| CNPS Express - 16 juin 2010 |
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Sommaire
Manifestation du 10 juin : les kinés reçus au ministère de la
santé
Jeudi dernier, plus de 3.000
kinésithérapeutes ont répondu à l’appel de la Fédération française des
masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) et du Syndicat national des
masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR). Ils ont défilé à Paris avant
de se rassembler devant le ministère de la Santé pour « crier leur exaspération
» et dénoncer « la paupérisation de la profession. » Une délégation a ensuite
été reçue par la ministre.
Les manifestants ont
notamment exigé une revalorisation de leur acte de base bloqué et de leur
indemnité de déplacement. Ils ont également dénoncé une complexification
administrative croissante, l'absence de vie conventionnelle et d'écoute des
pouvoirs publics ainsi que la mise en
place des forfaits par pathologie.
La FFMKR déçue de l’entrevue avec la ministre
La
délégation reçue au ministère de la santé a à nouveau exprimé son
mécontentement de voir les référentiels publiés sans que les outils, notamment
de télétransmission, permettant de les appliquer « soient opérationnels »,
indique la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs
(FFMKR) dans un communiqué.
Cette
« complexification du dispositif » pourrait pousser les professionnels à « ne
pas appliquer les référentiels, voire à entrer en opposition », indique la
FFMKR.
Elle
exige aussi que ces référentiels soient également applicables aux centres de
rééducation fonctionnelle (CRF) et aux centres de soins de suite et de
réadaptation (SSR).
L’entrevue
avec la ministre semble pourtant n’avoir débouché sur rien de concret : « alors
que des réelles avancées étaient envisageables, il n'en fut rien », déplore la
FFMKR.
Lire le
communiqué de la FFMKR
URKEL : le SNMKR dénonce une « étatisation » de la santé
En
marge de la manifestation du 10 juin, le Syndicat national des
masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR) a dénoncé la création d’Unions
régionales des kinésithérapeutes d’exercice libéral (URKEL), qui découle de la
mise en place des Agences régionales de santé (ARS).
Soulignant
que la création des URKEL est « totalement imposée » par le gouvernement, le
SNMKR dénonce « une véritable «étatisation» de la santé » qui « entraînera une
énième cotisation obligatoire pour tous les masseurs-kinésithérapeutes libéraux».
Le
SNMKR manifeste son opposition fondamentale à une « mauvaise loi » qui
pénalisera encore davantage les praticiens et les patients, et rappelle que la
représentativité des masseurs-kinésithérapeutes « est indispensable dans les
élections aux URPS, pour faire valoir les quelques droits qui nous restent ».
Refus de soins : la CNS prône le testing
Dans un rapport sur le refus
de soins, publié jeudi dernier, la Conférence nationale de santé (CNS) a
demandé à ce que les outils juridiques de lutte contre ce phénomène soient
inscrits dans le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale
(PLFSS) pour 2011 ou dans la prochaine loi de santé publique.
La CNS émet plusieurs
recommandations, notamment le développement d’outils juridiques pour la
protection des droits des usagers. Elle suggère ainsi de légaliser la pratique
du « testing » et « d’autoriser le plaidoyer pour autrui », notamment par le
biais d’associations de santé agréées. La CNS estime aussi que les agences
régionales de santé (ARS) devraient faire figurer un volet consacré à la lutte
contre les refus de soins dans leur projet régional.
Consulter le
rapport de la CNS
La CNSD propose cinq pistes d’amélioration
Après
la parution du rapport de la Conférence nationale de santé (CNS), la
Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) a émis cinq propositions
à l’attention des directeurs du Fonds CMU-C et de l’assurance maladie :
-
instaurer un engagement de suivi avec le patient, afin que tous les rendez-vous
pris soient honorés
-
faire en sorte que chaque bénéficiaire de la CMU-C ait une carte de
télétransmission personnelle
-
rémunérer les soins non achevés du fait du patient, que ce soit par abandon ou
par perte des droits CMU-C
-
réévaluer les honoraires des actes opposables et des forfaits CMU-C
-
désigner un interlocuteur unique dans chaque CPAM pour améliorer les réponses
aux problèmes rencontrés
« Si, pour le moment, le projet de
rapport laisse apparaître que les propositions retenues concernent
essentiellement le repérage des professionnels refusant les soins avec, à la
clef, des sanctions, des pénalités, etc. il apparaît indispensable de ne pas
oublier l’objectif premier : que les patients soient soignés »,
conclut la CNSD.
La CSMF dénonce la confusion des genres à la CNS
La
Confédération des Syndicats médicaux Français (CSMF) a dénoncé le dernier
rapport du CISS proposant la mise en œuvre du testing auquel elle a d’ailleurs
refusé de participer. La CSMF rappelle qu’elle boycotte cette instance « depuis
que son président a tenu des propos antilibéraux et diffamatoires sur les
médecins ». En outre, souligne le syndicat « le président de cette organisation
pratique une insupportable confusion des genres avec ses fonctions militantes
de président du Collectif interassociatif sur la santé (CISS), si bien que les
professions libérales de santé ont été totalement marginalisées des débats qui
se transforment le plus souvent en tribunal de l’inquisition».
La
CSMF rappelle qu’elle avait formulé dès 2006 un ensemble de 7 propositions pour
un pacte social au gouvernement et aux caisses d’assurance maladie pour
résoudre les problèmes de refus de soins pouvant se poser. Ces propositions qui
allaient du « Rappel auprès des médecins et des patients de leurs obligations
et devoirs respectifs en matière de prise en charge de la CMU à l’assurance
pour les médecins d’être honorés en temps et en heure, en passant par des
dispositifs de lutte contre les rendez-vous non honorés par les patients.
Propositions non reprises par la CNS, déplore la CSMF qui demande au gouvernement
de « ne pas ajouter de nouvelles mesures à celles qui pèsent déjà sur
l’exercice libéral en y ajoutant le testing ».
Les orthophonistes de la FNO passent à l’action
Lors de son XXVème congrès
fédéral, qui s’est tenu du 10 au 12 juin à Vichy, la Fédération nationale des
orthophonistes (FNO) a manifesté son mécontentement face au refus du directeur
général de l’UNCAM de prendre en compte l’engagement conventionnel des
orthophonistes, dénonçant une « mascarade de relations conventionnelles » et
face au retour de la maîtrise comptable.
Lors de ce congrès, le
Conseil d’administration fédéral a dénoncé : le blocage des négociations avec
les caisses d’assurance maladie et la non reconnaissance de l’engagement des
orthophonistes dans le contrat conventionnel depuis 2002, la stagnation de la
rémunération des orthophonistes salariés à un niveau à peine supérieur au SMIC,
la cure d’austérité imposée aux orthophonistes depuis 8 ans qui se traduit par
une érosion continue de leurs revenus, l’absence de décision politique de la
Ministre de la santé qui permettrait l’intégration de la formation initiale des
orthophonistes au niveau Master, la mise en œuvre annoncée d’une maîtrise
comptable des dépenses d’assurance maladie et donc des dépenses d’orthophonie
qui pourraient porter atteinte à la qualité des soins, et la suppression de la
formation continue conventionnelle.
Lors de ce congrès, les
orthophonistes ont interpellé directement le Président de la République et ont
soutenu la demande d’audience faite par la Présidente de la Fédération
Nationale des Orthophonistes au chef de l’Etat. Le conseil d’administration a
décidé d’engager, dès le mois de juillet, des actions nationales dans toute la
France, actions qui s’inscriront dans la durée pour dénoncer la cure
d’austérité imposée à toute la profession. La première action de mobilisation
est prévue le premier week-end du mois de juillet.
Les congressistes ont posté
500 cartes postales de protestation au chef de l’Etat et ont procédé à un
lâcher de ballons symbolique devant la Poste de Vichy.
Le Conseil d'administration
de la FNO a également élu son nouveau bureau fédéral, pour un mandat de trois
ans. Nicole DENNI-KRICHEL a été reconduite dans ses fonctions de Présidente, et
Patrick PERIGNON, par ailleurs Secrétaire général du CNPS a été reconduit au
poste de Vice-Président chargé de l’exercice libéral.
Sages-femmes : l’ONSSF appelle à la grève et à une manifestation
vendredi
A la suite de l'échec d'une
nouvelle discussion tarifaire avec l'assurance maladie, l’Organisation
nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF) appelle les sages-femmes
libérales et salariées à manifester à Paris le 18 juin, de la place de la
République à Bercy, devant le ministère du Budget, où l’ONSSF espère être reçue
par le ministre.
«
Le malaise est grandissant dans la profession, qui se sent invisible et ignorée
par les pouvoirs publics, alors que les sages-femmes sont présentes à chaque
grossesse ou accouchement auprès de la population »,
souligne l’ONSSF. On compte 23.000 sages-femmes en France, dont 3.200 exercent
en libéral.
Aujourd’hui, « la sage-femme libérale est confrontée à
des revenus trop bas pour assurer la survie de son activité », estime
l'ONSSF, qui demande une revalorisation à 3€ de la lettre clé SF, bloquée à
2,65€ depuis 2002. « Conscientes d'être
en période de crise, nous demandons seulement un rattrapage du coût Insee de la
vie depuis huit ans. »
En effet, le revenu annuel
des sages-femmes, déjà le plus bas de toutes les professions de santé, y
compris les auxiliaires médicaux, est en baisse depuis trois ans, rendant difficile « l’existence même de certains
cabinets de sages-femme. »
La lettre clé SF représente « 90% de l'activité d’une sage-femme
libérale. » A ce titre, la proposition faite par la caisse d'assurance
maladie de faire passer la consultation de grossesse, qui représente 10% de
l’activité, de 19 à 21 euros « ne
résoudra pas le problème financier des sages-femmes libérales », estime
l’Organisation. De plus, le tarif de cette consultation resterait inférieur à
ceux accordés aux généralistes pour les mêmes prestations.
Le vice-président de la FNP élu administrateur de la Fédération
internationale de podologie
La podologie française a été remarquée lors du
congrès mondial d’Amsterdam, organisé par la Fédération internationale des
podologues qui s’est tenu du 12 au 15 mai, rapporte la presse.
Alors que les professionnels
anglo-américains souhaitaient remplacer le terme « podologue » par celui de «
podiatre », la France, soutenue par de nombreux pays européens et le Maroc, a
obtenu le rejet de cette proposition.
De plus, le vice-président
de la Fédération nationale des podologues (FNP) a été élu administrateur de la
Fédération internationale, présidée dorénavant par la Britannique Janet McInnes
et vice-présidée par l’Américain Joe Caporusso.
Le vice-président de la FNP
a également été réélu à la présidence de l’organisation européenne des
podologues, qui a été renommée "Conseil européen des podologues". La
FNP se réjouit de l’influence de la France sur la podologie mondiale.
Préparations officinales : l’UNPF demande un nouveau décret
L’UNPF a récemment demandé,
lors d’un rendez-vous avec la ministre de la Santé, que soit rédigé un nouveau
décret relatif au régime d’autorisation des préparations officinales. Cette
demande porte sur la limitation des «
préparations dangereuses » aux préparations cancérogènes, mutagènes et
reprotoxiques.
En attendant d’être
entendue, l’UNPF recommande aux pharmacies sous-traitantes et à celles qui
effectuent des préparations cancérogènes et reprotoxiques de déposer au plus
vite une demande d’autorisation.
La Fondation des Entreprises du Médicament prolonge son appel à
projets
La Fondation des Entreprises
du Médicament pour l’accès aux soins, structure placée sous l’égide de la
Fondation de France, prolonge son appel à projets 2010 jusqu’au 25 juin.
L’objectif est de soutenir
des projets associatifs dans ces deux domaines : les maladies rares ou
chroniques, et la réduction des vulnérabilités et des inégalités sociales de
santé.
Télécharger le
dossier de candidature
Calendrier : les rendez-vous des libéraux de santé
La Fédération internationale des podologues (FIP)
organise trois nouvelles journées d’installation : le 28 juin 2010 à Paris, le 17 septembre à Rennes et le 15
octobre à Lyon. La CSMF organisera sa XVIème université d’été à Cannes les 24, 25 et 26 septembre prochain à l’attention de ses cadres syndicaux.
N’hésitez
pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les
relayer cnps@cnps.fr
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