CNPS Express - 27 novembre 2013

Le projet de loi consommation : le CNPS veut protéger la santé

Alors que le projet de loi sur la consommation revient devant le Parlement, le CNPS a pris l'initiative d'écrire à la ministre de la Santé pour lui demander de supprimer de ce texte tout ce qui concerne la santé et qui n'a rien à y faire pour éviter les dérives d'une démédicalisation du système de santé et un glissement progressif vers le commercial.

Le CNPS insiste pour souligner les différences existant entre le code de la santé et celui du commerce.

Il propose à la ministre d'engager une vaste réflexion mobilisant les libéraux de santé, la Haute autorité de santé et l'Agence nationale de sécurité du médicament, pour améliorer ce qui peut l'être afin de faciliter l'accès des patients à la santé, tout en évitant une dérive vers le secteur commercial où ils ne seraient plus protégés ni conseillés, étant alors considérés comme de simples consommateurs.

Voir le communiqué du CNPS

Voir la lettre adressée à la ministre

Adoption du PLFSS en deuxième lecture à l’Assemblée nationale

Les députés ont voté hier, en deuxième lecture, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2014. Les sénateurs examineront à nouveau ce texte dès jeudi. Le sénat, en première lecture avait, rejeté le texte le 14 novembre dernier, le gouvernement n'y disposant pas de majorité. Les députés auront donc le dernier mot sur ce texte dès le 2 décembre.

Adoption de la réforme des retraites par les députés en deuxième lecture

L'Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la réforme des retraites par 291 voix contre 243, soit 21 voix de plus qu'à la mi-octobre. La quasi-totalité des radicaux de gauche a ainsi voté pour, alors qu'ils s'étaient abstenus. Le texte pourrait revenir au Sénat le 16 décembre, où il devrait être là encore rejeté, avant de revenir pour son adoption définitive à l'assemblée le 18 décembre. Le gouvernement a décidé que ce texte serait promulgué en urgence le 1er janvier 2014.

Ce texte comporte dans son article 32 une réforme de la retraite des professions libérales uniment rejeté par les libéraux de santé et leurs organisations. L'UNAPL et la CNAVPL ont agi de concert dans ce combat pour limiter la portée de l'étatisation voulue par le gouvernement.

Déficit de la sécurité sociale : les fraudes présumées dans le collimateur des Français

La quatrième édition de l'Observatoire de la Santé Le Figaro Weber Shandwick montre que 70% des Français estiment que le déficit de la sécurité sociale est principalement dû à des abus et fraudes en tous genres. La majorité des Français s'accorde à dire qu'il est important de réduire le déficit de la sécurité sociale (78%), principalement pour que les générations futures puissent bénéficier du système actuel (43%), mais également pour éviter sa privatisation (21%). Autre résultat surprenant mis en évidence par ce sondage, 1 Français sur 2 estime que la surconsommation de médicaments dans notre pays n'est pas liée au système de remboursement, et, par ailleurs 2/3 des sondés déclarent prendre à chaque fois l'ensemble des médicaments prescrits par le médecin et qui figurent sur leur ordonnance.

Lire le communiqué

Création d’un groupe de travail sur la dispensation des antibiotiques à l’unité

La ministre de la Santé a annoncé la création prochaine d'un groupe de travail sur le projet d'expérimentation de la dispensation à l'unité d'antibiotiques. Cette expérimentation, réservée aux officines volontaires, et limitée à certains antibiotiques, fait partie des dispositifs créés dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014.

Plus du quart des cliniques privées dans le rouge

En 2011, selon une étude de la DRESS, plus du quart des cliniques privées (27,1%) étaient dans le rouge, dont 32 cliniques du secteur médecine chirurgie et obstétrique (MCO) et 23% des cliniques de soins de suite et rééducation (SSR). Ces chiffres sont néanmoins en légère amélioration par rapport à ceux de 2010.

Réforme des études : les kinés décident d’écrire eux-mêmes leur projet de réforme

Alors que la refonte de la formation des masseurs kinésithérapeutes piétine depuis de nombreuses années sans qu'il soit possible d'aboutir à un résultat concret, les 16 organisations professionnelles, dont les syndicats de masseurs kinésithérapeutes, ont décidé d'élaborer elles-mêmes leur projet de réforme. S'appliquant l'adage selon lequel « on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même », la profession, qui revendique un cursus de formation aboutissant au grade de master, va donc construire sa propre formation et la présenter aux pouvoirs publics.

Dépenses de santé : le coup de gueule des masseurs kinésithérapeutes

Alors que les statistiques publiées par la CNAMTS affichent une progression des remboursements de soins de massokinésithérapie de 7,5% sur les dix premiers mois de 2013, les syndicats de masseurs kinésithérapeutes critiquent très sévèrement ces chiffres qui ne reflètent pas la réalité de la bourse des kinés.

La FFMKR dénonce une désinformation de la CNAMTS sur la profession

La Fédération française des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) dénonce une manipulation des chiffres car cette hausse des remboursements est liée à un effet démographique avec l'entrée de 2000 masseurs kinésithérapeutes supplémentaires en 2013. Avec ce nouvel effectif, l'augmentation des honoraires par masseur kinésithérapeute n'est que de 1,8% entre 2011 et 2012. Le syndicat souligne que l'inflation était de 2% en 2012. Ainsi, la FFMKR estime que l'évolution globale des honoraires des kinés entre 2005 et 2012, compte tenu de l'inflation, est largement négative. Ces derniers ont en réalité baissé de 2,5%, ce qui relativise très nettement les chiffres mis en avant par les CNAMTS, souligne la FFMKR très agacée.

Voir le communiqué de la FFMKR

 

Le SNMKR dénonce des chiffres mensongers

Le Syndicat national des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR) dénonce également des chiffres mensongers destinés à salir la profession. Le syndicat s'interroge sur la compatibilité de tels chiffres de croissance des dépenses de massokinésithérapie avec le strict respect des objectifs de dépenses d'assurance-maladie. Le SNMKR estime que depuis 1970, compte tenu de l'inflation et de l'explosion des charges d'exploitation, les kinésithérapeutes ont subi une perte de pouvoir d'achat qui avoisine les 50%. Le SNMKR demande que, lorsqu'elle publie les chiffres, l'assurance-maladie soit honnête et les donne réellement tous.

Voir le communiqué du SNMKR

Reste à charge sur le dentaire : la CNSD rappelle les responsabilités des pouvoirs publics

Alors que l'observatoire citoyen du reste à charge lancé par le collectif interassociatif sur la santé et le journal 60 Millions de Consommateurs ont dénoncé l'importance des restes à charge sur les soins dentaires, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) rappelle que la profession n'est pas responsable de cette situation, mais que celle-ci est due au désengagement de l'assurance-maladie.

La CNSD rappelle à travers une campagne de communication que depuis 25 ans les pouvoirs publics ont délibérément abandonné la prise en charge des actes dentaires, notamment de la couronne et de la prothèse, ainsi que des traitements d'orthodontie, par le gel des bases de remboursement. Dans ces conditions, souligne la CNSD, les chirurgiens-dentistes ne supportent plus d'être les boucs émissaires d'une situation dont ils ne sont pas responsables.

La CNSD appelle à une réforme structurelle et globale du secteur bucco-dentaire.

Voir le communiqué de la CNSD

DPC : la CSMF dénonce le blocage du dispositif par l’État

La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a dénoncé la tentative de l'État de bloquer le fonctionnement de la Commission paritaire du DPC des médecins, en imposant le report de la réunion prévue cette semaine à l'année prochaine. Or, cette réunion devait permettre d'aborder des sujets majeurs comme l'indemnisation des médecins pour leur participation aux actions de DPC.

La CSMF, qui voit dans cet épisode la volonté de reprise en main du DPC par l'État, a exigé que la réunion de cette commission paritaire se tienne comme prévu, ce qui sera finalement le cas.

Voir le communiqué de la CSMF

La FNI tacle les dérives financières de la FFMPS

La Fédération nationale des infirmiers (FNI) dénonce la stratégie sous-jacente de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS) conduisant à glisser d'un système financé par l'assurance-maladie vers une privatisation progressive du premier recours au détriment des soins de proximité. En effet, la FNI a intercepté un document interne dans lequel la FFMPS souligne la rentabilité des professionnels de santé aux yeux des investisseurs privés, les qualifiant « de placements intéressants », car « les professionnels de santé paient bien, et surtout, sont plutôt stables ». La FNI s'étonne d'une telle position financiariste de la FFMPS et se demande si les professionnels de santé ont vraiment vocation à fournir des rentes aux investisseurs privés et si l'effort de productivité des infirmières libérales doit servir un système de santé égalitaire et solidaire, ou bien générer des profits.

Du coup, la FNI alerte les professionnels de santé susceptibles de se laisser entraîner dans de tels schémas dans lesquels ils perdront leur indépendance tant professionnelle que financière.

Voir le communiqué de la FNI

Opération 1 bébé / 1 livre : la FNO étend son action auprès de 100 maternités

Depuis 2006, à l'initiative de la Fédération nationale des orthophonistes (FNO), les orthophonistes se rendent dans les maternités pour informer parents et professionnels sur la nécessité d'accompagner très précocement le langage des tout-petits et d'utiliser le livre comme support à partager. Dans le cadre de cette action, ils offrent un livret « Objectif langage » aux jeunes parents qui pourront y trouver des informations sur le développement du langage ainsi qu'un « livre doudou » aux nouveau-nés, symbole de l'importance de l'histoire du soir. Cette action expérimentée en Alsace est à présent étendue au niveau national pour la troisième année consécutive et concerne à présent 100 maternités. La FNO rappelle que 7% de la population âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisés en France est en situation d'illettrisme, ce qui représente 2,5 millions personnes en métropole.

Voir le communiqué de la FNO

Sages-femmes : poursuite de la grève

Le collectif des sages-femmes, dont l'Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF) a annoncé vendredi la poursuite de son mouvement de grève déclenché le 16 octobre dernier. Lors de la réunion qui a eu lieu la semaine dernière avec les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur, la ministre de la Santé s'est engagée à inscrire les sages-femmes dans le parcours de santé de la femme et à ouvrir les travaux permettant la révision des décrets de périnatalité ainsi que l'intégration universitaire de la formation initiale, mais sans que les modalités en soient précisées. Les sages-femmes estiment donc qu'il faut poursuivre l'action pour obtenir du concret. À noter qu'Édouard Couty présidera le groupe de travail sur le statut des sages-femmes hospitalières qui sera l'un des quatre groupes de travail mis en place afin d'améliorer le rôle et la place des sages-femmes.

Voir le communiqué du collectif des sages-femmes

N’hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
Conformément aux dispositions de la loi 78-17 : « Informatique, fichiers et liberté », vous conservez la possibilité d'accéder aux informations vous concernant et de les rectifier si vous le jugez nécessaire.
Abonnez vos amis
Vous désabonner
 
Recherche