CNPS Express - 6 Mars 2019

Mercredi 6 mars 2019

  Convention du CNPS : rendez-vous le 5 avril !

Le CNPS vous donne rendez-vous le 5 avril 2019 à l’occasion de la convention qu’il tiendra à Paris sur le thème du big bang de la rémunération des professionnels de santé libéraux.

L’Hôtel Crowne Plaza – 10, Place de la République, Paris 11e (métro République).

L’accès à la convention sera prioritairement réservé aux inscrits.

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La santé parmi « les angles morts » du pouvoir d'achat

À l'occasion d'un discours prononcé ce mardi 5 mars dans le cadre des 10 ans de l'Autorité de la concurrence, le Premier ministre a indiqué vouloir s'attaquer « aux angles morts du pouvoir d'achat des Français ». Pour cela, il ambitionne de mettre en œuvre plusieurs mesures destinées à libéraliser les secteurs de la santé, de l'automobile, de la banque et du logement.

Tout d'abord, le chef du gouvernement soutiendra la proposition de loi permettant la résiliation à tout moment des contrats d'assurance santé. Ce qui ne sera pas sans poser de difficultés aux professionnels de santé, lesquels auront bien du mal à se faire payer la part complémentaire de leurs actes s'ils appliquent le tiers payant dans le cas de patients en cours de changement de complémentaire. Pire encore, s'il s'agit d'une série d'actes chevauchants deux contrats.

Mais ce n'est pas tout, Édouard Philippe veut s'attaquer à la vente de médicaments en ligne en levant les restrictions actuelles, au grand dam des pharmaciens d'officine. Il espère y gagner une transparence accrue qui conduira à une baisse des prix des médicaments.

Enfin, les laboratoires de biologie médicale de proximité risquent de souffrir à nouveau. En effet, le locataire de Matignon envisage de faire baisser leurs prix en levant les contraintes comme celle de réaliser l'ensemble des analyses sur place.

  Vaccination : le BCG n'est plus obligatoire pour les professionnels de santé

Alors que le gouvernement se targue de vouloir renforcer la politique vaccinale, au point que la ministre en fait déjà un argument de la campagne des élections européennes, en taclant la numéro deux de la liste des Verts pour ses positions antivax, l'obligation vaccinale pour le BCG en direction des professionnels de santé a été levée. Toutefois, la vaccination demeure recommandée pour ceux des professionnels de santé qui demeurent les plus exposés à un risque de tuberculose. C'est au médecin du travail qu'il revient d'apprécier la nécessité du vaccin.

  Loi de santé : Alain Milon désigné comme rapporteur au Sénat

Le président de la commission des Affaires sociales, le sénateur LR du Vaucluse, Alain Milon, sera le rapporteur du projet de loi santé au Sénat.

  Loi de santé : la CSMF appelle à reconfigurer le projet territorial de santé

Pour la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), les projets territoriaux de santé censés réunir les projets de santé élaborés par les communautés professionnelles territoriales de santé, mais également ceux des établissements de soins publics comme privés, ainsi que des établissements sociaux et médico-sociaux sont « un machin inutile » qui se surajoute à l’existant. En outre, l'élaboration d'un projet territorial ne pourra se faire que dans un cadre très globalisé où « de toute évidence, les libéraux de santé et en particulier les médecins libéraux, seront noyés dans une technostructure » que la CSMF s'empresse de dénoncer.

« Les médecins libéraux ne veulent pas être aux ordres des GHT dirigés par l'hôpital de référence ». Du coup, la CSMF en appelle à l'Assemblée nationale pour revoir cette partie du projet de loi de santé, et a déposé à cet effet plusieurs amendements afin de le recentrer sur l'exercice médical quotidien et le service rendu aux patients.

Voir le communiqué de la CSMF

  Loi de santé : le SML à l'offensive contre le dirigisme

Auditionné par le rapporteur du projet de loi de santé à l'Assemblée nationale, le syndicat des médecins libéraux (SML) a fait part de ses observations, mesure par mesure. Ainsi, il appelle à la prudence concernant plusieurs sujets. Pour le SML, « le déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ne pourra se faire que s'il ne génère pas de multiples procédures administratives et que si chaque acteur reçoit une juste rémunération de son investissement dans le dispositif ». Le syndicat redoute, si le texte n'est pas infléchi, que les CPTS ne deviennent « le vecteur employé par les pouvoirs publics pour substituer la rémunération forfaitaire, et bientôt salariée, à la rémunération à l'acte ». Le syndicat y est « fermement opposé ». Au total, pour le SML, le projet de loi, très « dirigiste », doit être vastement amendé dans le sens d'une simplification et de la préservation de l'exercice libéral. À cet égard, il a engagé un travail de conviction auprès des différents parlementaires susceptibles de jouer un rôle clé dans les débats autour de ce projet de loi.

Voir le communiqué du SML

  L’UNSAF mobilisée avec l’OMS sur la prévention du déficit auditif

Tous les 3 mars, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) promeut la « Journée mondiale de l’audition » et organise des opérations de sensibilisation et de dépistage des troubles de l’audition. Cette année, l’OMS lance une application pour appareils mobiles destinée à détecter la perte d'audition.

Alors que la réforme du « 100 % santé », en pleine cohérence avec les recommandations de l’OMS, permettra bientôt un accès sans obstacle financier à l’appareillage auditif, il est urgent de mener les études épidémiologiques réclamées par le Conseil de l’âge du HCFEA afin de construire de nouvelles étapes dans la prise en charge et l’accompagnement de ces troubles et pathologies.

Pour sa part, l’Unsaf promeut, de longue date, le rôle essentiel de l’appareillage auditif pour limiter le sur-déclin cognitif, agissant ainsi sur le seul facteur aisément modifiable de la prévention de la dépendance et la démence.

Voir le communiqué de l’Unsaf

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