CNPS Express - 21 mai 2014

Future loi de Santé : cap sur les coopérations hôpital/ville

Dans le cadre de son intervention à Hôpital Expo, la ministre de la Santé a levé une partie du voile sur sa future loi de santé qui sera présentée en détail dans un mois.

Sans surprise, la coopération entre acteurs sera au cœur de la réforme. La ministre souhaite un hôpital « ultra-connecté avec l'ensemble des offreurs de soins » et les acteurs du monde social et médico-social. Pour ce faire, une relance du DMP est prévue. Il sera réservé, en priorité, aux patients atteints de pathologies chroniques et aux personnes âgées concernées par le PAERPA. Un « carnet de soins » sera créé pour tracer le parcours de soins des personnes en situation de handicap. Enfin, tous les patients se verront, à l'avenir, remettre une « lettre de liaison » le jour même de leur sortie d'hospitalisation.

La ministre s'est dite en rupture avec la loi HPST « son esprit et sa méthode ». Concernant la pertinence des actes, des mesures pour une plus grande responsabilisation des prescriptions sont à l'étude dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).

Voir le discours de la ministre

Loi de Santé : pas de discussion avant 2015

La ministre de la Santé a confirmé qu'elle présenterait une « architecture détaillée » de son projet de loi Santé d'ici un mois. Le projet de loi finalisé, lui, sera présenté en Conseil des ministres avant l'été. Puis, il faudra attendre début 2015 pour que le texte puisse être débattu au Parlement.

Difficile réaffectation des étudiants après un échec en PACES

Selon un rapport de la médiatrice de l'Education Nationale, les étudiants recalés aux concours de la première année commune d'étude de santé (PACES) sont difficilement réorientés. Cette première année n'est pas valorisable et ne permet pas, dans de nombreux cas, l'accès à d'autres filières, notamment universitaires. La médiatrice suggère de sensibiliser davantage les bacheliers à « la réalité des études de médecine » avant qu'ils ne s'y engagent.

Clesi-Pessoa : la CNSD dévoile un nouveau rebondissement

Mauvaise surprise pour les étudiants du Clesi-Pessoa, l'apprentissage du portugais qui leur a été imposé en vue de poursuivre leurs études au Portugal, sera inutile. La convention qui liait cet établissement à l'institut portugais Fernando Pessoa a été rompue. Ainsi, s'arrête la poursuite prévue au Portugal des études débutées à Toulon ou Béziers qui devaient permettre aux étudiants d'obtenir un diplôme portugais de chirurgien-dentiste, d'orthophoniste ou de masseurs kinésithérapeute.

Quel sera donc l'avenir de ces étudiants ?, s'interroge la Confédération Nationale des Syndicats Dentaires (CNSD) qui dévoile le pot aux roses. Le Clesi serait à la recherche d'issues dans d'autres pays européens. Pour la CNSD, qui combat cet établissement depuis son ouverture, tout ceci n'est pas sérieux ni respectueux des étudiants.

Voir l'information sur le site de la CNSD

Désignation des représentants des libéraux de santé dans les CRSA : la CSMF obtient le contournement des fédérations

Les ARS voulaient imposer la création des Fédérations d'URPS comme préalable au renouvellement des représentants de professionnels de santé libéraux dans les Conférences Régionales de Santé et de l'Autonomie (CRSA). La Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF) avait appelé les URPS de médecins libéraux à boycotter ces désignations. Elle est opposée à la constitution des Fédérations d'URPS destinées à contourner les URPS de chaque profession de santé mais surtout les syndicats. Finalement, la CSMF a obtenu du ministère qu'il donne instruction aux ARS de lever cette condition pour permettre aux URPS de désigner leurs représentants les CRSA.

La CSMF se félicite de cette première étape et appelle à présent le Gouvernement à supprimer définitivement, dans la loi, ces Fédérations qui ajoutent une couche inutile dans le millefeuille administratif français

Voir le communiqué de la CSMF

Contrat d’accès aux soins : le SML accuse le gouvernement de vouloir casser la médecine libérale

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) dénonce le projet de décret qui vise à interdire aux complémentaires toute possibilité de prise en charge des compléments d'honoraires en dehors du cadre du contrat d'accès aux soins. Le SML critique le dispositif du contrat d'accès aux soins qui, selon lui, ne résout rien. Sous prétexte de limiter le reste à charge des patients et de leur permettre d'être mieux remboursés le gouvernement, reproche le syndicat, a donc souhaité annihiler toutes velléités libérales. Le SML réclame donc l'arrêt immédiat de ce projet de décret et appelle tous les médecins, à le rejoindre dans son mouvement de résistance pour préserver l'exercice libéral.

Voir le communiqué du SML

En congrès, le SNMKR redéfinit ses orientations

Le Syndicat national des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR) a réuni ses représentants départementaux en congrès du 15 au 17 mai dernier en Avignon. Dans ce cadre, le SNMKR a défini ses orientations et réaffirmé son engagement dans la vie conventionnelle. Il a aussi réaffirmé sa volonté d'accompagner le changement pour aider les kinésithérapeutes à prendre toute leur place au sein d'une offre de soins ambulatoires coordonnés. Le syndicat veut également faire aboutir auprès des tutelles le principe d'une formation en cinq ans. Il souhaite également que l'ostéopathie ne soit pas le cheval de Troie d'une dérégulation non avouée. Enfin, le SNMKR entend proposer de nouvelles solutions pour permettre aux kinésithérapeutes d'adhérer aux projets de PRADO, notamment par le biais des nouveaux modes de rémunération.

Voir le communiqué du SNMKR

La FHP appelle à la constitution d’une Europe de la santé

À quelques jours des élections européennes, la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) publie une analyse comparée des différentes réponses qui lui sont parvenues des partis politiques qu'elle avait sollicités et notamment, Europe Écologie les Verts, le parti socialiste, l'UMP ainsi que des Européens du Modem et de l'UDI.

La FHP estime, au vu des réponses faites par les politiques, qu'il est temps de constituer une Europe de la santé et rejoint en cela les ambitions européennes du Collectif interassociatif pour la santé (CISS) afin que la santé devienne une vraie priorité en Europe.

Voir le communiqué de la FHP

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