CNPS Express - 3 février 2021

Mercredi 3 décembrebre 2020

 
  CPTS : Moins de 100 contrats signés à ce jour

Selon le bilan présenté au conseil de l’Uncam, le nombre de contrats tripartites constitutifs d’une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) n’était que de 89 au 22 janvier dernier. On est loin de l’objectif fixé par la stratégie « Ma santé 2022 » qui ambitionnait la création d’un millier de CPTS à l’horizon 2022. Au sein des structures créées, l’Assurance maladie et les ARS décomptent 26 % de médecins généralistes, 26 % d’infirmiers, 11 % de masseurs-kinésithérapeutes, 5 % d’orthophonistes, 2 % de chirurgiens-dentistes, 2 % de sages-femmes et 2 % de pédicures-podologues.

  Vaccin AstraZeneca : la HAS précise les conditions d’utilisation

Après l’agence européenne du médicament, la Haute autorité de santé (HAS) a donné son feu vert au vaccin anti-Covid d’AstraZeneca. En revanche, la HAS n’ouvre pas son utilisation aux moins de 65 ans, compte tenu des données disponibles à ce jour. Elle le recommande pour tous les professionnels de santé et du médico-social exposés en libéral comme en établissement, dès lors qu’ils sont exposés au virus, et les personnes âgées entre 50 à 65 ans en commençant par celles présentant des comorbidités.

Son déploiement et son stockage, dans un réfrigérateur classique, nécessitant moins de contraintes, le vaccin sera disponible en ville et la HAS préconise qu’il soit être administré par les médecins, les pharmaciens, les infirmiers et les sages-femmes. Pour la première injection, les personnes ayant certains facteurs de risques, devront cependant faire l’objet d’une consultation médicale préalable.

  Dépenses d’assurance maladie : l’année 2020 marquée par de fortes disparités

Les dépenses du régime général d’assurance maladie ont progressé de 6,5 % en 2020 et +7,1 % si on intègre le dispositif d’indemnisation pour perte d’activité des professionnels libéraux de santé.

Les dépenses de soins de ville ont augmenté de 3,6 % en 2020 (après +2,8 % en 2019). Mais cette hausse cache de fortes disparités. En effet, les remboursements de soins de médecine générale ont reculé de -6,1 %, ceux des soins de médecine spécialisée de -6,7 %, ceux des chirurgiens-dentistes de -9,4 %. En revanche, la dépense de soins infirmiers a progressé de 6,9 % alors que la dépense de soins des kinésithérapeutes a reculé de -11,9 %. La hausse des dépenses de soins de ville s’explique donc essentiellement par la progression des indemnités journalières (+25 %) en raison de la crise sanitaire, et par celle des dépenses de laboratoire qui ont explosé à +45,7 %. Les dépenses de médicaments ont progressé de 2,6 %.

Enfin, les versements aux établissements de santé ont bondi de 9 % contre 3,6 % en 2019.

  Les ARS dans le collimateur des maires ruraux

Auditionné par la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale de l’Assemblée nationale, le premier vice-président de l’association des maires ruraux de France (AMRF) n’a guère été tendre avec les ARS. Dominique Dhumeaux, maire d’une commune de la Sarthe, s’est notamment plaint de leur incapacité à gérer une crise sanitaire, de leur absence de relations avec les élus, de leur rétention d’informations. Une situation qui s’est manifestée au grand jour durant le premier confinement, mais « se reproduit en partie durant la campagne de vaccination ». « Les ARS traînent les pieds pour communiquer (NDLR aux préfets départementaux) objectivement la quantité de vaccins fournis… » L’élu a souhaité que les préfets reprennent la main à ce sujet. D’une façon générale, il a regretté « l’hospitalo-centrisme » des ARS. « Il faut les réformer », a-t-il dit à l’adresse des membres de la mission parlementaire, et les ouvrir davantage aux élus. La loi relative à la décentralisation et portant simplification de l’action publique locale pourrait en être l’occasion. Chiche !

  Le SML insiste pour que les soignants de moins de 50 ans soient vaccinés

Le SML a insisté pour que la vaccination puisse se faire en ville à proximité des patients. Le syndicat souligne également la nécessité de vacciner les soignants de moins de 50 ans, non par favoritisme, mais pour que ceux-ci ne propagent pas la maladie et se protègent des variants du coronavirus sur lesquels on sait encore assez peu de chose. Il s’agit aussi d’éviter une vague d’arrêts maladie parmi les soignants qui pénaliserait l’accès aux soins aux moments où les patients en ont le plus besoin.

Voir le communiqué du SML

Les vaccins AstraZeneca bientôt disponibles en ville, se réjouit la FSPF

À la suite d’une réunion avec le cabinet du ministre de la Santé, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) confirme que le vaccin anti-Covid d’AstraZeneca sera réservé à la ville par le circuit des grossistes. 400 000 doses seront réservées aux soignants de moins de 50 ans durant la première quinzaine de février. Pour la seconde quinzaine, les doses destinées aux patients seront disponibles en officine selon les priorités recommandées.

Voir le communiqué de la FSPF

 
 
N’hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
Conformément aux dispositions de la loi 78-17 : « Informatique, fichiers et liberté », vous conservez la possibilité d'accéder aux informations vous concernant et de les rectifier si vous le jugez nécessaire.
Abonnez vos amis
Vous désabonner
 
Recherche