CNPS Express - 14 décembre 2016

Mercredi 14 Décembre 2016

 
  La santé dans le débat de la présidentielle : c’est fait !

Si en 2012, les candidats étaient restés mutiques sur la santé, cette fois-ci le sujet fait couler de l’encre et met certains candidats à la peine. En effet, à l’instar du morceau de scotch du capitaine Haddock, le candidat de la Droite de du Centre, François Fillon peine à convaincre qu’il n’entend pas privatiser l’assurance maladie, tant son projet de redéfinir la prise en charge des petits et grands risques fait polémique. Il a d’ailleurs été amené à publier ce mardi une tribune dans le Figaro pour s’en expliquer. Dans le même temps, les candidats à la primaire de la gauche livrent leurs recettes. Prenant le contre-pied du candidat des Républicains, Benoît Hamon souhaite augmenter la proportion des remboursements pris en charge par l’assurance maladie obligatoire, notamment les soins dentaires, mais prône par ailleurs le déremboursement des « médicaments de confort ». Il souhaite aussi instaurer un conventionnement sélectif pour les médecins dans les zones surdotées. Enfin, il promet, pour l’ensemble des professionnels de santé un chantier sur la rémunération incluant une évolution du paiement à l’acte. Pour sa part, Arnaud Montebourg suggère à l’assurance maladie de salarier les professionnels de santé dans les maisons de santé pour remédier aux déserts médicaux. Pour finir, Emmanuel Macron, qui se présente en dehors de la primaire, veut lui aussi revoir le mode de rémunération, estimant que « l'acte ne peut pas être le mode unique ».

  Sondage : oui à la santé oui, hésitation sur les personnalités
Probablement parce qu’on est passé de rien à tout, selon un sondage Harris interactive, aucune personnalité politique ne fait consensus quant à sa capacité supposée à proposer des pistes intéressantes pour réformer le système de santé. Jean-Luc Mélenchon arrive en tête des personnalités citées, même si seulement 38% des Français estiment qu'il pourrait proposer de bonnes solutions en la matière. Les différents candidats positionnés plutôt à gauche ou au centre de l'échiquier politique sont davantage crédités de cette capacité que ceux qui se situent à sa droite (à noter que seulement 26% des Français considèrent que François Fillon pourrait proposer de bonnes solutions). Toutefois les Français estiment qu’il serait essentiel à leurs yeux de « mettre en place plus de contrôles contre les fraudes et les abus » (« tout à fait prioritaire » pour 62% d'entre eux).
Pour plus de 3 Français sur 4 (77%), les propositions des candidats concernant le système de santé seront un critère déterminant de leur vote à l'élection présidentielle de 2017. Cette fois-ci la santé est bel et bien au cœur des présidentielles. Reste aux candidats à convaincre.

Voir le sondage Harris Interactive
  PLFSS : les Républicains saisissent le Conseil constitutionnel
Sans surprise, les députés et sénateurs Les Républicains (LR) ont déposé vendredi 9 décembre, chacun de leur côté, un recours auprès du Conseil constitutionnel contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2017. Ils estiment que ce budget est insincère car « le relèvement de l'ONDAM de 1,75 % à 2,1 % ne couvrira qu'une partie du coût prévisionnel pour l'assurance-maladie des augmentations de la nouvelle convention médicale et des mesures salariales dans les hôpitaux… ». Ils estiment par ailleurs que la nouvelle mesure en faveur de la maternité des seules femmes médecins exerçant en secteur opposable porte atteinte au principe d’égalité. « La protection des médecins concernés par l’accès à la maternité ou paternité doit ainsi être considérée comme un élément fondamental de leur protection sociale et donc comme un véritable droit, irréductible à un simple levier d’attractivité », ont-ils indiqué.
  DPC : révision du montant des forfaits pour 2017
Depuis la mise en application, début 2016 de la réforme, c’est aux sections professionnelles qu’il revient de fixer le montant des forfaits de prise en charge en charge du développement professionnel continu (DPC), chacune d’entre elle gérant son enveloppe allouée par l’Agence nationale du DPC (ANDPC). L’exercice n’est pas simple, puisqu’il faut placer le curseur au plus juste de façon à repousser le scenario de l’épuisement précoce des crédits avant la fin de l’année, tel que le subissent certaines professions depuis 2014. Le DPC souffre d’une insuffisance de moyens pour répondre à toutes les demandes.
En 2017, les niveaux de forfaits ont ainsi été revus, à la baisse ou en légère hausse selon les besoins des professions. Le forfait annuel des médecins enregistre la plus forte baisse. Il passera à 2.940 € contre 3.700 € en 2016, dans l’espoir d’échapper aux ruptures de prises en charge. Les infirmiers (1.052 € au lieu de 1.065 €) et les sages-femmes (1.365 € contre 1.375 €) verront leurs forfaits amputés d’une dizaine d’euros. Les prises en charge des kinésithérapeutes (988 €), orthophonistes (851 €), pédicures-podologues (1.289 €) et pharmaciens (1.459 €) restent quant à elles inchangées. Enfin, les chirurgiens-dentistes (1.414 € au lieu de 1.061 € en 2016) et les orthoptistes (1.079 € contre 930 €) bénéficieront quant à eux d’une légère augmentation. Le détail de ces nouveaux forfaits 2017 sera mis en ligne dans les prochains jours sur le dite de l’ANDPC.

https://www.agencedpc.fr
  Les carrières de santé attirent les jeunes !
La première année commune aux études de santé (PACES), qui concerne la médecine, l’odontologie, la maïeutique, la pharmacie et la kinésithérapie affiche un record d’affluence avec près de 59 000 étudiants inscrits pour l'année universitaire 2016-2017. L’effectif est en hausse d’1% par rapport à l’année précédente. Les carrières de santé attirent les jeunes.
  Philippe Vermesch nouveau président du SML
Philippe Vermesch a été élu, pour trois ans, à la présidence du Syndicat des médecins libéraux (SML) à l'issue de l'assemblée générale du 10 décembre. Il succède à Éric Henry, qui ne se représentait pas. Philippe Vermesch est stomatologue. Le nouveau Président sera entouré de quatre secrétaires généraux représentant les quatre principaux modes d’exercice : Sophie Bauer, chirurgien (plateaux techniques) ; Christine Bertin-Belot, homéopathe (médecin à expertise particulière) ; William Joubert, généraliste (spécialité médecine générale) et Eric Tanneau, psychiatre (spécialités cliniques). Le CNPS adresse ses chaleureuses félicitations à Philippe Vermesch et son équipe.

Voir le communiqué du SML
  Négociations conventionnelles : la CNSD voit le bout du tunnel
« Dans un mois et demi, nous serons fixés ! » indique la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) qui fait un point d’étape sur les négociations conventionnelles en cours entre l’assurance maladie et la profession. Dans un mois, les représentants de la profession devront se prononcer sur un nouveau texte, avec une épée de Damoclès sur toutes les têtes : celle du règlement arbitral dont le Gouvernement voudrait s’emparer pour imposer les contraintes refusées par la CNSD. D’ici là, il reste du chemin à parcourir, note la CNSD, car les propositions « sont très éloignées de ce que nous sommes en mesure d’accepter ». Aussi, la négociation se poursuivra jusqu’au bout. Difficile de prédire, même à ce stade tout proche de l’issue, s’il y aura signature ou non.

Voir l’analyse de la CSND
  La CSMF continue de boycotter le comité de pilotage du tiers payant
La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a fait savoir qu’elle boycotterait la nouvelle réunion du « comité de pilotage en charge du suivi du déploiement du tiers payant » prévue le mercredi 14 décembre, dont elle avait déjà boycotter les réunions précédentes. La CSMF entend ainsi à la fois contester la composition de ce comité et manifester son opposition au tiers payant. Le syndicat prône un « tiers payant social, qui doit être laissé à l’appréciation du médecin ».

Voir le communiqué de la CSMF

Le CNPS EXPRESS vous souhaite de belles fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous début janvier !
N’hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
Conformément aux dispositions de la loi 78-17 : « Informatique, fichiers et liberté », vous conservez la possibilité d'accéder aux informations vous concernant et de les rectifier si vous le jugez nécessaire.
Abonnez vos amis
Vous désabonner

 
Recherche