Le CNPS demande au Gouvernement d’agir face aux provocations du centre de formation PESSOA

Le CNPS, intersyndicale des libéraux de santé, qui fédère la quasi-totalité des syndicats de professionnels libéraux de santé, avait écrit au Premier Ministre pour qu’il se saisisse du dossier du centre de formation privé portugais PESSOA. 

La Ministre de l’Enseignement Supérieur, qui avait vertement critiqué les libertés prises par cette structure sur la formation initiale des professions règlementées en santé, allant même jusqu’à évoquer une « escroquerie » devant les parlementaires a fait adopter des mesures destinées à encadrer ce type de structure. La loi de réforme de l’enseignement supérieur impose désormais aux établissements privés dispensant des formations de santé, l’obligation de conclure une convention avec un établissement public de santé soumise à l’approbation du Ministre de la Santé.

Malgré cela, les dirigeants du centre F. PESSOA ont annoncé l’ouverture d’un deuxième site à Béziers dès la rentrée prochaine et sur le même modèle que celui de La Garde pour y accueillir des étudiants en chirurgie-dentaire et kinésithérapie.

Le CNPS estime particulièrement choquant de voir les responsables de cette structure se délecter avec ostentation dans la presse de leur odieux commerce des malheureux recalés de la PACES et précipiter l’ouverture d’une seconde antenne dans le but de contourner les nouvelles mesures d’encadrement désormais inscrites dans la loi.

Le CNPS demande au Gouvernement de faire preuve d’une irréductible détermination face aux dirigeants de cette structure pour mettre un terme à leurs provocations inacceptables et leur imposer de se conformer aux nouvelles règles issues de la réforme Fioraso, faute de quoi de nombreux jeunes risquent de payer au prix fort un diplôme, qui, quelles que soient les promesses publicitaires qu’ils auront reçues, ne leur permettra pas d’exercer en France. D’autre part, le Gouvernement ne doit pas laisser s’instaurer un contournement payant des numérus clausus en vigueur à l’entrée dans les études de nombreuses professions de santé.

Le CNPS vient d’écrire dans ce sens à la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et à la Ministre de la Santé pour leur demander d’agir, puisqu’à présent les outils législatifs existent.

Lire la lettre adressée aux Ministres de l'Enseignement Supérieur et de la Santé

 
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