Accès partiel : le CNPS appelle les députés à confirmer la décision des Sénateurs
Le CNPS tient à saluer la décision des sénateurs de la Commission des Affaires sociales supprimant l’accès partiel pour les professions de santé.

Les Libéraux de santé du CNPS avaient alerté à de multiples reprises les parlementaires sur les dangers de cette disposition en matière de qualité et de sécurité des soins.

La surtransposition de la directive européenne Qualification par le précédent gouvernement était une erreur. Le CNPS a d’ailleurs fait savoir que d’autres pays, dont l’Allemagne, ont opposé une farouche résistance à l’arrivée de l’accès partiel aux professions afin d’éviter le démantèlement des compétences et des métiers, démontrant ainsi que ce dossier n’est pas inéluctable.

En effet, ces dispositions vont ouvrir la voie à une déqualification des professions de santé ce qui n’est pas sans risque pour la santé des patients et s’avère être en totale contradiction avec l’exigence nécessaire de sécurité et de qualité des soins.

De plus, dans un secteur d’activité comme la santé, où l’asymétrie d’information entre le patient et le professionnel est particulièrement importante, le CNPS redoute que la confusion s’installe et que les patients n’aient pas, ou difficilement, la possibilité de discerner s’ils s’adressent à des professionnels de plein exercice ou à des « professionnels partiels ».

Aussi le CNPS, l’intersyndicale des Libéraux de santé, demande aux Députés de confirmer la position adoptée par les Sénateurs et au Gouvernement de la soutenir. Pour les Libéraux de santé, il ne saurait y avoir de compromis avec la qualité des soins.
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