Le CNPS rejette la représentation symbolique des libéraux de santé dans la CNS
Le Centre national des professionnels de santé (CNPS), première organisation intersyndicale des libéraux de santé, dénonce avec force le projet de décret modifiant la composition de la Conférence Nationale de Santé (CNS).

Ce projet vise à réduire le nombre de membres de cette institution afin, explique-t-on « de la rendre plus représentative ». Ainsi, la CNS serait composée de 79 membres avec voix délibérative, contre 113 précédemment.

Les libéraux de santé se retrouveraient, une fois de plus, marginalisés en ne disposant plus que de 5 sièges au lieu de 13, dont au moins un représentant des médecins généralistes et un représentant des infirmiers.

Un tel scénario est totalement inacceptable !

Par ailleurs, il ferme la porte à une représentation juste de la diversité des professions libérales de santé, et nie la médecine spécialisée de proximité.

Le CNPS demande de toute urgence la modification de ce projet de décret afin de donner aux libéraux de santé la place légitime qui leur revient au sein d’une telle structure. Il n’est pas envisageable de concevoir cette instance supposée favoriser le dialogue et la concertation entre les différents acteurs du système de santé, avec une représentation à peine symbolique des libéraux de santé.

Le CNPS, qui déplore par ailleurs la dérive actuelle de cette institution, devenue au fil du temps un tribunal de l’inquisition des professionnels libéraux de santé, sous l’impulsion de son président actuel, refuse que la CNS devienne un CISS bis.

Aussi, les libéraux de santé sont déterminés à ne pas cautionner une telle mascarade et pourraient refuser de siéger dans une assemblée où ils se retrouveraient ultra-minoritaires.

 
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