CNPS Express - 12 Décembre 2018

Mercredi 12 décembre 2018

 
  Inquiétudes pour la santé des soignants

Une étude menée sur un très large échantillon de 6 195 professionnels de santé par 360 MEDICS dresse l‘inédit et inquiétant constat de la dégradation de la santé des professionnels du soin. Non seulement les professionnels sont plus souvent malades que la moyenne des Français, mais surtout ils se montrent plus insatisfaits de leur profession. Dans le détail, un soignant sur deux dit avoir déjà subi un burn-out. Si un Français sur cinq dit avoir eu un incident de santé dans les deux mois précédant l'enquête, 42 % des infirmiers, 34 % des pharmaciens, 33 % des kinés, 30 % des généralistes et 28 % des spécialistes se disent dans ce cas.

Les professionnels de santé de santé se plaignent de leurs conditions de travail ; un phénomène qui se serait aggravé au cours des 12 derniers mois. En 2017, 41 % des soignants en étaient insatisfaits, un chiffre qui grimpe à 68 % en 2018, traduisant une situation qui se dégrade.

  Projet de loi santé : on en sait un peu plus
Selon une version de travail du texte en circulation, et au-delà des mesures déjà intégrées dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, le futur projet de loi de santé, qui vise à traduire le plan « Ma santé 2022 », sera divisé en cinq chapitres : l'organisation de l'offre de soins, la structuration de l'offre hospitalière, les parcours et carrières des professionnels de santé, le numérique en santé et, enfin, des mesures de simplification. Ce texte devrait être examiné par le Parlement début 2019.
  PLFSS 2019 : le Conseil constitutionnel est saisi
Après l'adoption définitive du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, le 3 décembre dernier, les députés du groupe Les Républicains ont déposé un recours devant le Conseil constitutionnel le 7 décembre, et leurs collègues socialistes en ont fait de même ce lundi 10 décembre.

Les députés LR contestent la constitutionnalité d'une partie de l'article 51 concernant la réforme du « reste à charge zéro ». Ils estiment anticonstitutionnelle l'obligation faite aux fabricants et aux distributeurs de proposer des produits ou services correspondant au critère des offres 100 % santé. Tandis que les députés du groupe GDR (Gauche Démocrate et Républicaine) critiquent entre autres le forfait de réorientation des urgences vers la ville qu'ils jugent attentatoire à l'accès aux soins.
  Consultation sur le grand âge : plébiscite pour le maintien à domicile

Les premiers enseignements de la consultation citoyenne lancée par le Gouvernement en octobre et novembre dernier sur le grand âge ont été dévoilés. Tout d'abord, les Français se sentent concernés par ce sujet puisqu'ils ont été 415 000 à participer et apporter leurs propositions sur la plateforme participative mise à leur disposition pour l'occasion. À titre de comparaison, la même initiative sur le sujet des retraites n'avait mobilisé que 24 000 contributeurs.

Cette consultation a permis de faire émerger quatre grandes priorités qui devraient directement alimenter les orientations de la future loi sur le vieillissement :

  • l'amélioration des conditions de travail et de vie des professionnels et des proches aidants ;
  • l'accroissement de la qualité de vie et la variété de l'offre des lieux de vie ;
  • l'amélioration de la qualité et de l'accueil des personnes âgées en établissement ;
  • le développement de lieux alternatifs ou intergénérationnels innovants.

Ainsi, les Français demandent massivement une réorientation prioritaire de la politique publique vers le maintien à domicile et l'instauration d'une politique de soutien en faveur des aidants.

  Télémédecine : les pharmaciens aussi
Les deux syndicats représentant les pharmaciens d'officine – la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l'Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine (USPO) – ont signé, jeudi 6 décembre, un avenant à leur convention permettant d'introduire la télémédecine dans les officines. Concrètement, les pharmaciens pourront organiser des téléconsultations entre les patients et leur médecin traitant. Si le patient ne dispose pas de médecin traitant, la consultation pourra se dérouler avec une organisation territoriale coordonnée de type centres ou maisons de santé, CPTS ou ESP. Le pharmacien aura un rôle de « professionnel de santé accompagnant » et assistera le médecin dans la réalisation de certains actes participants à l'examen clinique. Il pourra notamment lui transmettre des informations complémentaires telles que les valeurs tensionnelles.
  La CNSD-Les CDF adresse une mise en garde aux complémentaires santé contre la tentation d'un retour insidieux aux ententes préalables
Évoquant la multiplication de plaintes émises par ses adhérents concernant les exigences de certaines complémentaires santé qui réclament la communication des éléments de diagnostic ou du plan de traitement pour déclencher le remboursement des patients, la CNSD-les CDF s'élève contre la tentation d'un retour insidieux aux ententes préalables.

La confédération nationale des syndicats dentaires – Les chirurgiens-dentistes de France (la CNSD-les CDF) – rappelle que le remboursement du patient ne saurait être conditionné par la communication d'éléments relevant du secret médical, y compris aux praticiens conseils des complémentaires. Le syndicat évoque des dérives inacceptables et souligne qu'il vient de signer une convention qui protège « la profession de la dérive mercantile dans laquelle certains organismes complémentaires, et même certains responsables politiques français et européens, auraient tendance à vouloir la faire rentrer ».

Voir l’information sur le site de la CNSD-les CDF
  Arrêts de travail : la CSMF plaide pour la souplesse et le temps partiel
Dans le cadre de la mission IGAS sur les arrêts de travail, la Confédération des syndicats médicaux français a suggéré la mise en œuvre de solutions souples, « de façon à prévenir la désinsertion du salarié de son milieu professionnel ». La CSMF préconise d'étendre et de moduler la possibilité de recours au temps partiel et au télétravail. Le syndicat souhaite par ailleurs renforcer la collaboration entre le médecin de travail et le médecin traitant.

Voir le communiqué de la CSMF
  Urgences et soins non programmés : au-delà du numéro d'appel, le SML réclame des moyens pour l'organisation
Le rapport rédigé par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l'inspection générale de l'administration (IGA) sur le secours d'urgence à la personne et l'aide médicale urgente évoque plusieurs scénarios d'évolution sur l'épineuse question du numéro unique. Deux options sont privilégiées, qui nécessitent le déploiement du 116 117 pour les soins non programmés en ville. Le Syndicat des médecins libéraux (SML) estime que ces deux hypothèses permettraient de donner une meilleure visibilité à la permanence des soins ambulatoires, mais s'interroge sur la question des moyens. En effet, le syndicat réclame la mise en œuvre des moyens indispensables à la régulation libérale et préconise une montée en charge progressive du dispositif en commençant par le samedi matin.

Voir le communiqué du SML
 
 
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