CNPS Express - 28 Novembre 2018
 

Mercredi 28 Novembre 2018

Communication des professionnels de santé : les Français y sont favorables
Un sondage réalisé auprès de 1 012 personnes a été présenté dans le cadre du festival de la communication santé de Deauville, qui se tenait le week-end dernier. Il interrogeait les Français sur la communication des professionnels de santé. Aujourd’hui, celle-ci est strictement encadrée et limitée, ce qui n’est pas sans soulever des interrogations à l’heure du digital et face au développement des centres de santé ou de certaines professions comme les ostéopathes, lesquels n’ont pas de restrictions à leur communication. Le Conseil d’État avait d’ailleurs publié une note sur ce sujet en juin dernier dans laquelle il appelait à revoir l’encadrement des informations que les professionnels de santé pourraient rendre publiques.

Le sondage montre que 64 % des Français seraient favorables à la levée de la stricte interdiction de communication actuelle, mais surtout qu’ils n’ont pas d’inquiétude quant aux informations qui pourraient être diffusées. Ils estiment à 63 % qu’elles seraient honnêtes, et loyales à 61 %. Les informations que les sondés attendent de voir en priorité (65 %) concernent les tarifs des honoraires, très loin devant les diplômes et la formation des professionnels (29 %).
Dépenses de santé : la France au 8e rang de l’Union Européenne
Selon les chiffres publiés dans le récent panorama santé de l’OCDE pour 2018, la France a consacré 11,5 % de son PIB en 2018. Il s’agit du niveau global de dépenses le plus élevé des pays membres de l’Union Européenne mais, en revanche, le niveau de la dépense par habitant relègue notre pays en 8e position, derrière le Luxembourg ou l’Allemagne.
  La HAS crée un comité de patients et usagers
Dans le cadre de son plan 2019-2024, la Haute Autorité de santé (HAS) annonce vouloir donner une place aux usagers et patients à travers l’instauration d’un comité dédié. La HAS entend « systématiser l’interrogation du point de vue des usagers » dans l’ensemble de ses méthodes et travaux. Ce comité sera composé de 14 membres, dont 7 patients et usagers et 7 professionnels nommés pour une durée de cinq ans. Il sera opérationnel à compter de février 2019. Le CNPS souhaite que les libéraux de santé puissent y être largement associés et représentés.
  Vaccination antigrippale : 500 000 personnes vaccinées par les pharmaciens
L’expérimentation de la vaccination dans les officines concerne désormais quatre régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Hauts-de-France) et est étendue aux primo-vaccinations. Selon la comptabilisation établie par l’ordre des pharmaciens, la profession aurait déjà vacciné plus de 500 000 personnes dans les régions concernées, soit trois fois plus que pendant la campagne de vaccination de l’an dernier, où ce dispositif n’avait été expérimenté que dans deux régions seulement.
  CPTS : l’Uncam critique la précipitation du Gouvernement
Le Conseil national de l’Uncam s’est élevé jeudi dernier contre la précipitation de l’exécutif sur le dossier des CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé) et des assistants médicaux. En effet, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2019 prévoit l’ouverture de négociations distinctes sur chacun de ces deux sujets dès le mois de janvier, de sorte que les accords qui en découleraient soient conclus d’ici la fin du premier semestre, et applicables aussitôt, dans le cadre d’un avenant à la convention médicale et d’un accord-cadre interprofessionnel (ACI) pour les CPTS.

Les membres du Conseil de l’Uncam n’apprécient pas de devoir se positionner sur ces travaux, alors même que le PLFSS pour 2018 – qui prévoit la mise en œuvre des assistants médicaux et le déploiement des CPTS – n’a pas encore achevé son parcours législatif.
  La CSMF s’alarme de la situation à l’Île de la Réunion
Dans un communiqué, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) s’alarme de « la situation particulièrement grave » de l’Île de la Réunion. « L’île est paralysée depuis une dizaine de jours, les écoles sont fermées, les routes sont coupées en journée. La nuit, durant les cinq jours de couvre-feu, la permanence de soins a tout de même été assurée par les médecins libéraux malgré l’insécurité » souligne la CSMF. Le syndicat indique que l’activité des médecins et autres professionnels de santé se trouve ralentie, voire nulle dans certains secteurs. Enfin, la CSMF s’émeut de l’agression dont certains professionnels ont été victimes avec leurs cabinets vandalisés. La CSMF appelle le Gouvernement à agir au plus vite pour rétablir l’ordre dans l’île.

Voir le communiqué de la CSMF
  La FSPF dénonce l’augmentation du reste à charge des patients pour les médicaments à 15 %
Depuis la rentrée, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) dénonce « la spoliation de rémunération des pharmaciens, assortie d’une augmentation du reste à charge pour les patients qui disposent d’une ordonnance ne comprenant que des médicaments à 15 % (voire 30 %) non remboursés par leurs complémentaires santé ». L’Assurance maladie vient de confirmer que les assurés sociaux supporteront, en plus de la part non remboursée du médicament, la part des nouveaux honoraires de dispensation à hauteur de 30 % et issue de l’avenant no 11 de la convention pharmaceutique. « Autrement dit, explique la FSPF, le pharmacien devrait expliquer à un patient âgé, qui se voit par exemple prescrire une boîte de Stilnox et dont la complémentaire ne rembourse pas les médicaments à 15 %, que son reste à charge est de 2,63 euros en 2018 et qu’il sera de 4,32 euros en 2020 s’il demande la prise en charge par l’Assurance maladie, ou de 3,09 euros s’il y renonce. » La fédération dénonce une situation inacceptable dans laquelle l’Assurance maladie échange la marge contre des honoraires que les pharmaciens ne percevront pas et pousse par ailleurs les patients à ne pas demander le remboursement pour obtenir des économies supplémentaires sur leur reste à charge.

Voir le communiqué de la FSPF
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