CNPS Express - 31 mars 2021

Mercredi 31 mars 2021

  Élections URPS : le vote en ligne est ouvert

Du 31 mars 12 heures au 7 avril 12 heures ont lieu les élections en ligne des Unions régionales des professionnels de santé (URPS). Six professions sont concernées par ce scrutin qui permettra de déterminer la représentativité des syndicats : médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, infirmiers, kinés et orthophonistes .

Covid-19 : le champ des professionnels de santé autorisés à vacciner élargi

Dans un avis détaillé rendu par la Haute autorité de santé (HAS) le 26 mars, l’autorité recommande d’ouvrir sans délai la vaccination anti Covid-19 à de nouvelles professions. Les vétérinaires, les chirurgiens-dentistes ou encore les étudiants en médecine vont ainsi pouvoir vacciner et prêter main-forte en prévision des « approvisionnements conséquents en vaccins contre le SARS-CoV-2 à partir du mois d’avril ». Cet élargissement, défini par décret paru au Journal officiel, représente 252 000 effecteurs supplémentaires.

Ainsi, les étudiants en médecine pourront vacciner dès leur deuxième année (FGSM2), sous réserve d’avoir réalisé préalablement leur stage infirmier. Ce sera aussi le cas des étudiants en soins infirmiers de deuxième et troisième années. Les pharmaciens mutualistes et des secours miniers ainsi que les chirurgiens-dentistes seront eux aussi autorisés à administrer des vaccins en ville et dans les centres de vaccination.

Les vétérinaires, les manipulateurs radio, les techniciens de laboratoire, les pharmaciens exerçant dans une pharmacie à usage intérieur ou relevant des services d’incendie et de secours et les biologistes médicaux seront, pour leur part, cantonnés aux centres de vaccination anti-Covid. La HAS recommande aussi d’intégrer des professionnels de santé retraités volontaires à la campagne de vaccination : pharmaciens, infirmiers, médecins, sages-femmes, vétérinaires, chirurgiens-dentistes, manipulateurs d’électroradiologie et techniciens de laboratoire ainsi que les professionnels de la réserve sanitaire. La prescription du vaccin par les infirmiers, dans un premier temps exerçant au sein d’équipes mobiles de vaccination, puis dans un second à tous les infirmiers, a par ailleurs été autorisée par le Gouvernement.

Voir l’avis de la HAS

  Les réactions des syndicats

Les Chirurgiens-dentistes de France (CDF), qui avaient sollicité le ministère de la Santé à plusieurs reprises pour ouvrir la vaccination à leur profession, saluent ce nouvel avis de la HAS. « C’est une décision qui va dans le bon sens. (…) Désormais, il appartient au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour obtenir la livraison de vaccins afin d’accélérer la campagne vaccinale. »

Voir le communiqué des CDF

Le Syndicat des biologistes (SDB) salue aussi, dans sa newsletter hebdomadaire, cette « bonne nouvelle » et se porte volontaire pour prendre part à la vaccination anti-Covid. « Lorsque les doses seront disponibles, les biologistes médicaux et leurs 4 000 laboratoires de biologie médicale privés répartis sur tout le territoire national sont à disposition des autorités sanitaires pour venir renforcer le dispositif national de vaccination. »

Voir le communiqué du SDB

La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) dénonce des effets d’annonce. « Multiplier les vaccinateurs ne multipliera pas les vaccins. Semaine après semaine le gouvernement s’agite et multiplie les effets d’annonce pour tenter de faire oublier une réalité simple : le nombre de doses mis à disposition est clairement insuffisant et la gestion de leur distribution catastrophique ».

Voir la position de la CSMF

L’Union nationale des pharmacies de France (UNPF), réfute aussi la décision d’ouvrir des vaccinodromes et estime que « les officines, à elles seules, représentent une force de frappe bien plus importante. Idéalement réparties sur l’ensemble du territoire, elles sont bien plus accessibles pour l’ensemble de la population que des vaccinodromes posés çà et là », réagit le syndicat.

Voir le communiqué de l’UNPF

  Vaccination : médecins et pharmaciens réclament le vaccin Pfizer en ville

Alors qu’un avis positif de l’Agence européenne des médicaments (EMA) vient de simplifier le transport de flacons du vaccin Pfizer/BioNTech en autorisant des températures allant de -15 à -25 degrés pour une période de deux semaines, certains médecins et pharmaciens s’émeuvent de ne toujours pas pouvoir injecter ce vaccin anti-Covid en ville.

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) estime que c’est « une question de bon sens » alors que les patients « redoutent désormais de se faire vacciner avec AstraZeneca » et que « les difficultés d’approvisionnement grandissent ».

Voir le communiqué du SML

La Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF) fait part de son opposition à la solution des « grands vaccinodromes ». Dans un communiqué cosigné avec l’Association des maires ruraux de France, la FSPF demande « que le réseau des pharmacies d’officine, réparti de manière équilibrée sur le territoire et enclin à être « facilitateur territorial » en la matière, puisse administrer les vaccins à ARNm (Pfizer ou Moderna) ».

Voir le communiqué commun AMRF et FSPF

L’Union syndicale des pharmaciens d’officine (USPO), À l’occasion d’une conférence de presse, a aussi fait part de son souhait d’une généralisation des vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna en ville. « Maintenant qu’on a une solution logistique, c’est une décision politique », milite l’USPO.

  La vente des autotests Covid-19 sera réservée aux pharmacies

L’apparition sur le marché des autotests de Covid-19 inquiétait les professionnels de santé. La possibilité de vendre ces tests en grande surface avait été évoquée, provoquant la colère des pharmaciens. Dix jours après la publication de l’avis de la HAS sur le sujet, le ministère de la Santé a annoncé ce vendredi qu'il allait autoriser leur commercialisation à titre dérogatoire en officine uniquement. D’un coût de 5 euros en moyenne et remboursés à 100 %, ces autotests seront fléchés dans un premier temps vers trois publics « qu'on ne teste pas assez », indique le ministère. Il s’agit des jeunes de plus de 15 ans, des territoires éloignés du soin et certaines populations à risques (travailleurs sociaux, auxiliaires de vie, proches aidants…). Ils devraient être disponibles à partir de la mi-avril. Pour l’instant, un arrêté́ du 26 mars limite la réalisation des autotests sur prélèvement nasal aux opérations de dépistage itératif à large échelle pour les personnes de plus de 15 ans, dans les établissements d’enseignement ou les ARS.

  Exercice coordonné : une ordonnance sur les SISA provoque la colère des libéraux

Un projet d’ordonnance réformant le statut des Sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA) et des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) provoque la colère de nombreuses organisations représentant les professionnels de santé libéraux. Dans un communiqué commun, neuf syndicats* font part de leurs craintes vis-à-vis de ce texte, qu’ils voient comme un glissement dangereux de l’exercice libéral vers le salariat dans les Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP). « Tout dans ces textes est prévu pour faciliter l’embauche et le salariat de professionnels de santé au détriment d’une énorme complexification du fonctionnement administratif », dénoncent-ils. Outre le fond, la forme irrite aussi les syndicats, qui estiment avoir été mis devant le fait accompli concernant ce projet d’ordonnance alors que les professionnels de santé « sont sur le front de la gestion de la crise Covid, de la vaccination et en pleine campagne pour les élections aux URPS ». Les organisations demandent un délai supplémentaire aux pouvoirs publics pour se prononcer sur ces textes. L’Union nationale des professions de santé (UNPS) dénonce aussi « la méthode employée » et le fond de ces mesures, qui « reviennent à dénaturer les MSP pourtant créées pour les libéraux ». Et d’ajouter : « Si l'exercice en SISA était déjà considéré comme trop lourd et trop complexe pour les professionnels de santé libéraux, les dispositions envisagées le complexifient davantage et s'inscrivent à contrecourant des souhaits des professionnels de santé libéraux qui demandent, de longue date, un fonctionnement simple de ces structures ».

* FFMKR (kinés), FNI (infirmiers), ONSSF (sages-femmes), FNO (orthophonistes), SDB (biologistes médicaux), FNP (podologues), SML (médecins), FSPF (pharmaciens) et SNAO (orthoptistes).

Voir le communiqué interprofessionnel

Voir le communiqué de l’UNPS

  Le congrès des audioprothésistes reporté en mars 2022

Après plusieurs reports, le Syndicat des audioprothésistes (SDA) a pris la décision de reprogrammer son 42e congrès annuel, qui devait avoir lieu en mai 2021, aux 18 et 19 mars 2022. Le contexte sanitaire du mois de mars et les chiffres alarmants de l’Île-de-France ont en effet poussé les organisateurs à retarder cet événement. L’actualité de la profession n’en restera pas moins riche en 2021 : remboursements minimaux des classes 2 par les complémentaires, mise en place d’un tiers payant universel, mise en application de la nouvelle convention en cours de signature avec l’Assurance maladie... Le rendez-vous est donc donné l’année prochaine.

Voir le communiqué du SDA

N’hésitez pas à nous communiquer vos informations, nous ne manquerons pas de les relayer cnps@cnps.fr
Conformément aux dispositions de la loi 78-17 : « Informatique, fichiers et liberté », vous conservez la possibilité d'accéder aux informations vous concernant et de les rectifier si vous le jugez nécessaire.
Abonnez vos amis
Vous désabonner
 
Recherche