CNPS Express - 16 décembre 2020

Mercredi 16 décembre 2020

  Covid-19 : la HAS publie ses recommandations sur l'organisation de la campagne de vaccination

La Haute autorité de santé a publié, ce mardi 15 décembre, ses recommandations concernant l'organisation de la campagne de vaccination contre la Covid-19. Celle-ci complète les grands principes posés par l'autorité, le 9 novembre dernier, à l’issue d’une vaste consultation mobilisant l’ensemble des acteurs du champ de la vaccination, dont les patients et syndicats professionnels, qui a permis de recueillir 86 contributions.

La HAS préconise qu’il y ait une prescription médicale obligatoire pour la vaccination. Dans les premières phases de la campagne, la HAS préconise que la vaccination se fasse autant que possible sous la supervision d’un médecin, en s’appuyant sur les infirmiers intervenant au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Puis, « lorsque le nombre de doses et le type de vaccins permettront de diversifier les lieux de vaccination, un élargissement des compétences vaccinales à l'ensemble des infirmiers et aux pharmaciens notamment pourrait être envisagé ».

Elle indique que « les professionnels de santé joueront un rôle central dans l'orientation, l'information, la vaccination et le suivi des personnes ». « Leur conviction quant à l’intérêt de la vaccination et leur mobilisation seront cruciales pour permettre la réussite de la campagne de vaccination contre la Covid19 ». La HAS estime nécessaire que soit délivrée « une information claire, précise et mise à jour dès que nécessaire » concernant l’évolution de l’épidémie, de la stratégie vaccinale, des connaissances sur les bénéfices et les risques de la vaccination et de chaque vaccin, etc.

Vaccination contre la Covid-19 : les maires de France et plusieurs syndicats de libéraux de santé s’unissent

Dans un communiqué commun, l’Association des maires de France (AMF) et plusieurs syndicats de professionnels de santé de ville dont la CSMF, le SML, l’USPO, la FSPF, la FSPF et la FNI disent se tenir « prêts à mettre en œuvre ensemble les dispositifs nécessaires pour permettre, le moment venu, à chaque citoyen qui le souhaiterait de se faire vacciner dans le cadre d’une organisation locale de proximité ».

« Compte tenu des enjeux de santé publique attachés à une telle campagne, celle-ci doit s’appuyer sur les élus locaux et professionnels de santé, acteurs de terrain qui souhaitent être parties prenantes dans la déclinaison de cette campagne, dans le cadre du dialogue instauré par le ministère de la Santé. »

Voir le communiqué

  PAERPA : pas de résultats

Selon le rapport d'évaluation rendu par l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes) sur les parcours de santé des personnes âgées en risque de perte d'autonomie (Paerpa), ces expérimentations, menées dans 18 territoires auprès de quelque 550 000 patients âgés de 75 ans, n'auront pas d'impact significatif sur les hospitalisations. Les professionnels de santé se sont peu mobilisés sur ce dispositif censé favoriser la coordination, comme en témoigne le nombre modeste de plans personnalisés de santé (PPS) ayant donné lieu à un paiement de la part de l'Assurance-maladie. Ces difficultés s'expliquent notamment par la multiplication des acteurs locaux institutionnels mais aussi les conflits locaux de gouvernance qui en ont découlé.

  Officines : hausse vertigineuse du nombre d'agressions depuis le début de l’année

Les pharmaciens sont confrontés à une hausse sans précédent des faits de violence commis à leur endroit. Depuis le début de l’année 2020 et jusqu’à la fin novembre, selon les chiffres publiés par leur ordre, le nombre d'agressions a déjà augmenté de 73 % par rapport à 2019 en année pleine. Très clairement, le contexte de la crise sanitaire a exacerbé les tensions à l'égard des pharmaciens. La pénurie de masques et de gels hydroalcooliques au début de l'année, et ensuite de vaccins antigrippaux y sont pour beaucoup. D'autres professions comme les biologistes médicaux, sans que l’on dispose encore de données chiffrées, indiquent par ailleurs qu’elles aussi ont fait l'objet d'incivilités accrues.

On le voit, la crise sanitaire déclenche une modification des comportements individuels. Les professionnels de santé ne doivent toutefois pas en faire les frais.

  La HAS publie une recommandation sur la prise en charge de pédicurie-podologie du pied de la personne âgée

La Haute autorité de santé a publié une recommandation de bonnes pratiques, laquelle définit des bonnes pratiques professionnelles concernant le pied des personnes âgées, en prenant en compte les dernières données de la science et les évolutions du champ d’exercice du pédicure-podologue dans un objectif d’homogénéisation de la prise en charge des patients de 60 ans et plus concernés. Il était temps que cette recommandation arrive. En effet la précédente recommandation sur le sujet datait de plus de 15 ans.

Au-delà des seuls pédicures-podologues, la recommandation – élaborée dans le cadre d’un partenariat entre la Haute Autorité de santé (HAS), service des bonnes pratiques professionnelles, et le Collège national de pédicurie-podologie –, concerne aussi d’autres professionnels impliqués dans la prise en charge des affections podologiques des personnes âgées : médecins généralistes, gériatres, médecins d’Ehpad, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et ergothérapeutes, autres médecins spécialistes (dermatologie, médecine vasculaire, neurologie, diabétologie, médecine physique et réadaptation, rhumatologie), chirurgiens (chirurgie vasculaire et orthopédique), infirmiers.

La recommandation, qui est assortie de 12 fiches outils, traite de certaines pathologies spécifiques comme le risque de chute, le diabète, l’obésité, la sarcopénie, les effets secondaires des traitements anti-cancéreux, la polyarthrite rhumatoïde, les maladies neurodégénératives.

  Nominations

Sophie Sergent devient conseillère professions de santé numérique auprès de Brigitte Bourguignon

Sophie Sergent a été nommée conseillère chargée des professions de santé et du numérique auprès de la ministre déléguée chargée de l'Autonomie, Brigitte Bourguignon. Sophie Sergent est bien connue des professionnels libéraux de santé. Originaire des Hauts-de-France, elle a été très active dans la profession de pharmacien. Elle avait quitté l’exercice libéral fin septembre.

Christelle Ratignier-Carbonneil succède à Dominique Martin la tête de l’ANSM

Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale adjointe de l'agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) depuis décembre 2016, a été nommée mardi 15 décembre officiellement comme directrice de cette agence. Elle succède à Dominique Martin, qui a récemment rejoint la Caisse nationale d'Assurance maladie dans les fonctions de médecin-conseil national.

  Joyeuses fêtes ! Prenez soin de vous !

Le CNPS EXPRESS marque une pause et vous donne rendez-vous en janvier 2021.

Le Président et l’ensemble du bureau national du CNPS vous souhaitent de belles fêtes de fin d’année. Et surtout, prenez soin de vous !

N’hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
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