CNPS Express - 25 janvier 2017

Mercredi 25 Janvier 2017

 
  24 000 professionnels déjà inscrits en 2017 : le DPC fait le plein
L'Agence nationale du développement professionnel continu (DPC), qui remplace désormais l’OGDPC, a présenté un premier bilan de son activité. Selon les premiers chiffres, près de 24 000 professionnels sont déjà inscrits pour suivre une session en 2017. Les médecins (36%) et les infirmiers (28%) comptent le plus gros bataillon d’inscrits, ils sont suivis par les masseurs-kinésithérapeutes (14%), les orthophonistes (8%) et les biologistes (4%). L’ANDPC a, par ailleurs, engagé la refonte de son modèle économique notamment avec l'instauration d'une prise en charge dégressive en fonction du nombre de participants aux sessions de DPC et à la mise en place de listes d'attente. En 2017, faute de moyens supplémentaires, l’ANDPC ambitionne de rationaliser les forfaits pour favoriser un maximum de prises en charge via une prise en charge à l’heure. Enfin, l’agence compte renforcer ses actions de contrôle des organismes formateurs et vise l’objectif de 20 000 contrôles en 2017.
  Une pharmacienne à la tête de la CNAVPL.
Monique Durand, présidente de la CAVP, caisse de retraite des pharmaciens, a été élue pour un mandat de deux ans comme présidente de la CNAVPL, la caisse de retraite des professions libérales. Frank Lefevre, président de la CARCDSF, caisse de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes, et Marie-Anne François, présidente de la CARPIMKO, caisse de retraite des para-médicaux, sont respectivement 1er et 2ème vice-présidents.
  Primaires : l’essentiel des programmes santé de Benoit Hamon et Manuel Valls
Benoit Hamon et Manuel Valls sont les deux finalistes de la primaire socialiste qui s’affronteront dimanche lors du second tour. En matière d’assurance maladie, si l’ancien Premier ministre préconise de rembourser à 100 % « un panier de soins de ville » sans plus de précision, Benoit Hamon, lui, plaide pour le remboursement des soins dentaires et un investissement plus important des complémentaires santé.

Les deux hommes partagent la même idée selon laquelle il faudrait appliquer des mesures autoritaires pour remédier aux déserts médicaux en limitant la liberté d’installation des médecins. Enfin, Manuel Valls envisage d’interdire les dépassements d’honoraires et souhaite rétablir un tarif unique.
  Claude Le Pen et Guy Vallancien contestent la proposition d’assurance maladie universelle
Décidément le débat sur la santé est bel et bien lancé. Et les économistes s’y mettent aussi. Dans une tribune publiée ce vendredi 20 janvier dans Les Échos, Claude Le Pen, professeur d’Économie à Paris Dauphine, et Guy Vallancien, membre de l’Académie de médecine, répliquent à Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, et Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé de Sciences-Po, qui, dans une tribune parue Le Monde daté des 15 et 16 janvier 2017, défendaient l’idée de la création d’une « assurance maladie universelle ». Claude Le Pen et Guy Vallancien estiment que cette idée est « à oublier » car elle reviendrait à instaurer une « Assurance maladie d’État » avec tous ses travers et inconvénients. Ils prônent, à l’inverse un système où la prise en charge dès le premier euro serait déléguée aux complémentaires santé dans la limite d’un certain montant au-delà duquel un organisme public national interviendrait pour financer le complément de dépenses en cas de soins les plus coûteux.

Lire la tribune
  Convention : pour la CNSD, la négociation s’arrête
Le 6 janvier, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) a suspendu sa participation à la négociation conventionnelle car après 4 mois de discussion, le compte n’y était pas. Elle avait conditionné son retour à une modification profonde de l’équilibre de l’accord. Or, les nouvelles propositions récemment transmises par le Directeur de l’UNCAM continuent d’afficher des investissements « trop insuffisants » alors que les contreparties demandées à la profession sont, elles, « bien trop importantes ». En outre, la CNSD conteste les chiffres avancés par l’UNCAM et estime que la profession serait dans un premier temps perdante. Excédé, le syndicat décide donc de stopper les négociations et soumettra le projet d’avenant au vote de son assemblée générale extraordinaire le 26 janvier.

Voir le communiqué de la CNSD
  Convention : la FSPF appel à l’unité
Alors que les deux syndicats représentatifs des pharmaciens d’officine entameront les négociations de la convention nationale pharmaceutique avec l’UNCAM le 22 février prochain, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) appelle à l’unité. La FSPF souhaite que « la profession se présente unie à la table des négociations autour d’un projet commun et ambitieux pour l’avenir de l’officine ». Alors que « de nombreuses positions sont partagées entre les deux syndicats, et de manière plus large avec l’ensemble des acteurs de la profession », la Fédération estime qu’il n’y a pas de place pour les « querelles de clocher ».

Voir le communiqué de la FSPF
  La CSMF recadre le CISS
La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) moque le CISS qui se plaint des mesures inéquitables de la loi de santé concernant le service public hospitalier. L’exclusion des cliniques privées du secteur public hospitalier au motif qu’il s’y appliquait des compléments d’honoraires médicaux constitue une « contorsion » d’autant moins justifiable que le législateur a fermé les yeux sur les médecins hospitaliers exerçant une activité libérale et leurs compléments d’honoraires, relève la CSMF. Pour le syndicat, ce paradoxe démontre la réalité de « l’indigence des tarifs médicaux conventionnés en France », aboutissant à l’apparition de compléments d’honoraires… « avec la bénédiction et l’accord de l’Etat, à l’époque de la création du secteur 2 ».

Voir le communiqué de la CSMF
  L’UNSAF fustige l’Autorité la Concurrence
Le syndicat national des audioprothésistes, l’UNSAF, a mené le 19 janvier dernier, lors d’une conférence de presse, un réquisitoire sévère contre de l’Autorité la Concurrence et son récent avis sur le secteur de l’audioprothèse. Le syndicat dénonce une Autorité, « aveuglée par une idéologie de la concurrence », laquelle critique la « mutualisation » des coûts et pousse à « une individualisation des prix en fonction de la demande de suivi », allant « à rebours des fondements de notre système de santé » et des attentes des Français. En effet, « les enquêtes d’opinion convergent pour montrer l’attachement très fort d’une large majorité de Français au modèle solidaire de notre Sécurité sociale ». Mais, l’UNSAF se veut optimiste puisque « la santé et le remboursement de l’audioprothèse font désormais partie des débats de la Présidentielle ».

Voir le communiqué de l’UNSAF
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