CNPS Express - 17 mars 2021

Mercredi 17 mars 2021

  Près d’un million de professionnels de santé vaccinés contre la Covid

Alors que la semaine passée les sept ordres des professions de santé appelaient dans un communiqué commun l’ensemble des soignants à se faire vacciner, Santé publique France, via son outil statistique en ligne Géodes, comptabilise près d’un million de professionnels de santé vaccinés contre la Covid-19 au 13 mars. Depuis le début de la campagne de vaccination, 953 261 soignants ont en effet reçu au moins une dose. Ils sont 545 220 à avoir reçu deux injections. Si l’outil de Santé publique France ne donne pas encore la couverture vaccinale de tous les soignants, il indique toutefois que 47,3 % des professionnels exerçant en Ehpad et USLD ont reçu une dose et 31,3 % deux doses de vaccin.

Le vaccin AstraZeneca suspendu jusqu’à nouvel ordre

La décision est tombée lundi après-midi et a été diffusée aux professionnels de santé via un « DGS-Urgent » en début de soirée. Après une dizaine de pays européens, dont l’Allemagne ou l’Italie, la France a interrompu l’utilisation du vaccin anti Covid-19 AstraZeneca dans l’attente de l’avis de l’Agence européenne du médicament (EMA). L’exécutif a décidé d’appliquer le principe de précaution après des suspicions de cas de thromboses et de coagulation chez plusieurs personnes vaccinées. L’EMA a d’ores et déjà affirmé mardi 16 mars lors d’une conférence de presse que « la situation était prise très au sérieux », rappelant toutefois que « les avantages apportés par le vaccin AstraZeneca dépassent de loin les risques que représentent le vaccin ». L’agence européenne doit communiquer jeudi 18 mars ses conclusions. Les médecins libéraux ont ainsi dû arrêter de vacciner dans la foulée des annonces et reporter leurs actes jusqu’à nouvel ordre. La décision prise par le gouvernement met également un coup d’arrêt à la campagne qui venait à peine de démarrer dans les officines. Selon le ministère, 18 402 pharmacies avaient passé commande pour démarrer la vaccination en milieu de semaine, soit 97,7 % des officines en capacité de réaliser des injections.

  Le SML furieux après la suspension du vaccin AstraZeneca

L’arrêt soudain de la vaccination par AstraZeneca a mis dans une colère noire les praticiens du SML, qui estiment que le gouvernement « est en train de planter la campagne de vaccination ». Ils dénoncent dans un communiqué une « politique du fait accompli » et une « nouvelle annonce faite sans aucune concertation préalable par le Président de la République qui n’est pas une autorité sanitaire ». Le syndicat de médecins libéraux regrette qu’ « aucune consigne claire » n’ait été donnée aux professionnels à la suite de cette décision. Ces derniers « se retrouvent dans le plus grand embarras face à des patients que les multiples erreurs de communication du Gouvernement rendent chaque jour plus sceptiques ». Le SML s’interroge : « Que faut-il faire des doses de vaccin qui devaient être injectées lundi après-midi ? (…) Que dire aux patients et aux soignants qui ont reçu leur première injection ? ».

Voir le communiqué du SML

  Les Chirurgiens-dentistes de France (CDF) sont prêts à vacciner

Les Chirurgiens-dentistes de France (CDF) tendent une nouvelle perche au ministre des Solidarités et de la Santé afin de les autoriser à participer à la campagne de vaccination anti-Covid. Dans un courrier adressé le 12 mars, le syndicat rappelle à Olivier Véran « que le personnel soignant mobilisé depuis plus d’un an est parfois à bout de souffle et qu’il n’y a pas suffisamment de professionnels de santé dans les territoires sous-dotés pour injecter les doses de vaccin reçues ». Les CDF interpellent ainsi le gouvernement : « (….) notre profession, qui pratique quotidiennement des injections à des localisations parfois complexes, n’est-elle pas apte à donner un coup de main pour vacciner ? ».

Voir le communiqué des CDF

  Vaccination : quelle rémunération pour les pharmaciens les sages-femmes ?

Un arrêté publié samedi dernier au Journal officiel fixe le niveau de rémunération des pharmaciens et des sages-femmes pour la vaccination anti-Covid. Dans les centres dédiés à la vaccination ou les centres de santé, le tarif est identique pour les deux professions, à savoir : 280 euros pour une demi-journée de vacation de 4 heures (300 euros les samedis après-midi, dimanches et jours fériés) ou 70 euros de l’heure pour les périodes de moins de 4 heures (ou 75 euros/h les samedis après-midi, dimanches et jours fériés). En officine, les pharmaciens peuvent facturer 7,90 euros la prestation d’injection avec une majoration de 0,30 euros pour les départements d’Outre-mer. Les sages-femmes libérales, pour leur part, bénéficient d’un tarif de 25 euros si le vaccin est réalisé au cours d’une consultation et de 9,60 euros si celui-ci est injecté en dehors d’une consultation.

Lire l’arrêté

  La CSMF invite l’exécutif à avancer sur la revalorisation du secteur privé non lucratif

Le Premier ministre Jean Castex, en déplacement mardi 9 mars dans la Nièvre pour présenter son plan de relance, a annoncé une revalorisation salariale des médecins des hôpitaux privés non lucratifs. La Confédérations des syndicats médicaux français (CSMF), ainsi que sept autres organisations représentatives réunies au sein du collectif « Les oubliés du Ségur », qui saluent cette décision dans un communiqué commun, invitent ainsi le Premier ministre et le ministre de la Santé à se mettre autour de la table et à clarifier ses intentions au sujet de l’amélioration des salaires du secteur privé non lucratif. Dans ce document, le collectif intersyndical appelle également le gouvernement à « rétablir un équilibre plus juste entre salariés du secteur public et secteur privé non lucratif » en entamant sans tarder des négociations.

Voir le communiqué du collectif « Les oubliés du Ségur »

  Le SDB et le SNMB en colère contre les baisses tarifaires des PCR

Un arrêté du 12 mars paru au journal officiel ce mardi prévoit des modifications tarifaires pour les laboratoires de biologie médicale. Il est notamment prévu une baisse du tarif de référence des tests RT PCR Covid de B160 à B140 au 1er avril et une baisse du forfait SIDEP de B20 à B10 dès le 17 mars. Cette décision n’est pas du goût des syndicats, qui regrettent également d’avoir été écartés du séquençage du virus Covid, celui-ci étant réservé aux plateformes dédiées (CNR et CHU) et aux hôpitaux publics. De quoi faire réagir les représentants de la profession, mobilisés depuis le début de la pandémie.

Le Syndicat des biologistes (SDB) dénonce ainsi « un mépris des acteurs » et « des prix cassés imposés unilatéralement ». Le syndicat rappelle également que ces décisions « interviennent alors que la baisse de nomenclature initialement prévue en 2020 doit s’appliquer le 5 avril ». De son côté, le syndicat national des médecins biologistes (SNMB) estime pour sa part que « tout est fait actuellement pour exclure les biologistes du diagnostic Covid et les démotiver ». Selon l’organisation, ces baisses tarifaires sont d’autant plus inacceptables qu’elles interviennent alors que « les exigences (des procédures) sont de plus en plus chronophages et nécessitent de plus en plus de mobilisation du personnel ».

Voir le communiqué du SDB

Voir le communiqué du SNMB

  Les pharmaciens inquiets de la situation économique de leur officine

La Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF) a rendu publics les résultats d’une grande consultation menée auprès de 6 277 officinaux. Six répondants sur dix jugent la situation économique de leur établissement « moyenne à très mauvaise ». 70 % estiment même que la situation s’est dégradée au cours des dernières années. La crise sanitaire a eu des effets négatifs sur l’activité officinale pour 60 % d’entre eux. Parmi les préoccupations principales avancées par les pharmaciens, on retrouve la baisse du prix des médicaments (75%), la vente en ligne (64%) ou encore la sérialisation des médicaments (60%).

Voir le communiqué de la FSPF

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