CNPS Express - 26 Avril 2017
 

Mercredi 26 Avril 2017

Présidentielles 2017 : Duel MACRON/LE PEN au deuxième tour
Le premier tour de l’élection présidentielle s’est tenu le 23 avril 2017 avec plus de 47 millions d’électeurs appelés aux urnes pour départager les 11 candidats en lice. Avec un taux de 78,69 %, les électeurs ont finalement donné raison aux sondages en confirmant un deuxième tour disputé entre Emmanuel Macron, En Marche !, et Marine Le Pen, Front National, dimanche 7 mai.
Ce que les responsables santé des finalistes ont dit au CNPS
Le CNPS avait rencontré, avant le premier tour, les représentants santé des principaux candidats dont ceux d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen. Retrouvez les synthèses des échanges du CNPS avec :

Olivier Véran pour En Marche !
Joelle Mélin pour le Font National
  Les programmes santé des finalistes de la présidentielle

Voici les points principaux de leurs programmes santé respectifs :

Emmanuel Macron :

  • Objectif national de dépenses d'assurance maladie (Ondam) à 2,3% sur la durée du quinquennat
  • Plan d'investissement de 5 Mds € investis dans la santé (numérique, innovation, hôpital, maisons de santé)
  • Renforcement de la pertinence des soins et aucun soin utile déremboursé
  • Prise en charge à 100 % des dépenses d’optique, dentaire et d’audioprothèse
  • Encadrement des complémentaires santé via trois contrats types
  • Favorable aux réseaux de soins s’ils sont ouverts
  • Tiers payant « généralisable »
  • Création de 3 000 MSP à l'horizon 2022
  • Développement de mesures incitatives dans les déserts médicaux
  • Création d’un service sanitaire d’une durée de 3 mois pour les étudiants en santé
  • Diversification des modes de rémunération
  • Développer les pratiques avancées et adapter les formations de santé (doctorat à plus de paramédicaux)
  • Accélération des GHT
  • Diversification des modes de financement des établissements de santé, avec une limitation à 50 % au maximum la place de la T2A pour favoriser des financements sur objectifs o et missions de santé publique
  • Introduction de financements aux parcours ou aux épisodes de soins
  • Dispensation des médicaments à l’unité 

Voir le programme thématique santé d’Emmanuel Macron

Marine Le Pen

  • Suppression de l’AME
  • Économies de gestion et « baisse des dépenses sociales qui découlera de la réduction drastique des flux migratoires »
  • Amélioration du reste à charge : suppression des plafonnements de garanties introduits par les contrats responsables 
  • Encadrement des complémentaires santé : interdiction du recours à la publicité et plafonnement des frais de gestion, interdiction des réseaux de soins
  • Suppression du caractère obligatoire et automatique du tiers payant généralisé, tout en le laissant possible
  • Relèvement du numerus clausus pour les médecins
  • Favoriser la poursuite de l’activité des médecins retraités dans les zones sous-denses à l’aide de réductions de charges
  • Instituer un service de coordination entre les hôpitaux et la médecine de ville
  • Développement des MSP
  • Réactualiser les tarifs de manière progressive pour que les professionnels libéraux soient justement rémunérés
  • Financement de la télé médecine
  • Maintien au maximum les hôpitaux de proximité" et augmenter les effectifs de la fonction publique hospitalière
  • Lutter conservateur la fraude sociale
  • Remise à plat de la tarification des hôpitaux et réforme des GHT
  • Développement de la vente à l’unité́ des médicaments remboursables
Voir le programme thématique santé de Marine Le Pen

Voir les réponses spécifiques sur le bucco-dentaire
  La CNSD dénonce une nouvelle attaque contre l’accès aux soins
La Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) estime que la parution au Journal officiel de deux textes relatifs à la CMUC et l'ACS viennent « parachever la campagne de destruction lancée par Marisol Touraine contre l'accès aux soins en venant encore plus fragiliser les cabinets prenant en charge les patients démunis et précaires ». L’un de ces textes vise à plafonner certains tarifs pour les ACS comme le prévoyait la Loi de Modernisation du Système de santé, en les fixant au même niveau que ceux imposés par la CMU-C. La CNSD note que « 7 à 8 millions de patients qui bénéficieront des tarifs imposés aux chirurgiens-dentistes, alors que la revalorisation conséquente des actes opposables qui aurait permis de motiver cette démarche n'a pas eu lieu ». Le syndicat s’inquiète de l’atteinte portée par ces différentes mesures aux cabinets dentaires situés dans des zones économiquement fragiles. S’ils disparaissent, « où serait l'amélioration de l'accès aux soins annoncée par la ministre ? », interroge la CNSD.

Voir l’actu de la CNSD
  ROSP : la CSMF salue un dispositif efficace
Alors que l’assurance maladie publiait les résultats des cinq premières années d’application de rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) pour les médecins, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) s’est félicitée « du bilan globalement positif de ce mécanisme qui a permis la valorisation des bonnes pratiques médicales et l’amélioration de la prise en charge du patient ». Toutefois le syndicat qui souhaite amplifier ce dispositif « ne comprend pas les atermoiements et les blocages de la CNAM pour étendre la ROSP à tous les médecins, quelle que soit leur spécialité. »

Voir le communiqué de la CSMF
  Le SML dresse un bilan sévère du quinquennat écoulé
Le Syndicat des médecins libéraux (SML) a dressé un bilan très négatif du quinquennat qui s’achève en matière de santé. Le SML stigmatise « une accélération de l’étatisation du système de santé à travers le tiers payant généralisé, par le renforcement du pouvoir des agences régionales de santé et par une complexification inédite de l’organisation sanitaire ». Parmi les points noirs, le SML liste également le plafonnement des dépassements d’honoraires du secteur avec les contrats responsables et une convention insuffisante sou tutelle. Mais pire que tout, le syndicat « déplore l’absence de dialogue et de concertation » qui restera la marque de ce quinquennat.

Voir le communiqué du SML
  Biologie délocalisée : le SDB saisit le DG de l’assurance maladie
Depuis deux ans, le Syndicat des biologistes (SDB) alerte le ministère de la Santé et l’Assurance maladie sur la situation instable et dangereuse des laboratoires de biologie médicale privés pratiquant de la biologie délocalisée pour répondre à des besoins de décision thérapeutique urgente. Le SDB vient de saisir le directeur général de l’Assurance Maladie sur ce sujet. Il réclame un « moratoire sur les contrôles dans l’attente que les situations de recours à cette biologie soient éclaircies et, a minima, que soit clairement défini ce qu’il faut entendre par « décision thérapeutique urgente ».

Voir le communiqué du SDB
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