CNPS Express - 9 décembre 2020

Mercredi 9 décembre 2020

  Covid-19 : l’objectif des 5 000 nouveaux cas par jour difficile à atteindre

« Nous sommes loin de l’objectif des 5 000 cas par jour » a expliqué le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, lors de son point de presse hebdomadaire, le lundi 7 décembre 2020. Le taux d’incidence sur 7 jours reste supérieur à 100, voire 150 dans de nombreux départements. Les régions les plus touchées sont le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Actuellement, nous avons « 11 000 personnes qui se contaminent chaque jour, c’est très important » a déploré Jérôme Salomon. Selon lui, il est difficile de prévoir l’évolution si les conditions actuelles se maintiennent, mais il sera « très difficile » d’atteindre l’objectif des 5 000 cas par jour avec un taux d’incidence de 50. Pour rappel, cet été, le nombre de cas était passé à 500 par semaine.

Face à cette situation qui ne s’améliore pas, le président de la République réunit un nouveau Conseil de défense sanitaire ce mercredi à l’Élysée. Puis, jeudi, le Gouvernement tiendra un nouveau point de presse sur la situation sanitaire.

Covid-19 : la stratégie de vaccination du Gouvernement

Le Premier ministre a dévoilé, le 3 décembre dernier, les contours de sa stratégie de vaccination contre la Covid-19. Le Gouvernement ne veut pas rééditer les erreurs de la vaccination contre le H1N1 en 2009 avec la mise à l’écart des professionnels de santé libéraux, au premier rang desquels les médecins généralistes, au profit des « vaccinodromes » alors très sévèrement critiqués.

La vaccination débutera dans les premiers jours de janvier et se fera en trois étapes. Les personnes les plus fragiles seront vaccinées en premier. Le périmètre de vaccination sera élargi à mesure de la livraison des vaccins, à partir de février, aux 14 millions de personnes présentant des facteurs de risques liés à l’âge (plus de 75 ans, puis plus de 65 ans ou ayant une pathologie chronique et à certains professionnels de santé). Enfin, à partir du printemps, il sera étendu au reste de la population.

La vaccination ne sera pas obligatoire et sera gratuite pour tous. Une consultation médicale sera proposée en amont de la vaccination au public prioritaire. La France a commandé 200 millions de doses, le vaccin nécessitant deux injections avec un rappel à plusieurs semaines d’intervalle.

La vaccination se déroulera sous la vigilance de la société civile et des citoyens, et d’un Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale constitué de scientifiques et présidé par l’immunologiste Alain Fisher.

  Covid-19 : le blues des libéraux de santé

Selon une étude menée par l’observatoire CMV Mediforce, les professionnels de santé libéraux ont le moral dans les chaussettes. « Une grande majorité » d’entre eux dit avoir connu une baisse de revenus et être confrontés à des besoins « importants » de trésorerie. Confirmant les données de la Cnam, 61 % des libéraux de santé estiment que leur baisse de chiffre d’affaires liée à la Covid-19 est durable, et ils se montrent très critiques au regard des mesures d’aide qu’ils jugent très insuffisantes.

  La PPL Rist adoptée en première lecture

La proposition de loi Rist « visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification », destinée à décliner le Ségur de la santé, a été adoptée ce mardi 8 décembre en première lecture par les députés.

Le texte, contenant la création d’une nouvelle profession qui avait suscité un tollé général, a été largement remanié. Cet article a fait place à un nouveau texte relatif aux modalités de mise en œuvre du futur service d’accès aux soins (SAS) et au protocole de coopération. En outre, le Gouvernement devra produire un rapport sur le déploiement des pratiques avancées. Ce texte renforce par ailleurs les missions des sages-femmes. La date d’examen de cette proposition de loi par le Sénat n’a pas encore été fixée.

  La ténacité des CDF a payé : les chirurgiens-dentistes vont eux aussi pouvoir effectuer des tests antigéniques

Les chirurgiens-dentistes, déjà autorisés à effectuer les prélèvements nasopharyngés, pourront désormais réaliser ces tests de détection antigénique, soit pour lever un doute sur un patient symptomatique, soit pour rendre service à leurs patients à risque, en leur évitant un déplacement supplémentaire.

Les Chirurgiens-Dentistes de France (CDF) demandaient, depuis plusieurs semaines au ministre de la Santé et au Directeur général de l’Assurance maladie de pouvoir « sécuriser davantage la prise en charge de leurs patients, en ayant la possibilité de réaliser des tests de détection antigénique du SARS-CoV2 sous sa forme Test Rapide d’Orientation Direct (TROD) », c’est désormais chose faite. Mais pas question pour autant de transformer les cabinets dentaires en centres de test, précise le syndicat. En « professionnels médicaux responsables », les chirurgiens-dentistes « pourront trouver leur place et apporter leur concours à la stratégie gouvernementale pour combattre le Coronavirus. »

Voir le communiqué des CDF

  La CSMF souhaite que le pilotage scientifique et administratif du DPC soit confié aux professions

Réagissant à la démission du président du Haut conseil du DPC, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) rappelle que la gouvernance de l’Agence nationale du DPC (ANDPC) a laissé « une place prépondérante à une gestion administrative et technocratique ».

Pour la CSMF, la mise à jour des connaissances, la formation continue, l’évaluation des pratiques sont avant tout l’affaire des professionnels.

« À l’aube de la mise en place de la prochaine certification des médecins, la CSMF appelle à la révision complète de la gouvernance de l’ANDPC. » Le syndicat demande que « la gouvernance de l’ANDPC soit réellement partagée entre le ministère de la Santé, l’Assurance maladie et les syndicats professionnels, ce qui passe par une refonte de la structuration annuelle de l’ANDPC ». La CSMF propose enfin une codirection, avec une direction scientifique indépendante, en lien avec la direction administrative de l’ANDPC.

Voir le communiqué de la CSMF

  PLL Rist : le SML entendu sur la mise à l’écart du numéro unique

Un amendement avait été adopté par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale et entendait substituer au 15, pour l’aide médicale urgente, et au 116-117 pour la permanence des soins ainsi qu’aux numéros locaux à dix chiffres de permanence des soins des médecins libéraux, un numéro unique : le 113. Le Syndicat des médecins libéraux (SML) l’avait dénoncé car « aucun arbitrage n’a encore été rendu par le Gouvernement sur ce sujet, et que les 22 expérimentations du SAS ne débuteront qu’en janvier ». Se rangeant aux arguments du SML, les députés ont retoqué le numéro unique. Le SML « réaffirme son attachement au 116-117 rappelle que lorsqu’un numéro unique de PDSA distinct du 15 existe, comme c’est le cas dans plusieurs départements, notamment en Grand Est, seule une très faible part des appels sont retransférés aux Urgences car potentiellement urgents ». C’est pourquoi le syndicat est convaincu que le « 116-117 constitue un moyen efficace de désengorger les Urgences hospitalières ».

Voir le communiqué du SML

  Test RT-PCR de fin d’année : le SDB appelle à la prudence et à la responsabilité individuelle

Dans un communiqué, le Syndicat des biologistes (SDB) rappelle qu’il n’y a pas de « passeport pour les fêtes de fin d’année » et appelle à la responsabilité de tous.

Le SDB constate déjà des « signaux faisant craindre que les demandes de tests de dépistage se multiplient à l’approche des fêtes ». Un sondage rapporte que « 26 % des Français souhaiteraient se faire dépister avant un rassemblement familial dans le but de protéger leurs proches les plus fragiles ». « Les biologistes médicaux et leurs équipes restent déterminés à mettre leur énergie au bénéfice de la lutte contre l’épidémie, mais dans ce nouveau défi, les biologistes souhaitent appeler les Français à la raison. » Le SDB souligne que le dépistage d’un quart de la population en deux à trois jours n’est pas réalisable et « il est parfaitement irresponsable de le laisser croire à des heures de grande écoute ». Le SDB estime à « un million le nombre maximal de tests qu’il serait possible de réaliser sur ce laps de temps, ce qui représente seulement entre 5 et 10 % de la population désireuse de se dépister ».

Enfin, le SDB souligne qu’un test négatif ne signifie pas un test négatif pour toujours et estime que les tests RT-PCR devraient raisonnablement être fléchés autour des personnes ayant un doute sur le strict respect de ces règles sanitaires.

Voir le communiqué du SDB

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