CNPS Express - 26 novembre 2014

Sécu : progression des dépenses du régime général de 3%

Selon les derniers chiffres publiés par la Cnamts, les remboursements de soins du régime général sont en progression de +3 % sur les dix premiers mois de 2014 avec des dépenses de soins de ville qui augmentent de +3,7 %.

A fin octobre 2014, les remboursements de soins des médecins et dentistes progressent de +2,7 %. Les remboursements de soins de médecine générale progressent de +3,1 %, principalement en raison des mesures tarifaires entrées en vigueur à partir de juillet 2013 (forfaits médecin traitant) alors même que l’activité de consultation des médecins généralistes reste orientée à la baisse. L’évolution des remboursements de soins spécialisés est de +2,8 %. Les remboursements de soins dentaires progressent faiblement sur les dix premiers mois de l’année (+0,7 %).

La progression des remboursements de soins paramédicaux est de +5,2 % en les dix premiers mois 2014 et +5,4 % en rythme annuel. La progression des remboursements de soins infirmiers reste dans la continuité des mois précédents (+5,4 % à fin octobre 2014 et +5,8 % en rythme annuel) ainsi que celle des remboursements de soins de massokinésithérapie (+4,9 % à fin octobre et +4,6 % en rythme annuel).

Enfin, les remboursements d’analyses médicales sont légèrement décroissants sur les dix premiers mois de l’année et progressent de +0,2 % en rythme annuel, et les remboursements de médicaments délivrés en ville diminuent par rapport à la même période de l’année précédente, à -0,5 % à fin octobre 2014.

Les dépenses sociales restent élevées dans les pays de l’OCDE, en particulier en France

Selon des données rendues publiques le 24 novembre, les dépenses sociales restent élevées dans la plupart des pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique). Elles représentent en moyenne 22 % du PIB, la France étant la plus généreuse avec près de 32 % du PIB (près du tiers de ces dépenses étant consacré aux pensions de retraite), suivie de la Finlande, de la Belgique et du Danemark. Certains pays enregistrent néanmoins des baisses importantes dans les dépenses consacrées aux allocations-chômage, maladie ou aux autres aides sociales comme la Grèce (qui affiche la baisse la plus rapide avec -2 points), le Canada, l'Allemagne, l'Irlande ou encore le Royaume-Uni. Par opposition, la Turquie, la Corée, le Chili et le Mexique consacrent moins de 15 % de leur PIB aux prestations sociales.

Masseurs kinésithérapeutes : l’inscription au tableau de l’Ordre est une obligation

Dans son arrêt rendu le 18 novembre, la Cour de cassation a confirmé que pour pouvoir exercer légalement, les masseurs kinésithérapeutes doivent bien être inscrits au tableau de l'Ordre. Les magistrats ont en effet statué que « l'article L. 4323-4 du Code de la santé publique a pour objet de sanctionner pénalement le non-respect des conditions d'exercice de la profession de masseur kinésithérapeute définies en termes clairs et précis par les articles L. 4321-1 et suivants du Code de la santé publique et en vertu desquelles, sauf exception, un masseur kinésithérapeute ne peut exercer sa profession que si ses diplômes, certificats, titres ou autorisations ont été enregistrés et s'il est inscrit sur le tableau de l'Ordre ».

L'inscription au tableau de l'Ordre était contestée par les salariés.

Pratiques avancées des paramédicaux : le pilotage des travaux confié à Michèle Lenoir-Salfati et Pierre de Haas

La ministre de la Santé, a confié, le 19 novembre, le pilotage des travaux sur l'exercice en pratiques avancées des professionnels paramédicaux à Michèle Lenoir-Salfati. La sous-Directrice par intérim des ressources humaines du système de santé à la Direction générale de l'Offre de soins (DGOS) aura pour copilote le Docteur Pierre de Haas, Président de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS). Les infirmiers seront la première profession concernée par cette mesure, sachant que le travail d'élaboration de ces pratiques avancées doit commencer en janvier 2015. Michèle Lenoir-Salfati a fait savoir que ce dispositif ne se substituera pas au médecin, lequel demeurera le « pivot » de l'équipe soignante. Il s'agit davantage d'une « complémentarité » dans le cadre d'une pratique pluridisciplinaire et protocolisée.

La CNSD publie le manifeste pour « dire non à Macron »

Parce que les chirurgiens-dentistes « subissent depuis trop d'années des campagnes médiatiques iniques, des attaques répétées sur le devis prothétique » ainsi que « l'incurie des pouvoirs publics » mais aussi parce qu'ils « doivent faire face à des centres dits "low-cost "et des plateformes financières sournoises », la profession s'engage plus avant pour lutter contre ces pratiques, annonce la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) dans sa lettre d'information du 20 novembre. La Confédération a ainsi mis en ligne un « Manifeste des chirurgiens-dentistes » destiné à combattre collectivement ces dérives et que tous les praticiens, quelles que soient les organisations professionnelles auxquelles ils appartiennent, peuvent signer.

Lire le communiqué de la CNSD et le Manifeste

La CSMF appelle à la mobilisation générale des médecins libéraux

La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) se réjouit que toutes les organisations syndicales se soient ralliées à son mot d'ordre de fermeture des cabinets médicaux en fin d'année. Preuve que les actions et les projets du Gouvernement font l'unanimité contre eux. En outre, la CSMF estime que la réouverture des discussions autour de la future Loi de santé ne justifie pas de lever les actions en cours, a fortiori si elles ne débouchent pas sur la réécriture des aspects les plus inacceptables. La Confédération souhaite au contraire une refonte du texte.

En attendant, elle maintient son appel à la fermeture des cabinets médicaux du 24 au 31 décembre. Laquelle pourra aller jusqu'à la déclaration d'arrêt de la permanence des soins afin de donner une lisibilité à la colère de tous les médecins libéraux.

Lire le communiqué de la CSMF

La FNO veut être davantage impliquée dans le Plan maladies neurodégénératives

En maintenant le patient dans sa fonction d'être social et dans sa capacité à s'exprimer par lui-même, l'intervention orthophonique est au cœur de ce que préconise le Plan maladies neurodégénératives : réduire l'impact du handicap de communication et des fonctions associées afin de favoriser l'inclusion du patient dans son environnement. Or, la Fédération nationale des orthophonistes (FNO) déplore de n'avoir été ni auditionnée ni associée à la préparation du Plan national maladies neurodégénératives 2014-2019. Elle souhaite donc que l'on fasse appel à son expertise soit dans le cadre des projets de communication prévus par ce Plan. Sans compter une participation reconnue de la profession à la recherche et ce, en coordination avec les autres acteurs concernés.

Lire le communiqué de la FNO

La FNP mobilisée contre le diabète

Membre du Collectif créé par la Fédération Française des Diabétiques, la Société Francophone du Diabète et l'Aide aux Jeunes Diabétiques, la Fédération nationale des podologues (FNP) participe à la campagne de mobilisation « TOUS CONTRE LE DIABETE ». Cette action vise à permettre au diabète d'obtenir le label Grande Cause Nationale 2015.

A travers cette grande cause nationale, la FNP, qui appelle à signer la pétition en ligne « diabète Grande Cause Nationale », veut « défendre l'accès à des soins de qualité et à une meilleure prise en charge de la prévention et des soins des pieds de tous les patients diabétiques ».

Signer la pétition : http://www.diabetegrandecause.org/

Lire le communiqué de la FNP

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