CNPS Express - 9 Décembre 2015

Mercredi 9 décembre 2015

 
  Burn-out chez les soignants : le CNPS s’engage

Selon une étude menée par le cabinet Technologia, spécialisé dans la souffrance au travail, 12,6 % de la population active française présente un risque élevé de burn-out, lequel, dans des situations extrêmes, peut conduire au suicide. « Si ce sujet, grave, est identifié chez les salariés, en revanche, il l'est beaucoup moins chez les soignants, a rappelé Philippe Gaertner, Président du CNPS, à l’occasion du colloque  « Soigner les professionnels de santé vulnérables », organisé le 3 décembre en partenariat avec le CNPS. « Notre société a encore des difficultés à concevoir que les professionnels de santé, dont le courage, le dévouement et l'engagement sont reconnus et loués, soient également concernés et probablement plus que le reste de la population. » Il faut donc sortir de ce silence, mettre en place des réponses, concevoir une stratégie de prévention et, surtout, « réagir collectivement » avec le soutien des pouvoirs publics, estime le Président du CNPS. Celui-ci doit d’ailleurs prochainement rencontrer le Directeur général de l'Assurance maladie à ce propos.

Lire le discours introductif du Président du CNPS

  190 millions d'euros pour le Plan national soins palliatifs 2015-2018

Le Plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l'accompagnement en fin de vie, présenté le 3 décembre par la ministre de la Santé, sera doté de 190 millions d'euros. Il comprend quatorze mesures mises en œuvre par trente-neuf actions. L’ensemble se décline autour de quatre axes : informer le patient et lui permettre d'être au cœur des décisions qui le concernent ; former les professionnels, soutenir la recherche et diffuser les connaissances sur les soins palliatifs ; développer les prises en charge en proximité : favoriser les soins palliatifs à domicile y compris pour les résidents en établissements sociaux et médico-sociaux ; enfin, garantir l'accès aux soins palliatifs pour tous, c’est-à-dire réduire les inégalités d'accès aux soins palliatifs.

  Les doyens des facultés de médecine appellent à revoir le numerus clausus
Les doyens de facultés de médecine, qui se sont rencontrés début décembre lors de leur troisième Conférence, souhaitent modifier le numerus clausus. A leurs yeux, cette règle de sélection en première année est un échec, le problème portant surtout sur la répartition des médecins, une fois formés, sur le territoire. Les doyens recommandent donc un assouplissement  des règles, en décidant par exemple du numerus clausus d’une université en fonction de ses capacités de formation. Ils préconisent également une orientation moins scientifique et plus généraliste ainsi qu’une diversification des recrutements. Sans compter la mise en place d’un premier examen, dès octobre, afin de réorienter sans attendre la fin de l’année les jeunes les plus mal classés.
  Négociation de la future convention médicale : l’heure des préparatifs
La ministre de la Santé a reçu, le 4 décembre, les dirigeants des cinq syndicats médicaux représentatifs de la médecine libérale afin de préparer la lettre de cadrage qu'elle adressera au Directeur général de l'Uncam, en vue de l'ouverture des négociations de la future convention médicale. La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a fait savoir qu’elle attendait  une « valorisation de l'expertise médicale » au travers du tarif de la consultation. Elle souhaite également la mise en place de « consultations lourdes » de prévention mais aussi que tous les médecins puissent accéder au CAS (contrat d’accès aux soins). La CSMF insiste aussi sur l'amélioration de la protection maladie des médecins et refuse toute remise en cause de l'existence du secteur 2. Le Syndicat des médecins libéraux (SML) évoque quant à lui la possibilité de constituer des plates-formes d'appels gérées par les acteurs libéraux de manière à assurer la continuité des soins de jour. Et, parallèlement à la rémunération sur objectifs de santé publique, il prône un retour sur investissement pour les médecins mobiles. Les tarifs des consultations pourraient ainsi être gradués de 7 euros pour une consultation par téléphone à 40 euros pour une consultation auprès d'une personne âgée polypathologique. Le tarif de la consultation la consultation de base serait quant à lui fixé à 25 euros.
  Loi de santé : « place à la désobéissance civile », maintient la CSMF

Suite à l’adoption du projet de loi de santé en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a rappelé son opposition farouche à ce texte qui « signe  la mise au pas de la médecine  libérale sous  la coupe de l’État ». Elle conteste notamment la mise en place du tiers payant généralisé et « refuse que les assureurs deviennent les payeurs des médecins qui perdront toute liberté de prescription ». Dans ce contexte, la CSMF réitère son appel à la désobéissance civile.

Lire le communiqué de la CSMF du 1er décembre

  Automédication : la FSPF rappelle le rôle essentiel du pharmacien d’officine

Suite à la parution d’un dossier sur les médicaments d’automédication dans le magazine 60 Millions de consommateurs, la Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF) rappelle le rôle « essentiel » du pharmacien d’officine. Elle regrette la stigmatisation de «  certains médicaments d'automédication en insistant sur leur inefficacité prétendue, voire sur leur dangerosité alléguée […] et déplore que cet article sous-estime la vigilance exercée, au quotidien, par le pharmacien d'officine, professionnel de santé spécialiste du  médicament ». La FSPF souligne que le pharmacien d’officine « accompagne la délivrance [de ces médicaments d'automédication] comme pour tout médicament, par des informations et des conseils sur le bon usage », sachant que l’automédication est une « étape possible du parcours de soins où le pharmacien est l'un des interlocuteurs  privilégiés du patient ».

Lire le communiqué de la FSPF du 3 décembre 2015

  La CNSD alerte sur la mort annoncée des AGA

Dans le cadre de l'examen du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2015 qui a débuté le 1er décembre, le Gouvernement a choisi de passer en force en ce qui concerne les nouvelles missions de contrôle dévolues aux Organismes de gestion agréées (OGA) et aux Associations de gestion agréées (AGA). Il met en place des procédures de contrôle beaucoup plus invasives, jusque-là dévolues aux services fiscaux. La CNSD condamne fermement ces mesures dont le but est de faire des OGA des « sous-traitants » de l'administration fiscale.

Lire le communiqué de la CNSD

  Contrôle fiscal des professions libérales : l'UNAPL opposée aux mesures d'exception

Dans le cadre de l'examen du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2015, le Gouvernement a déposé un amendement sur les Organismes de gestion agréés (OGA). Il rétablit certes les dispositions relatives à la réduction d'impôts pour frais de comptabilité et d'adhésion à un OGA ainsi que les modalités de déduction du salaire du conjoint, conformément aux demandes de l'UNAPL. En revanche, il transforme les OGA et AGA en organismes de contrôle à la solde de Bercy. En clair, le Gouvernement entend « mettre en œuvre des modalités d'exception destinées à pénaliser les professionnels libéraux », dénonce l’Union nationale des professions libérales (UNAPL). D'une part, les organisations professionnelles ne seraient plus consultées sur les agréments donnés à des OGA. En outre, le régime de la vérification de la comptabilité opérée jusqu’alors par les OGA devient celui de l'Examen périodique de sincérité (EPS). Or, l'EPS n'est ni un examen contradictoire de la situation fiscale ni une vérification de comptabilité. C’est pourquoi l’UNAPL déplore l’instauration d’un « état de suspicion permanent à l'encontre d'une catégorie professionnelle ».

Lire le communiqué de l’UNAPL du 1er décembre

  La MACSF investit au capital du groupe de cliniques Vivalto Santé
L'assureur des professionnels et des établissements de santé MACSF rentre au capital du groupe de cliniques Vivalto Santé. Les actionnaires majoritaires actuels de Vivalto Santé, Omnes Capital et Parquest Capital vont en effet céder leur participation à un consortium de sept investisseurs dont la MACSF à hauteur de plus moins 25 %. Pour la MACSF, « il est primordial que les professionnels de santé soient associés et impliqués dans chacune des décisions stratégiques qui les concernent ». Et ce, sachant qu’un ensemble de médecins exerçant dans les cliniques du groupe devrait détenir environ 20 % du capital.
  L’agenda des Libéraux de Santé
  • Save the date ! La prochaine convention nationale du CNPS aura lieu à Paris, le 1er avril 2016 et aura pour thème le numérique.

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