CNPS Express - 8 Juillet 2015

Mercredi 8 juilet 2015

Au sommaire

Dépenses : la CNAM adopte un nouveau plan d’économies de 3 milliards d’euros sur 3 ans
Grande conférence de la Santé: Première réunion du comité de pilotage
L’Onsil partagée entre la tentation du boycott et le refus de la chaise vide
L’accord national des centres de santé prêt à être signé
Pour 70 % des libéraux, le risque infectieux en soins de ville est peu important
Comment favoriser l’observance ?
Etienne Champion, nouveau Directeur de cabinet de Marisol Touraine
Christophe Devys succède à Claude Evin à la tête de l’ARS d’Île-de-France
Rendez-vous manqués : un chirurgien-dentiste sur trois touché au quotidien
La FSPF s’oppose au nouveau plan de baisses de tarifs présenté par le CEPS
Le Syndicat des biologistes (SDB) satisfait du succès des JIB 2015
L’agenda des Libéraux de Santé
 
 
  Dépenses : la CNAM adopte un nouveau plan d’économies de 3 milliards d’euros sur 3 ans
L'Assurance-maladie a adopté, le 3 juillet, trente propositions pour économiser « trois milliards d'euros sur trois ans » dont environ 715 millions d'euros en 2016. Les pistes qu’elle évoque dans son rapport annuel charges et produits s’adressent au Gouvernement dans le cadre de la préparation du prochain budget de la Sécurité sociale.
Parmi elles, écourter les durées de séjour à l'hôpital, notamment après un accouchement ou à la suite d'opérations orthopédiques (836,4 millions d'euros d’économies sur trois ans), en misant sur les Programmes de retour à domicile (Prado). La Cnam suggère également de renforcer la « responsabilisation financière  » des établissements de santé en matière de transports (546,8 millions d'économies). Elle entend mobiliser les médecins pour que leurs ordonnances soient plus pertinentes mais aussi pour augmenter la prescription de génériques et enrayer la hausse des arrêts maladie
Enfin, la Cnam préconise également une meilleure anticipation et organisation de la diffusion des innovations thérapeutiques coûteuses
  Grande conférence de la Santé :Première réunion du comité de pilotage

Le Comité de pilotage de la grande Conférence de la santé, mené par Anne-Marie Brocas, présidente du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie et Lionel Collet, professeur de médecine et Conseiller d’Etat, a tenu sa première réunion préparatoire le vendredi 3 juillet.  Il a reçu pour mission du Premier ministre de travailler « dans le cadre des principes  retenus dans la stratégie nationale de santé de 2013 et dans le projet de loi de santé :

  • articuler les soins dispensés en ville et la prise en charge à l'hôpital pour réussir le "virage" ambulatoire ;
  • favoriser le décloisonnement interprofessionnel tant au stade de la formation qu’au moment de l’exercice du métier, pour faire du travail en équipe pluri-professionnelle la référence en matière d’offre de soins ;
  • donner un sens nouveau à l’éducation et à la prévention, armes les plus efficientes contre les maladies chroniques. »

Les membres du Comité de pilotage sont Les membres du comité de pilotage sont :

  • Isabelle Richard, doyenne de faculté de médecine d'Angers ;
  • Alain Beretz, président de l'université de Strasbourg ;
  • Pascale Lesueur, médecin généraliste libérale ;
  • Jean-François Thébaud, médecin spécialiste, membre du collège de la Haute Autorité de santé ;
  • Sophie Crozier, praticien hospitalier à l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) ;
  • un médecin en hôpital privé ;
  • Carine Wolf, pharmacienne d'officine en Haute-Normandie ;
  • Emmanuel Bagourd, chef de clinique en médecine générale à Tours ;
  • Étienne Pot, interne en santé publique aux Hospices civils de Lyon ;
  • Florence Kania, directrice des soins de Saint-Louis (AP-HP) ;
  • Ljiljana Jovic, présidente de l'Association de recherche en soins infirmiers ;
  • Olivier Véran, médecin hospitalier ;
  • Alain Fischer, directeur scientifique de l'institut hospitalo-universitaire Imagine ;
  • Christine Musselin, directrice scientifique de Science Po ;
  • Hervé Biausser, président de Centrale Paris.

Après une première réunion préparatoire, qui s’est tenue ce vendredi 3 juillet, trois groupes de travail ont été mis en place :

  • Formation initiale, continue et recherche
  • Métiers et compétences
  • Parcours professionnels

Ils se réunissent dès cette semaine, pour la première fois jusqu’au 10 juillet, puis une fois par mois jusqu’ janvier. Un point d’étape est prévu fin septembre auprès du Premier ministre. Fin décembre une plénière sera consacrée à la synthèse des travaux, avant la tenue de la Grande conférence, prévue pendant deux jours en janvier sous la forme de débats publics, qui débouchera sur une feuille de route pour le Gouvernement centrée sur la formation et l’exercice professionnel.

Certes les dirigeants des syndicats représentatifs des médecins libéraux (dont la CSMF et le SML) et des syndicats de jeunes médecins n’attendaient pas grand-chose de leur rencontre avec le Premier ministre, le 1er juillet. Une entrevue qui a conforté certains dans leur volonté de boycotter la Conférence nationale de Santé, tout du moins les groupes de travail préparatoires à la tenue de celle-ci. Laquelle doit se tenir en janvier prochain soit… après le débat parlementaire de la Loi de santé !
 

- La CSMF ne participera donc pas à la Conférence
La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) déplore que parmi les vingt membres du comité de pilotage de ladite Conférence, figurent seulement deux médecins libéraux dont un défenseur du tiers payant généralisé. C’est pourquoi la CSMF refuse de prendre part à cette mascarade alors que « les revendications des médecins libéraux sont ignorées ».

Elle s'oppose au tiers payant généralisé et obligatoire, source de dérive bureaucratique du métier et d'une mainmise des assureurs complémentaires sur le système de santé. La CSMF refuse l'étatisation de la médecine libérale, sous la coupe de l'Etat et des ARS.

Lire le communiqué de la CSMF

- Le SML boycottera les groupes de travail préparatoires
Aux yeux du Syndicat de médecins libéraux (SML), « cette conférence est une manière de noyer le poisson. C'est une occupation du territoire et du temps. Si elle avait eu lieu avant le vote de la Loi de santé, cela aurait permis de l'amender mais après ça ne rime à rien, seulement à la valider. » Ce texte est en effet celui de tous les périls, en particulier la promotion d’un modèle standardisé de l'exercice de la médecine, l'étatisation de l'organisation du soin et la financiarisation de la Santé, bref, la fin du modèle français.

Lire le communiqué du SML

  L’Onsil partagée entre la tentation du boycott et le refus de la chaise vide

L’Organisation nationale des syndicats d’infirmiers libéraux (Onsil) déplore que la Loi de santé « organise l’équipe de premier recours autour et pour le médecin, favorise le salariat des auxiliaires médicaux, dans une vision hiérarchique inspirée du modèle hospitalier plutôt que de respecter le libre choix des usagers. » Quant à la méthode, il la condamne tout aussi catégoriquement puisque « la grande conférence de la santé demande aux syndicats professionnels, sous couvert de travail en concertation, une acceptation du contenu du projet de Loi de santé », les infirmiers libéraux n’ayant de surcroît même pas été conviés à siéger au sein des différents groupes travail et de pilotage. L’Onsil dit avoir souhaité boycotter les travaux préparatoires à la conférence, du 3 juillet, avant d’y renoncer pour ne pas permettre au gouvernement de reprocher aux infirmières libérales de s’être exclues d’elles-mêmes de la concertation par une politique de la chaise vide.

Lire le communiqué de l'Onsil

  L’accord national des centres de santé prêt à être signé
L’accord national des quelque 200 centres de santé devrait être signé mercredi 8 juillet par l’ensemble des acteurs du secteur après quatre mois de négociations avec l’Assurance-maladie. Cette version intègre les nouveaux financements de la pratique d’équipe ainsi que la transposition des rémunérations et majorations accordées aux médecins libéraux (forfait médecin traitant, patients âgés etc.). La Fédération nationale des centres de santé (FNCS) s’est félicitée de la signature de ce texte qui apporte, selon elle, « la reconnaissance de leur spécificité et un début de stabilité financière aux centres de santé ». Cet accord, qui était en jachère depuis 2003, ne prévoit néanmoins aucune compensation des coûts particuliers du tiers payant dont le surcoût continuera d’être supporté par les gestionnaires (mutuelles, municipalités etc.). Celle-ci était pourtant demandée de manière récurrente par les centres et leurs médecins salariés.
  Pour 70 % des libéraux, le risque infectieux en soins de ville est peu important
Selon une enquête réalisée par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) en juin 2013 et dévoilée le 6 juillet, 70 % des professionnels de santé libéraux estiment que le risque infectieux associé aux soins de ville est peu important ou nul. Effectuée par le biais d’un questionnaire adressé à 112 représentations régionales et nationales (syndicats, union, ordres professionnels, conseils nationaux professionnels, collèges etc.), cette enquête révèle que le risque infectieux était sous-évalué pour 16 actes (soit 16 % de ceux passés en revue) ainsi qu’une absence de consensus pour des gestes tels que l’infiltration, le toucher vaginal, la radiologie interventionnelle ou encore les soins dentaires. Enfin, seuls 55 % des sondés connaissaient l’existence de référentiels en matière d’hygiène adaptée et les trois quarts d’entre eux estimaient nécessaire la rédaction de recommandations.
  Comment favoriser l’observance ?
Suite à la conférence citoyenne co-organisée les 1er et 2 juin par les organismes Coopération patients, Patients chroniques et associés et le Collectif interassociatif sur la Santé (Ciss), ce dernier s’est fait l’écho d’une série de recommandations formulées lors de l’événement sur la problématique de l’observance des traitements. Il s’agit de réaffirmer « la place centrale de l’expérience de la vie avec la maladie » dans l’approche politique du sujet et de rappeler que les patients malades chroniques souhaitent « de la société un regard plus aidant » pour supporter leur maladie. Parmi les recommandations, figurent la mise en place d’aides concrètes fondées sur des échanges humains et un accompagnement dans la durée. Sans compter l’importance de la formation initiale et continue des professionnels de santé et le rôle essentiel des patients dits « experts » ou « ressources ».
  Etienne Champion, nouveau Directeur de cabinet de Marisol Touraine
Etienne Champion, ancien Directeur de cabinet de Laurence Rossignol, vient d’être nommé à la tête du cabinet de Marisol Touraine. Une promotion attendue tant son nom circulait déjà depuis plusieurs jours. Cet énarque connaît bien le secteur de la santé dans lequel il a travaillé, occupant différentes fonctions au sein de la Direction de la Sécurité sociale et au Pôle solidarité de Seine-Saint-Denis. Il a également été conseiller social de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale. Etienne Champion succède à Bruno Maquart, désormais Président d’Universcience.
  Christophe Devys succède à Claude Evin à la tête de l’ARS d’Île-de-France
En remplacement de Claude Evin, Christophe Devys a été nommé, mercredi 1er juillet 2015, Directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, sur proposition de la ministre de la Santé Marisol Touraine. Âgé de 60 ans, Christophe Devys est normalien, agrégé et docteur en mathématiques, diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l’ENA. Il a, notamment, été Directeur de cabinet d’Alain Cordier, Directeur général de l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) et conseiller technique auprès de Lionel Jospin lors de son passage à Matignon. En 2000, Christophe Devys avait été nommé Directeur de cabinet de Marylise Lebranchu, ministre de la Justice de 2000 à 2002. Conseiller social de Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, en 2013, il avait quitté ce poste en mars 2014 pour réintégrer le conseil d'État.
  Rendez-vous manqués : un chirurgien-dentiste sur trois touché au quotidien
Selon une enquête en ligne réalisée par la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), un chirurgien-dentiste sur trois (36 %) affirme avoir, chaque jour, au moins un rendez-vous non honoré. Un sur six (15 %) affirme subir deux « lapins » quotidiens dans son agenda. Seuls 3% de ces professionnels ne disent rencontrer que « rarement » ce problème...  Face aux conséquences de ces rendez-vous manqués, en particulier sur la qualité et la sécurité des soins, la CNSD a lancé un deuxième sondage en ligne pour interroger les praticiens sur les solutions qu’ils ont mis en place dans leur cabinet afin d’enrayer ce phénomène.

Lire l'information et voir le sondage sur le site de la CNSD

  La FSPF s’oppose au nouveau plan de baisses de tarifs présenté par le CEPS

A l’occasion du comité de suivi des génériques du 18 juin dernier, le Président du Comité économique des produits de santé (CEPS) a présenté différentes mesures de régulation des prix des médicaments inscrits au répertoire des génériques. Selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), il s’agit « ni plus ni moins, que d’organiser un ”hold-up” des ressources qui permettent, tant bien que mal, au réseau officinal de résister à une crise durable ». La Fédération s’inquiète la mise sous Tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) de certaines molécules emblématiques, une « négation des efforts réalisés par les pharmaciens pour promouvoir le programme générique ». Elle estime que les baisses de prix des médicaments génériques sont « destinées à compenser les baisses de marge successives engrangées par I'Assurance maladie ». La FSPF chiffre à 65 millions d’euros l’impact de telles mesures. Elle s’opposera donc à « toute décision de baisse massive de tarifs non compensée ».

Lire le communiqué du FSPF

  Le Syndicat des biologistes (SDB) satisfait du succès des JIB 2015

EuroMedLab, qui s’est tenu du 22 au 24 juin Porte Maillot, accueillait en son sein les Journées internationales de biologie (JIB 2015). Le rendez-vous des biologistes médicaux a été un beau succès européen : 9 600 professionnels venus de 106 pays dont 4 200 congressistes ont en effet été recensés par les organisateurs. Les trois sessions organisées par le SDB, les seules en français, ont rencontré un important succès. Par ailleurs, indique le SDB, « les sessions du SDB ont démontré que, tout en étant ouvertes aux autres biologies européennes, la biologie médicale française présente des spécificités et des problématiques qui nécessitent la tenue d’un événement permettant à la profession de se retrouver. Ce succès et plus encore la qualité des échanges entre biologistes médicaux renforcent le SDB dans sa volonté de trouver la meilleure formule possible pour continuer à organiser un rendez-vous perpétuant l'esprit des Journées internationales de biologie ».

Lire le communiqué du SDB

  L’agenda des Libéraux de Santé

La CSMF prépare sa 21ème Université d’Eté du 11 au 13 septembre à Giens sur le thème « Le système de santé français : A bout de souffle ? Quelles solutions ? ».

Le SML « fera sa conférence de Santé » du 24 au 26 septembre à Marseille.

Le CNPS fera sa journée de rentrée le vendredi 2 octobre à l’Hôtel Crowne Plaza, 10 Place de la République, 75011 Paris.

La FNP programme ses 40èmes Entretiens de Podologie, les 16-17 octobre 2015 au Paris Event Center, Porte de la Villette à Paris sur le thème : « Cicatrisation des plaies ; le rôle du pédicure-podologue au sein de l’équipe pluridisciplinaire » 

Le congrès national des pharmaciens organisé par la FSPF aura lieu à Reims les 17 et 18 octobre

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