CNPS Express - 14 Novembre 2018
 

Mercredi 14 Novembre 2018

Le PLFSS entre les mains des Sénateurs
Le Sénat a entamé lundi l’examen du PLFSS 2019. Les Sénateurs comptent bien retoucher le texte voté en première lecture par l’Assemble nationale. Quelque 45 amendements ont été adoptés par la commission des Affaires sociales du Sénat. Les Sénateurs souhaitent notamment supprimer le forfait de réorientation des patients pour les services des urgences. De même, ils souhaitent une négociation entre l’Assurance maladie, les médecins et les pharmaciens sur des objectifs de prescription et de délivrance des génériques plutôt que les dispositions de l’article 43 (suppression de la mention "non substituable") jugées trop complexes.
Les libéraux de santé ont la cote auprès des Français
Le dernier baromètre santé 360 ODOXA montre que les libéraux de santé conservent une excellente image auprès des Français, avec une popularité moyenne de 91 % et des scores compris entre 86 % et 95 % de bonnes opinions. Les infirmiers atteignent le score de 95 %, les sages-femmes 94 %, les kinésithérapeutes 92 %, les médecins généralistes 91 %, les pharmaciens 89 %, les médecins spécialistes 87 % et les chirurgiens-dentistes 86 %. Le sondage montre que les Français sont persuadés à 89 % que les professions libérales de santé entretiennent d’excellentes relations à la fois entre elles et avec leurs patients. Mais ils estiment que leurs relations avec les établissements de santé, et surtout avec les pouvoirs publics, sont nettement moins bonnes, ce que confirment par ailleurs les libéraux de santé eux-mêmes : 4 sur 10 évoquent de mauvaises relations avec les établissements de santé et les deux tiers le disent de leurs relations avec les pouvoirs publics.
  Pour le médicament aussi, les Français font plutôt confiance aux professionnels de santé
Les Entreprises du médicament (LEEM) ont présenté les résultats des travaux de l’Observatoire sociétal du médicament pour 2018. Le sondage, réalisé par l’Institut IPSOS pour le compte de l’observatoire, montre que le niveau de confiance reste élevé dans les médicaments et se stabilise pour la première fois depuis 2015. À noter, une augmentation significative de l’intensité du niveau de confiance (+9 points) à 15 % des Français qui ont « tout à fait » confiance dans les médicaments. Si les entreprises du médicament sont perçues comme utiles, à la pointe du progrès ou des nouveaux traitements et efficaces… seule une petite majorité de Français estime qu’elles sont crédibles (51 %). En matière d’information sur les médicaments, les soignants bénéficient cette année encore des niveaux de confiance les plus élevés : 92 % pour le médecin traitant, 91 % pour les infirmières, 90 % pour les médecins spécialistes et 84 % pour les pharmaciens.
  La CNSD – Les CDF obtient l’annulation de l’arrêté ACS
Les Chirurgiens-dentistes de France (La CNSD – Les CDF) viennent d’obtenir l’annulation par le Conseil d’État de l’arrêté du 19 avril 2017 fixant autoritairement les plafonds d’honoraires ACS. Afin de préserver la situation des patients en cours de soins, les juges ont prévu que l’annulation prendra effet à compter du 1er janvier 2019.

Le syndicat, qui avait été le seul à contester ce texte, souligne une « victoire stratégique dans le contexte conventionnel actuel ». En effet, l’arrêté interministériel contesté « est publié en l’absence de convention » ou, si la convention ne prévoit pas de dispositions spécifiques, aux bénéficiaires de l’ACS ». C’est cette « vacance » conventionnelle provoquée qui avait permis à la ministre des Solidarités et de la Santé de l’époque d’édicter cet arrêté du 19 avril 2017, dans la foulée du règlement arbitral de sinistre mémoire, rappelle La CNSD – Les CDF.

La CNSD – Les CDF « utilisera l’annulation de cet arrêté dans la négociation d’un avenant conventionnel ACS-CMU juste et équilibré ». Le syndicat souhaite que cette négociation se fasse « dans un climat de sérénité et avec des objectifs sérieux et réalistes ».

Voir le communiqué
  Fermeture de l’accès au DPC : la CSMF dénonce l’incohérence du Gouvernement !
Alors que le Gouvernement mettait en avant, à travers le rapport UZAN sur la recertification des médecins, la nécessité d’une formation médicale accrue tout au long de la vie professionnelle, « il décide dans le même temps de fermer l’accès des médecins libéraux au DPC, l’enveloppe financière étant soi-disant épuisée », dénonce la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Le syndicat « s’étonne de cet argument puisque les médecins libéraux ont sous-utilisé l’enveloppe 2017 à hauteur de 6 millions d’euros et que les réserves de l’Agence nationale du DPC atteignent 14 millions d’euros », et demande pourquoi une partie de ces fonds disponibles n’a pas été mobilisée.

« On voudrait tuer dans l’œuf la certification et l’engagement des médecins qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! » indique la CSMF qui dénonce « l’incohérence des choix gouvernementaux ».

Lire le communiqué
  Recertification : le SML salue un rapport équilibré et réclame des moyens pour la formation
Le Syndicat des médecins libéraux (SML) voit dans les préconisations de la mission UZAN un rapport équilibré et se félicite que les craintes des médecins de voir se mettre en place un système coercitif aient été entendues. Le dispositif envisagé est un dispositif de promotion et de valorisation. Mais l’objectif ambitieux d’une certification et valorisation tous les six ans exige qu’un effort considérable soit engagé sur la formation continue des médecins, dont le DPC est l’une des composantes, pour faire entrer la France dans les standards européens. Le SML partage l’ambition d’élever le nombre de jours de formation continue de 15 à 30 jours par an « à condition que les moyens soient au rendez-vous ». À cet égard, le Syndicat réclame une réforme pour « déboucher sur un dispositif de formation continue et de DPC financés et indemnisés sur fonds publics ».

Voir le communiqué du SML
  La FSPF estime que les officines perdront 100 millions d’euros en 2018
La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a fait ses comptes à partir des chiffres portant sur les 9 premiers mois de 2018 publiés par IQVIA (Pharmastat). Ces derniers montrent que les officines ont subi 91 millions d’euros de manque à gagner sur les 9 mois de 2018… « Malgré l’investissement annoncé par l’Assurance maladie de 70 millions d’euros en année pleine, soit 54 millions d’euros pour les 9 premiers mois de 2018, on constate à fin septembre une perte de 36,8 millions d’euros, soit un manque à gagner de près de 100 millions d’euros sur 2018 » estime le syndicat, conformément à ses prévisions. La FSPF a alerté l’État sur l’évolution des paramètres de la rémunération pour 2019 et 2020, lesquels ont tous été retenus à la baisse.

La FSPF appelle les Pouvoirs publics à publier rapidement l’arrêté de marge pour 2019 et 2020 afin de ne pas subir à nouveau les dysfonctionnements de 2018 (refus de paiement dus à la base des prix des médicaments non à jour).

Lire le communiqué de la FSPF
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