CNPS Express - 10 Mai 2017

Mercredi 10 Mai 2017

Emmanuel MACRON élu président de la République
Emmanuel MACRON a été élu président de la République le dimanche 7 mai. La passation de pouvoirs avec François Hollande aura lieu ce dimanche et le Premier ministre, désigné dans la foulée, sera chargé de composer le gouvernement. D’ici là, les spéculations vont bon train pour savoir quel sera le casting gouvernemental de ce jeune président « ni de droite, ni de gauche ». Seul indice distillé par l’intéressé, le ministre de la Santé sera un médecin.
La soif de dialogue des syndicats
Le monde de la Santé accueille avec soulagement la fin du quinquennat de François Hollande et plus particulièrement celui de leur ministre de tutelle qui aura eu détenu le record de longévité à ce poste. Les différentes professions dressent un bilan critique de l’action de la ministre de la Santé qui a conduit à un regain d’étatisation et de complexité. Elles lui reprochent son manque d’écoute, certains syndicats représentatifs n’ayant jamais été reçus, et d’avoir imposé nombre de mesures de façon autoritaire. C’est pourquoi, au lendemain de l’élection présidentielle du 7 mai, en plus des félicitations républicaines d’usage, les syndicats ont lancé des appels au dialogue. Pour sa part le CNPS souhaite que s’organise rapidement un contact avec la nouvelle équipe afin de nouer un dialogue serein et fructueux destiné à redonner espoir à l’ensemble des Libéraux de santé.

La CNSD veut discuter

La Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) avait fait connaître à Emmanuel Macron et ses équipes « les préoccupations majeures des chirurgiens-dentistes, notamment le respect de l’esprit conventionnel et l'apport de moyens pour soigner toujours mieux les Français ». Celui qui n’était alors que candidat avait répondu en « affirmant sa volonté d'écoute et de dialogue, et le retour vers des relations respectueuses ». Aussi la CNSD l’a-t-elle pris au mot : « M. le président, discutons ! ». Le syndicat demandera au nouveau ministre de la Santé de revenir sur le règlement arbitral et « d’ouvrir de nouvelles négociations conventionnelles sur d’autres bases ».

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Le SML appelle à renouer le dialogue et la confiance avec les médecins libéraux

« Après un quinquennat d’incompréhension et de tension, qui ont conduit le système de santé dans une situation d’impasse inédite » le Syndicat des médecins libéraux (SML) juge « indispensable » un changement de cap dans le secteur de la santé. Le syndicat invite le nouveau président de la République à « renouer le dialogue et la confiance » et compte y jouer une part active. Le syndicat estime qu’il faudra des « engagements forts » en direction de la médecine libérale afin de « retrouver une qualité et une liberté d'exercice qui a été mise à mal ces dernières années ».

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  La biologie médicale : risque de financiarisation ?
Plusieurs syndicats de biologie médicale dont le Syndicat des biologistes (SDB) et le Syndicat des laboratoires de biologie clinique (SLBC) ont publié un communiqué commun en fin de semaine dernière, alors que la campagne de l’élection présidentielle arrivait à son terme, pour déplorer le désintérêt des candidats pour la biologie médicale. Aucun des finalistes du second tour n’a répondu « de manière concrète à la nouvelle question majeure pour la profession posée récemment : par quels moyens comptez-vous faire respecter la loi et ainsi stopper réellement la prise de contrôle de la biologie médicale française par les acteurs financiers ? ». Cette non-réponse est-elle un mauvais présage ? Les syndicats redoutent qu’elle ne préfigure une financiarisation de la biologie médicale contre laquelle ils luttent depuis plusieurs années.

Voir le communiqué des syndicats de biologistes
  PACES : la CSMF dénonce le tirage au sort pour l’entrée dans la filière
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche vient de modifier les règles et procédures d’admission en PACES lorsque les candidats sollicitent une présélection via le portail d’admission post-bac. Désormais, ce qui est surprenant, le statut familial entre dans les critères d’admission. Mais surtout, s’il y a plus de candidats que de places disponibles, les recteurs devront procéder à un tirage au sort pour désigner les admis. « On marche sur la tête ! » dénonce la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) pour qui « cette décision signe l’apothéose du dysfonctionnement des études médicales en France ». La CSMF « exhorte le gouvernement à respecter les principes républicains et à garantir l’égalité des chances » tout en souhaitant une « réflexion globale » sur la formation initiale des médecins.

Voir le communiqué de la CSMF
  Vaccination : la FSPF opposée à l’expérimentation de toutes les contraintes pour une rémunération low-cost
Deux projets de textes sur l’expérimentation de la vaccination antigrippale en officine ont été présentés aux syndicats représentatifs des pharmaciens d’officine. Pour la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), le verdict est sans appel : « l’accumulation d’obligations techniques et administratives, les contraintes disproportionnées de prise en charge du patient (mise en observation du patient quinze minutes après la vaccination notamment) sont incompatibles avec la rémunération proposée de 4,50 euros par patient. » Le syndicat estime que le montant proposé « est de nature à dissuader les pharmaciens d’officine de participer à cette expérimentation » et refuse que « pharmacien soit traité comme un professionnel de santé low cost ». Déterminée, la FSPF prévient que sans modification des textes, elle « appellera les pharmaciens à ne pas participer à cette expérimentation ».

Voir le communiqué de la FSPF
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