CNPS Express - 4 Juillet 2018

Mercredi 4 juillet 2018

Dépenses de santé : l’Assurance maladie propose 2 milliards d’euros d’économies sur 2019
La CNAM a remis le 28 juin au Gouvernement son rapport « charges et produits », dans lequel elle livre ses priorités pour 2019. Celui-ci comporte un objectif d’économies à hauteur de 2 milliards d’euros et une liste de 28 propositions. Sans surprise, la Caisse met le cap sur développement des nouveaux modes de paiement ainsi que l’efficience, la qualité et la pertinence des soins, déclinant ainsi les objectifs de la stratégie nationale de transformation du système de soins. Elle entend soutenir le développement des prises en charge alternatives à l’hospitalisation. Le déploiement de la e-santé, qui constitue un des axes du rapport, vise non seulement à accroître les services dématérialisés, et notamment la e-prescription, mais également à servir la pertinence des prises en charge. La prévention est bien sûr présente et concerne essentiellement les jeunes, suite à l’intégration du régime des étudiants dans le régime général. Enfin, la santé fait l’objet d’un volet spécifique par lequel débute d’ailleurs le document. Il propose la création d’une offre de soins médicaux ciblée, en coordination avec les autres structures de soins primaires et secondaires.

Avec 1,38 milliard d’euros d’économies attendues sur la pertinence des actes et 410 millions sur la pertinence des prises en charges, les objectifs chiffrés de la CNAM sont explicites et traduisent les différentes annonces du Gouvernement.
Le DMP sera généralisé en octobre 2018
Depuis que le développement du DMP a été confié à l’Assurance maladie, plus de 500 000 dossiers ont été créés en un an dans le cadre de l’expérimentation menée dans neuf départements. À compter d’octobre 2018, la généralisation du DMP deviendra effective et l’Assurance maladie se fixe pour objectif d’atteindre 2,3 millions de dossiers ouverts avant la fin de l’année.
  Un observatoire de la qualité de vie au travail des professionnels de santé
La ministre de la Santé a installé officiellement, ce lundi 2 juillet, l’Observatoire national pour la qualité de vie au travail des professionnels de santé. Il aura pour mission de produire des contributions opérationnelles permettant d’aider les professionnels à améliorer leur pratique en terme de qualité de vie au travail, tant à titre individuel que collectif, et par ailleurs de rassembler toutes les connaissances sur le sujet, de les partager et de les diffuser largement, notamment par l’organisation d’un colloque annuel.

L’observatoire est composé de 12 experts et il est présidé par Pr Philippe COLOMBAT, chef du pôle cancérologie-urologie du CHRU de Tours.

Il ne devrait concerner que les hospitaliers et les étudiants. Une occasion manquée, au moment où le Gouvernement ne cesse de clamer qu’il veut rapprocher libéraux et hospitaliers… au point de vouloir leur faire partager une même rémunération…
  Arrêts de travail : la CSMF appelle à une prise en charge de la souffrance au travail
L’Assurance maladie a fait part d’une hausse des dépenses d'indemnités journalières (IJ) de 4,4 % en 2017 après une hausse de 4,6 % en 2016 et 3,7 % en 2015. Surtout, elle souligne que le mouvement s'est accéléré ces derniers mois : les versements d'IJ sont en hausse de 5,7 % de janvier à mai 2018. Devant ces chiffres, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) rappelle que « les deux principales causes d’arrêts de travail sont les troubles musculosquelettiques et les syndromes dépressifs, provoqués par une pression accrue dans le monde du travail ». Et, dans ce contexte, « la responsabilité des médecins est de préserver la santé physique et mentale de leurs patients. L’arrêt maladie fait partie de leur arsenal thérapeutique contre le stress et le burn out ». C’est pourquoi la multiplication des contrôles, des sanctions ou même des efforts de pédagogies n’y change rien remarque la CSMF. Pour le syndicat, « au lieu de mettre la pression sur les médecins » mieux vaudrait « sensibiliser et responsabiliser les entreprises, qui ont un rôle principal à jouer dans l’amélioration des conditions de travail de leurs salariés ».

Voir le communiqué de la CSMF
  La FSPF adresse une lettre ouverte au Premier ministre
Dans une lettre ouverte qu’elle lui adresse, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) interpelle le Premier ministre sur le décret permettant aux pharmacies d’officine de proposer des « conseils et prestations destinés à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes », que la profession attend depuis dix ans. La FSPF exhorte le chef du Gouvernement à proposer un texte ambitieux qui permette aux officines d’apporter leur contribution à la nouvelle organisation des territoires.

« Accompagnement des patients pour leur maintien à domicile, lutte contre la perte d’autonomie, dispensation à domicile, préparation des doses à administrer, adaptation du domicile, renforcement des politiques de prévention et de dépistage, déploiement de la télémédecine, évaluation en vie réelle des produits de santé… » « rien ne doit manquer » au futur texte insiste la FSPF, qui appelle « le Gouvernement à faire confiance à la pharmacie d’officine et à son professionnalisme ».

Voir la lettre ouverte
  Le SML défend l’homéopathie au nom de la liberté de prescription
Depuis le lancement de la polémique, en mars dernier, qui depuis n’a cessé d’enfler, le Syndicat des médecins libéraux (SML) apporte son soutien aux médecins homéopathes. Le SML « rappelle que les médecins homéopathes français ont fait les mêmes études et obtenu le même diplôme que leurs confrères. De plus, ils doivent justifier d'un cursus d'enseignement d’homéopathie, reçu dans une faculté et/ou dans une école reconnue par l’Ordre des médecins pour utiliser l’homéopathie dans leur arsenal thérapeutique, ce qui n’est pas le cas de ceux qui se permettent pourtant de porter un jugement sur cette pratique ! ».

Et, surtout, le SML rappelle « aux contempteurs de l’homéopathie que le Code de la déontologie médicale et le Code de la Santé publique stipulent que “le médecin est libre de ses prescriptions qui sont celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance” ».

Voir le communiqué du SML
  L’UNAPL fustige le prélèvement à la source
Dans un communiqué, l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) rappelle son opposition à la mise en œuvre du prélèvement à la source tel qu’il est envisagé par le Gouvernement. En effet, celui-ci repose sur les entreprises, dont les cabinets des professionnels libéraux de santé. À six mois de l’entrée en application de cette mesure, l’UNAPL dénonce l’absence d’écoute du Gouvernement.

« Dans les TPE libérales, c’est le plus souvent le chef d’entreprise seul qui assume à la fois l’entière gestion et une large part de l’activité », souligne l’UNAPL pour qui vouloir « transformer les chefs d’entreprise en « collecteurs d’impôts » constitue une complexité inutile qui s’ajoutera aux difficultés de confidentialité liées à la taille de ces entreprises et qui transformera les employeurs en interlocuteurs fiscaux de leurs salariés ». Enfin, l’organisation interprofessionnelle pointe le coût, avec des frais de gestion supplémentaires imposés aux entreprises.

Voir le communiqué de l’UNAPL
  Convention du CNPS : Save the date !
Le CNPS vous donne rendez-vous le vendredi 5 octobre à l’occasion de sa journée de rentrée 2018.

L’Hôtel Crowne Plaza -10 Place de la République, Paris 11e (métro République).
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