestants à ajouter cette
revendication le 28 mai, à l’occasion d’une journée nationale d’action.
La FNP
reçue au cabinet de la Secrétaire d'Etat aux Aînés
La
Fédération Nationale des Podologues (FNP), a été reçue le 7 mai par le
Secrétariat d'Etat aux Aînés et a saisi cette occasion pour tirer la sonnette
d’alarme sur le comportement de nombreux EHPAD. Ces derniers font «
pression sur les podologues qui ont une activité dans l'établissement pour
signer des conventions individuelles avec des tarifications d'exercice
totalement inacceptables, autour de 15 euros l'acte, assortis d'une limitation
de soins à 4 séances par patient et par an.
La
représentante de la Secrétaire d'Etat s'est dite « surprise de telles
pratiques alors qu'un décret est en cours d'examen pour modifier la
tarification au niveau des EHPAD concernant d’une part le médecin coordonnateur
et d’autre part l’obligation pour chaque professionnel de santé de passer une
convention ». Le cabinet de la Secrétaire d'Etat a confirmé que la
fixation du tarif devra faire l’objet d’une négociation entre le professionnel
et l’EHPAD. Dans ce cadre, une enveloppe globale par patient pour les soins et
l’hôtellerie est attribuée à ces établissements, enveloppe qui est en
augmentation par rapport au précédent mode de financement, et plus intéressante
pour l’EHPAD.
La
FNP considère que le texte en préparation « devrait être une avancée, avec
la rémunération du temps de coordination », mais le syndicat reste
vigilent sur les comportements des établissements qui seraient en contradiction
avec les règles nouvelles.
La FNO
mobilise pour son XXVème congrès
«
L’orthophoniste, acteur de santé pour tous les âges de la vie », tel est le
thème central du XXVème congrès de la Fédération Nationale des Orthophonistes (FNO)
qui se déroulera en Auvergne, à Vichy les 10, 11 et 12 juin 2010.
Après
une journée statutaire le 10 juin qui verra l’élection de son nouveau bureau,
le congrès engagera, notamment, une réflexion de fond sur la place et les
missions des orthophonistes, acteurs de santé, dans le cadre de la
réorganisation du paysage sanitaire en France.
Vieillissement de la population et dépenses de
médicaments : Le LEEM organise une conférence
Les Entreprises du médicament (LEEM) organiseront
une conférence de presse à Paris, le 26 mai prochain, autour de l’effet du vieillissement
de la population sur les dépenses de médicaments remboursables en France à
l’horizon 2029.
A
cette occasion, le LEEM présentera une étude prospective inédite, menée par le
Collège des économistes de la santé (CES) avec le concours de l’Inserm.
Les
auteurs ont utilisé un modèle de micro-simulation dynamique appliqué à
plusieurs scenarii de vieillissement qui tiennent compte à la fois des
changements dans la structure de la population, d’un possible vieillissement en
bonne santé et de nouvelles évolutions dans la mortalité des Français.
Aujourd’hui,
20% des Français ont plus de 60 ans : ils représentent deux tiers des
personnes en affection longue durée (ALD) et 45% des dépenses de santé.
Calendrier :
les rendez-vous des libéraux de santé
La FHP
organise la 3ème édition des Trophées de l’Hospitalisation Privée le 26 mai
2010 à Paris
La FNO organisera son XXVème Congrès fédéral à Vichy les 10, 11 et
12 juin
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