1.500 KINESITHERAPEUTES CHAQUE ANNEE, ET DE NOMBREUX DIPLOMES ETRANGERS
PARIS, 16 juin (APM-Reuters) - Près de 1.500 nouveaux masseurs-kinésithérapeutes sont formés chaque année dans les écoles françaises, rejoints "par un nombre croissant" de diplômés d'écoles européennes, révèle une étude publiée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES).



Depuis le milieu des années 90, des diplômés européens sont "de plus en plus nombreux" à venir travailler en France: ils étaient 900 en 2002 et devrait être probablement 1.200 en 2003.

L'essentiel des autorisations sont délivrées à des titulaires de diplômes belges, "dont les deux tiers sont d'ailleurs des Français", qui préfèrent se former en Belgique où les quotas d'entrée dans les écoles n'existent pas, selon la DREES.

Au total, 55.800 masseurs-kinésithérapeutes de moins de 66 ans exerçaient en France au 1er janvier 2002 et leur nombre a augmenté de 3% par an.

L'Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, l'Auvergne et le Limousin sont les régions qui comptent le plus de kinés en formation, proportionnellement à leur population. De leur côté, les régions de Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon comptabilisent le plus de kinés en activité.

Les kinés préfèrent généralement s'installer dans le Sud que dans le Nord, sans qu'il semble y avoir beaucoup de lien "entre leur implantation et la répartition théorique des personnes susceptibles d'avoir recours" à leurs soins.

La profession reste relativement jeune puisque l'âge moyen des hommes est de 43 ans et celui des femmes de 40 ans. Bien que majoritairement masculine (57% d'hommes), elle se féminise dans les générations récentes.

Près de huit kinés sur dix (78%) ont une activité libérale et deux tiers d'entre eux exercent en cabinet, le tiers restant exerçant en cabinet de groupe. A l'inverse, seulement 22% sont des salariés.

La préférence pour le statut libéral est "nettement plus marquée" chez les hommes que chez les femmes: on compte ainsi deux tiers d'hommes parmi les kinés libéraux contre deux tiers de femmes parmi les salariés.

En moyenne, le pouvoir d'achat des kinés libéraux a diminué de 3,7% tous les ans entre 1993 et 1997 puis a progressé de 2,3% par an entre 1997 et 2000, en raison d'une augmentation du volume d'activité global.

Selon des projections démographiques, si les seuls diplômés des écoles françaises entraient sur le marché du travail, il devrait y avoir près de 60.000 kinés en France en 2020. "Plus de la moitié de cette augmentation aurait lieu en 2002 et 2003 et "serait le fait de jeunes kinés entrant sur le marché du travail", constatent les auteurs de l'étude.

Avec l'hypothèse d'un maintien des autorisations d'exercice des diplômés européens à leur niveau actuel, ils devraient être près de 79.000.

* DREES, n°242, juin 2003

 
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