CNPS Express - 3 juin 2020

Mercredi 3 juin 2020

 
  Déconfinement, phase 2

Depuis ce mardi 2 juin, la phase 2 du déconfinement est désormais appliquée grâce aux « beaux résultats » observés sur le plan sanitaire et alors que tous les indicateurs sont passés au vert, sauf pour l’Île-de-France, la Guyane et Mayotte passés à l’orange sur la carte du suivi de l’épidémie.

La propagation du virus étant sous contrôle, de nombreux interdits ont été levés ce mardi, sans que pour autant le retour à la normale ne soit acté. Les départements de la zone orange continuent néanmoins de subir des restrictions plus fortes. Concrètement, les déplacements au-delà de 100 kilomètres sont autorisés sans attestation, le port du masque reste quant à lui obligatoire dans les transports, les établissements scolaires vont pouvoir accélérer leur réouverture. Les bars et restaurants ont réouvert, toutefois en zone orange, ce sont uniquement les terrasses qui réouvrent. En zone verte, les salles de sport, piscines et salles de spectacles ont pu réouvrir. Mais les cinémas resteront fermés, en zone verte comme en zone orange, jusqu’au 22 juin date de la phase 3 du déconfinement.

  Lancement de l’appli STOP COVID

Pour permettre la levée du confinement général, le Gouvernement mise sur une stratégie de contact tracing reposant sur les outils numériques dans le but de repérer, isoler et soigner toutes les personnes positives, mais aussi de repérer, tester et isoler leurs contacts. La première marge du dispositif s’est appuyée sur le SIDEP (système d’information et de dépistage) destiné à recueillir les résultats des tests réalisés par les laboratoires d’analyses médicales et l’outil Contact Covid permettant aux professionnels de santé d’assurer la prise en charge des cas positifs et l’identification des personnes avec lesquelles ils sont en contact. Enfin, pour ce qui concerne la seconde étape, depuis ce mardi, l’application Stop Covid téléchargée sur les smartphones, permet, grâce au Bluetooth, de prévenir, de prévenir les personnes qu’un patient positif a côtoyé et qu’il ne connaît pas nécessairement. Les textes d’application sont parus durant le week-end.

  Ségur de la santé

Le Ségur de la santé a été lancé lundi dernier par le Premier ministre. Au-delà des grands enjeux annoncés et des promesses du ministre de la Santé d’y associer les acteurs libéraux, le monde des soins de ville s’interroge sur la place réelle qui lui est accordée dans cette concertation, menée au pas de charge. En effet, en ne permettant pas à tous les syndicats de professionnels de santé libéraux représentatifs d’y assister le Gouvernement donne ainsi le sentiment désagréable qu’il choisit ses interlocuteurs. Attention à ne pas assécher le débat. Seul un débat riche avec des expressions diverses permet l’émergences d’idées neuves. Il n’est pas trop tard.

Le pilotage du groupe de travail correspondant au Pilier n°4 du Ségur de la Santé : « Fédérer les acteurs de la santé dans les territoires au service des usagers » a été confié à la présidente de l'Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS), Jocelyne Wittevrongel. Le Président du CNPS, François Blanchecotte a été invité à participer ès qualités à ce groupe de travail.

Le CNPS réitère sa demande que l’ensemble des syndicats représentatifs des professionnels libéraux de santé soit associé au Ségur de la Santé, et souhaite que toutes les formes d’exercice coordonné, pas uniquement les CPTS, puissent être examinées et soutenues dans le cadre de cette vaste consultation.

  Ehpad : assouplissement dès vendredi

Dans le cadre de la phase 2 du déconfinement, le Gouvernement a autorisé un assouplissement des contraintes qui pèsent sur les Ehpad. Ainsi, dès vendredi, les visites de plus de deux personnes à la fois – lorsque la visite n’est pas faite dans une chambre – seront de nouveau autorisées. De même, les visites médicales et paramédicales, ainsi que les activités en petits groupes, vont pouvoir reprendre. Naturellement, l’ensemble de ces visites et activités ne pourront se faire que dans le cadre du strict respect des mesures barrières.

  Le Comité d’alerte tire la sonnette d’alarme et réclame une LFSS rectificative

Dans un avis publié le 30 mai, le Comité d’alerte sur les dépenses d’assurance maladie signale un risque sérieux de dépassement de l’Ondam au-delà du seuil de 0,5 %. Ce seuil dépassé devrait justifier, si nous n’étions pas dans une situation exceptionnelle, le déclenchement de la procédure d’alerte et la mise en œuvre de mesures de redressement. Le Comité d’alerte note que si l’hypothèse d’un projet de loi de financement rectificative permettant le vote rapide d’un nouvel Ondam n’était pas retenue, des mesures de redressement s’imposeraient. En attendant, le Comité presse le gouvernement de communiquer au Parlement l’état des dépenses d’assurance maladie pour « ’actualiser les références en la matière dans l’attente de la prochaine loi de financement ». Une telle démarche rendrait ainsi sans objet la notification d’alerte et l’enclenchement de la procédure de redressement.

  L’Europe propose un programme doté de 9,4 milliards d’euros

La Commission européenne a annoncé, jeudi dernier, un nouveau programme de santé pour la période 2021-2027. Baptisé UE4Health, ce programme sera doté d’un budget de 9,4 milliards d’euros. Il est destiné à prendre soin de la population européenne en misant sur l’innovation pour combler les lacunes révélées à l’occasion de la crise sanitaire. Ce programme servira également à constituer des stocks de médicaments et à mettre en œuvre une réserve sanitaire de personnel de santé destinée à être mobilisée en cas de crise.

  Covid-19 : Les CDF informent des mesures de précaution

Face aux bouleversements engendrés par l'épidémie de Covid-19, les Chirurgiens-dentistes de France (Les CDF) ont recensé les informations sur les mesures de précautions à prendre dans les cabinets, ainsi que des conseils fiscaux, sociaux et économiques pour répondre aux interrogations des praticiens.

En savoir plus sur le site des CDF

  Covid-19 : la CSMF se félicite de la mise en œuvre d’une nouvelle consultation complexe

« Le déconfinement se traduit par des consultations particulièrement lourdes pour certains patients qui n’ont pas été suivis pendant la période de confinement, c’est en particulier le cas des patients polypathologiques qui, pourtant, nécessitent un suivi régulier » rappelle la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). « La CSMF vient d’être entendue et a obtenu la création d’une consultation complexe, qui a été entérinée au Journal officiel. » « Cette consultation complexe sera réservée aux personnes vulnérables en sortie de confinement et sera prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie », se félicite le syndicat.

Voir le communiqué de la CSMF

  La FSPF appelle la caisse de retraite des pharmaciens à mobiliser ses réserves en faveur de la profession

Bien que les pharmaciens d’officine soient restés ouverts depuis le début de l’épidémie de Covid-19, cette mobilisation ne s’est pas opérée « sans casse économique et sociale » souligne la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). La réduction d’activité consécutive au confinement a eu pour conséquence une baisse moyenne du chiffre d’affaires des officines et, pour une part significative d’entre elles, le recours au dispositif d’activité partielle. En attendant l’arrivée des mesures d’aides promises par le Gouvernement pour les professionnels de santé libéraux, la FSPF demande à la Caisse d’assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) « de mobiliser ses réserves pour verser sans tarder » une aide financière aux officines « afin de limiter l’impact de la crise sanitaire ».

Voir le communiqué sur le site de la FSPF

  Le SDB apporte des précisions sur la facturation des tests sérologiques

Alors que plusieurs interrogations entourent l’application de l’arrêté de nomenclature du 27 mai concernant les tests sérologiques, le Syndicat des biologistes (SDB) revient sur les conditions de facturation des tests sérologiques du Covid-19. Ainsi, jusqu’au 2 juin minuit, la facturation des tests sérologiques était effectuée selon les indications et cotée B45 pour les actes 4719 et 4720, ou B35 pour les actes 4721 et 4722. À partir du 3 juin, 00 h et jusqu’au 21 juin minuit, suite à l’intervention du SDB, il sera désormais possible de facturer le forfait de sécurité pour le prélèvement sanguin (acte 9105-B5) et de facturer le test sérologique effectué (B45 ou B35) selon les indications.

En savoir plus sur le site du SDB

  L’UNSAF plaide pour une accélération du 100 % santé

L’UNSAF, le syndicat des audioprothésistes, a réclamé, à l’occasion d’une visioconférence de presse, la modification des paramètres du 100 % santé. L’UNSAF souhaite ainsi lever les freins à l’équipement en audioprothèses. Cette mesure permettrait à la fois aux audioprothésistes de sortir des difficultés économiques dans lesquelles le confinement les a plongés, mais aussi d’accélérer l’équipement des personnes en situation de déficit auditif, en particulier les plus de 75 ans.

 
 
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