Bilan de la CMU
La ministre de l´Emploi et de la Solidarité, Elisabeth Guigou, s´est félicité du bilan positif de la Couverture maladie universelle dressé par l´Inspection générale des affaires sociales (IGAS) dans un rapport publié le 20 février.



Les inspecteurs de l´IGAS , Yves Carcenac et Evelyne Liouville, décrivent en effet la CMU comme une "une grande réforme sociale" à la mise en place "rapide et réussie". "Elle est vécue comme une grande avancée sociale par la quasi-totalité des personnes rencontrées au cours de l´enquête", ont-ils souligné. Mais ils ont aussi pointé quelques failles dans ce dispositif, créé le 27 juillet 1999 pour permettre l´accès aux soins des plus défavorisés, et dont 4,8 millions de personnes bénéficient à ce jour en France. Certaines, comme le fameux "effet de seuil" viennent d´être prises en compte par le ministère, a rappelé Elisabeth Guigou. Le plafond de ressources a ainsi été porté en décembre 2001 à 562 euros par mois pour une personne seule, et le plafond de dépense dentaire a été supprimé.

La ministre a d´autre part confirmé l´entrée en vigueur des mesures prises pour atténuer l´"effet de seuil" sur les sortants de la CMU. Ils seront désormais dispensés pendant un an d´avancer leurs frais de santé. Et recevront une aide d´environ 115 euros pour obtenir une couverture complémentaire auprès de l´organisme de leur choix, au cas où leurs nouvelles ressources dépasseraient de moins de 10% le plafond des 562 euros.
Par ailleurs, les personnes qui se sont vu refuser la CMU et dont le revenu dépasse de moins de 10% le plafond auront également droit à cette aide.

Il reste encore à améliorer l´information du public, la coopération entre ceux qui interviennent auprès des demandeurs de CMU -des services sociaux aux hôpitaux- et la gestion du dispositif, ont préconisé les inspecteurs de l´IGAS . Le rapport demande aussi un règlement plus rapide des soins donnés par les professionnels de santé aux bénéficiaires de la CMU, souvent payés hors des "délais normaux". Quitte à embaucher dans les caisses mais aussi à prendre des sanctions contre les organismes complémentaires qui manquent à leurs obligations. Dans ce cas, Yves Carcenac et Evelyne Liouville prévoient le "retrait des listes préfectorales

 
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