CNPS Express - 23 juin 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sommaire

 

  • Le gouvernement installe une mission sur les « nouveaux métiers en santé »
  • Mission Hubert : la remise du rapport décalée à début octobre
  • Maintien à domicile des personnes âgées : la mission "vivre chez soi" présente 18 préconisations
  • 1ère journée interprofessionnelle du CDPS 85 : 120 professionnels au rendez-vous
  • Face au « mépris » du gouvernement, la CSMF appelle à durcir la contestation tarifaire
  • Les sages-femmes ont manifesté à l’appel de l’ONSSF
  • Réforme des retraites : la FFMKR réagit aux propositions du gouvernement sur la pénibilité
  • Le SML « totalement opposé » au transfert des renouvellements de contraceptifs oraux
  • L'Ordre infirmier sommé de baisser sa cotisation annuelle sous peine d'être réduit aux seuls libéraux
  • Podologues : nouveau renforcement de la présence française en Europe
  • Christian Lajoux réélu à la Présidence du LEEM
  • Calendrier : les rendez-vous des libéraux de santé

 

 

Le gouvernement installe une mission sur les « nouveaux métiers en santé »

 

Malgré l’opposition manifestée par les libéraux de santé via le CNPS – qui privilégie la piste de la coopération professionnelle –, le gouvernement persiste à vouloir créer des « métiers intermédiaires » entre paramédicaux et médecins, dans l’objectif de « surmonter la bipolarité » du système de soins français et… de réaliser de nouvelles économies.

 

Dans un courrier adressé aux membres d’une nouvelle mission de réflexion sur ce thème, les ministres de la santé et de la recherche leur demandent d’évaluer les besoins en « professionnels de niveaux intermédiaires », de déterminer les spécialisations à créer ou à développer, et de voir comment les intégrer aux équipes en place et à l’évolution des pratiques.

 

« Surmonter la bipolarité de notre système de santé en facilitant la formation et l’emploi de professionnels de niveaux "intermédiaires" constitue un enjeu décisif pour notre système de santé », estiment les deux ministres.

 

Lire le courrier

 

 

 

Mission Hubert : la remise du rapport décalée à début octobre

 

Depuis le 16 avril, le président de la République a chargé la présidente de la Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile (FNEHAD) d'organiser une vaste concertation sur l’exercice libéral des professions de santé.

 

Elle devrait rendre ses propositions de modernisation début octobre au lieu de fin septembre, pour éviter la concomitance avec les élections des médecins aux Unions régionales des professions de santé (URPS), prévue le 29 septembre.

 

 

 

Maintien à domicile des personnes âgées : la mission "vivre chez soi" présente 18 préconisations

 

La mission "vivre chez soi" lancée en février 2010 par le secrétariat d'Etat aux aînés et visant à proposer des mesures concrètes pour faciliter le maintien à domicile des personnes âgées, a formulé 18 préconisations. Elles s’articulent autour des axes suivants : améliorer le cadre de vie de ces populations, accompagner la modernisation des services à la personne, faciliter l'accès aux technologies et aux services du "vivre chez soi" et encourager le développement d'une offre adaptée.

 

 

 

1ère journée interprofessionnelle du CDPS 85 : 120 professionnels au rendez-vous

 

Le 17 juin, CDPS 85 a organisé une journée sur « la prise en charge du malade atteint de la maladie de Parkinson : coordination des soins et coopération entre professionnels de santé » pour « réaffirmer et s’il en est encore besoin que le patient reste au cœur des préoccupations de tous les professionnels de santé libéraux, à l’occasion de sa première journée interprofessionnelle ».

 

« Cette journée est aussi venue prouver que le développement et l’amélioration constante de la prise en charge globale du patient sont la priorité et la finalité même des différentes professions. Les professionnels de santé sont des acteurs de terrain et sont parmi les plus à même de définir et de mettre en œuvre les moyens d’optimiser les soins et traitements adaptés à chaque patient », rappelle le CDPS 85. 

 

Plus de 120 professionnels de santé, ainsi que des représentants des tutelles ont répondu présents pour assister aux différents exposés de cette journée destinés à permettre à tous de mieux cerner les champs d’intervention de chacune des nos professions et mieux comprendre le rôle joué par chacun.

 

Voir l’article paru dans Ouest France

Voir l’affiche

 

 

Face au « mépris » du gouvernement, la CSMF appelle à durcir la contestation tarifaire

 

Depuis les annonces présidentielles du 16 avril, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) constate que rien de positif ne s’est produit pour les médecins libéraux. L’accumulation de retards dans la concrétisation de la revalorisation du C à 23€, signée en 2007, a « permis au gouvernement et aux caisses d’économiser 1,120 milliard d’euros sur le dos des généralistes en 4 ans. »

 

Elle dénonce aussi « le retour de la maîtrise comptable pure et dure, avec un Ondam opposable et dégressif pour les prochaines années et le conditionnement des revalorisations d’honoraires au respect d’objectifs opposables de maîtrise comptable, imposés unilatéralement aux médecins. »

 

De plus, le « nettoyage » des mesures coercitives de la loi HPST « n’a pas eu lieu. Pire, certaines officines tentent de remettre en selle des mesures qui n’avaient pas été retenues lors des débats », s’agace la CSMF en rappelant les principaux points qui portent atteinte à l’exercice de la médecine libérale.

 

« Les médecins libéraux voient bien que rien de positif ne s’est produit concrètement. Les seules actions du gouvernement ont été négatives ou coercitives », conclut la CSMF en appelant à un durcissement du mouvement de protestation tarifaire engagé le 12 avril, en réponse au « mépris » du gouvernement.

 

Enfin, pour « protéger les médecins contre l’excès de zèle des caisses », la CSMF a mis en place SOS-Caisses, une écoute destinée à défendre les médecins contre les pressions, le harcèlement et les intimidations des CPAM.

 

Lire la note de presse de la CSMF

 

 

Les sages-femmes ont manifesté à l’appel de l’ONSSF

 

A l’appel de l’Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF), les sages-femmes ont massivement participé, le 18 juin 2010 à Paris, à la journée de protestation organisée contre le refus de l’UNCAM de revaloriser leur rémunération. « Cette première journée de mobilisation nationale marque l’entrée en résistance des sages-femmes, bien décidées à se faire entendre » explique le syndicat.

 

Les sages-femmes réclament un relèvement de la cotation des actes codifiés par la lettre-clé SF, qui représentent 90% de leur activité, pour la porter à 3 euros. Ce tarif est actuellement « bloqué à la même valeur (2,65 euros) depuis 2002 », a rappelé l'ONSSF. « C’est un rattrapage sur le coût de la vie. On a les revenus les plus bas de toutes les professions de santé. »

 

Les sages-femmes veulent aussi que les actes de consultation qu'elles peuvent pratiquer au même titre que les médecins soient tarifés de manière identique. L'ONSSF revendique également une meilleure reconnaissance professionnelle.

 

Le ministère du Budget a refusé de recevoir une délégation syndicale. L’ONSSF, qui a déjà recueilli plus de 30 000 pétitions de soutien, annonce d’autres actions à la rentrée.

 

Lire le communiqué de l’ONSSF

 

 

Réforme des retraites : la FFMKR réagit aux propositions du gouvernement sur la pénibilité

 

La Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) dénonce les propositions du gouvernement sur la pénibilité et exige la reconnaissance de cette pénibilité pour les kinés.

 

La pénibilité sera jugée au cas par cas, par individu, et reconnue dès lors que l’inaptitude au travail sera constatée médicalement, comprend la FFMKR. Il ne s’agit donc pas d’une reconnaissance par métier mais « la transformation de l’inaptitude au travail en retraite précoce, et donc un transfert du régime de l’assurance maladie vers celui de la vieillesse. »

 

La FFMKR dénonce ce choix de la pénibilité évaluée individuellement et s’inquiète de son application, appelée à être « inéluctablement étendue aux professionnels de santé en général, et aux masseurs-kinésithérapeutes en particulier. »

 

Lire la synthèse de l'enquête LH2/CARPIMKO sur la pénibilité des auxiliaires médicaux

 

 

 

Le SML « totalement opposé » au transfert des renouvellements de contraceptifs oraux

 

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) et le Syndicat des gynécologues libéraux (SGL) expriment, dans un communiqué commun, leur « totale opposition » au transfert de compétence que constitue le renouvellement de la prescription des contraceptifs oraux par les infirmières.

 

Les organisations estiment qu’il s’agit d’une « parfaite illustration des effets nocifs de la notion de transfert de tâche », à la place de laquelle le SML réclame une délégation dont le médecin devra être le régulateur. « Il en va de la crédibilité et de la sécurité des actes médicaux en France. »

 

Lire le communiqué du SML

 

 

 

L'Ordre infirmier sommé de baisser sa cotisation annuelle sous peine d'être réduit aux seuls libéraux

 

« Si vous ne décidez pas ce soir de baisser votre cotisation, l'Ordre sera réduit aux seuls libéraux et vous en porterez la responsabilité. » C’est en substance ce dont le ministère de la santé menace l’Ordre national des infirmiers (ONI), si cet Ordre persiste à ne pas vouloir abaisser le coût de sa cotisation annuelle de 75€ à 20€.

 

Pour l’ONI, cette attitude « relève de la maltraitance », d’autant plus que la ministre soutient une proposition de loi qui permettrait aux infirmiers salariés de se dispenser d’une inscription à l’ONI. De plus, une cotisation annuelle d’environ 20€ représenterait « une somme insuffisante pour que l'Ordre assume l’ensemble de ses missions. »

 

Lire le communiqué de l'ONI

 

 

Podologues : nouveau renforcement de la présence française en Europe

 

Le 10 juin 2010 à Rome, lors de l’assemblée générale du Conseil européen des professions libérales (CEPLIS), qui est la plus haute instance représentative au niveau européen, la présence française a été renforcée avec l’élection, au Bureau du CEPLIS, du vice-président de la Fédération nationale des podologues (FNP), fait savoir la FNP.

 

 

Christian Lajoux réélu à la Présidence du LEEM

 

Christian Lajoux, président du LEEM depuis 2006, a été réélu à l’unanimité, le 15 juin 2010, par le Conseil d’administration de cette organisation. Il s’agit de son troisième mandat, qu’il compte utiliser afin de « projeter le LEEM dans la perspective des années 2020 pour contribuer à faire de la France un pays compétitif dans les sciences du vivant. »

 

En effet, le président souhaite pour mettre en place un nouveau plan stratégique : « notre environnement évolue, nous devons adapter nos actions collectives à la mutation de notre secteur, notamment en renforçant les partenariats public-privé et en développant de nouvelles alliances. »

 

Le CNPS lui adresse ses chaleureuses félicitations.

 

Lire le communiqué du LEEM

 

 

Calendrier : les rendez-vous des libéraux de santé

 

La Fédération nationale des podologues (FNP) – et non la FIP, comme indiqué précédemment – organise deux journées d’installation à destination des podologues, le 17 septembre à Rennes et le 15 octobre à Lyon.

 

La FNP organise aussi, les 25 et 26 juin 2010, une formation sur la podologie du sport.

 

Renseignements : http://www.fnp-online.org/

 

La CSMF organisera sa XVIème université d’été à Cannes les 24, 25 et 26 septembre prochain à l’attention de ses cadres syndicaux.

 

 

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