Journée de rentrée du CNPS - Vendredi 11 octobre 2013 - Discours d'ouverture
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Discours de Mr. Philippe GAERTNER, Président du CNPS

Mesdames, Messieurs les Présidents des Syndicats membres du CNPS,
Mesdames, Messieurs les Présidents des CRPS,
Mesdames, Messieurs les Présidents de CDPS,

Mes Chers Amis,

Je suis heureux de vous accueillir si nombreux pour cette nouvelle journée de rentrée du CNPS. Nous avons voulu placer cette journée sous le signe de la formation des libéraux de santé, à la fois pour faire le point sur ce vaste dossier, mais aussi pour rappeler que le CNPS y attache une importance toute particulière.

 

En effet, au moment où se multiplient les missions confiées aux libéraux de santé, dans le cadre de la stratégie nationale de santé, et où nous devons faire évoluer nos métiers pour répondre aux nouveaux besoins de soins des patients, qu’il s’agisse du premier recours, des poly-pathologies ou des maladies chroniques, notre formation doit évoluer pour accompagner ce mouvement et favoriser une élévation de la qualité des soins.

Faire évoluer la formation des libéraux de santé, je le dis clairement, et le CNPS n’a pas changé d’avis à ce sujet, c’est se donner les moyens d’améliorer la qualité de soins, et pas, comme le pensent certains à tort, faciliter la création de professions nouvelles, de sous professions !

Je dois confesser qu’il n’a pas été facile d’organiser cette journée et que les représentants des pouvoirs publics – que nous avions pourtant sollicités pour venir s’exprimer sur ces différents sujets – nous ont opposé des excuses polies, traduisant sans doute un embarras certain.

Pour notre part, nous n’aurons aucun embarras pour aborder avec franchise, dans un débat ouvert, avec les intervenants qui, eux, ont bien voulu venir s’exprimer ici, - et que je remercie- sur les trois sujets qui interrogent et mobilisent les libéraux de santé.

Tout d’abord, la mastérisation et la réforme de l’enseignement supérieur : le sujet paraissait pourtant simple, car nous avions compris qu’il s’agissait de se conformer au processus défini à BOLOGNE qui prévoit l’unversitarisation des formations dans un cursus L-M-D, Licence-Master-Doctorat. Mais progressivement, il est devenu obscur et complexe, tant les décisions prises par les gouvernements successifs ont manqué de lisibilité. J’espère que la première table ronde nous permettra d’y voir plus clair. Jean-Pierre DOOR, Député du Loiret qui avait prévu de nous rejoindre est réquisitionné par son groupe pour le débat sur la réforme des retraites et il ne pourra finalement pas se joindra à nous et me charge de l’en excuser auprès de vous. Olivier VERAN, Député de l’Isère nous a fait savoir qu’il arriverait avec du retard et il vous demande de l’en excuser.

La seconde table ronde de cette matinée sera consacrée à un autre sujet qui, lui aussi, a fait couler beaucoup d’encre parmi les libéraux de santé : le DPC. La mise en œuvre de ce nouveau dispositif, qui remplace désormais la formation professionnelle continue et l’évaluation des pratiques, a été pour le moins difficile et complexe, au point que l’IGAS a été mandatée pour tenter de comprendre l’origine de ces difficultés. Mais, le DPC est en place. Il fonctionne. Au terme de sa première année d’application, je vous propose d’en faire le premier bilan avec des acteurs de tout premier plan, comme Monique WEBER, la Directrice de l’OGDPC, et Gérald GALLIOT, le président du Conseil de surveillance de l’OGDPC, ainsi que Jean-François THEBAUT, Membre du Collège de la HAS et Raymond LE MOIGN, Sous-directeur des ressources humaines du système de santé, ministère de la Santé.

Enfin, l’Europe n’est pas sans influence sur nos formations. Elle sera au cœur de notre 3ème table ronde, cet après-midi. Qu’il s’agisse de l’afflux de professionnels de santé à diplômes étrangers, principalement européens, ou de l’implantation dans notre pays de structures de type Pessoa, les numerus clausus sont chahutés. Le mécanisme subtil de reconnaissance partiel des diplômes est aussi un des éléments qui nous laisse pour le moins perplexes et dubitatifs. Enfin, les libéraux de santé sont inquiets face aux menées d’une Commission européenne ultra libérale qui prône la dérégulation des professions réglementées au nom de la libre concurrence. Nous accueillerons pour en débattre l’eurodéputé, Philippe JUVIN, Jacques REIGNAULT, Président du CEPLIS et Daniel CARRÉ, qui représentera le CISS.

Je voudrais remercier par avance les membres du Bureau du CNPS qui apporteront leur contribution à chacune de ces trois tables rondes.

Nous aborderons les deux premiers sujets avant de retrouver à la mi-journée la ministre de la Santé qui, je l’espère, pourra trouver le temps pour nous rejoindre alors qu’elle participe aujourd’hui l’examen du projet de loi de réforme des retraites.

Enfin, je ne voudrais pas débuter cette journée sans remercier notre partenaire, la MACSF, dont je salue le Directeur Général, Marcel KAHN, dont le soutien fidèle nous permet d’organiser cette rencontre.

Un mot pour vous dire que vous retrouverez, comme d’habitude la transcription de nos travaux sur le site du CNPS dès ce soir.

Enfin, je rappelle à toutes celles et ceux qui participent à l’assemblée générale ordinaire du CNPS qu’elle aura lieu dans cette salle à partir de 16h15.

Je vous remercie par avance pour votre participation active. Je demande aux animateurs des tables rondes de garder un temps suffisant pour les questions et le débat avec la salle

Je vous souhaite une belle journée de rentrée !

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