CNPS Express - 14 avril 2021

Mercredi 14 avril 2021

 
  Les élections URPS 2021 marquées par l’abstention

Les urnes ont rendu leur verdict. Entre le 31 mars et le 7 avril, les professionnels de santé ont voté de manière électronique pour leurs représentants dans les Unions régionales (URPS), qui contribuent à l’organisation de l’offre de soins dans les territoires en partenariat avec les ARS. Les résultats, dévoilés le 7 avril, reflètent avant tout une très faible participation, en baisse dans quasi toutes les professions, et une élection organisée dans un contexte sanitaire peu propice à la mobilisation des professionnels. Les organisations membres du CNPS ont toutefois conforté leur place de premier plan dans le paysage syndical. Chez les médecins, la CSMF conserve sa première place tous collèges confondus (généralistes et spécialistes) avec 25,2 % des sièges. Le SML récolte pour sa part 9,4 % des sièges et conserve sa représentativité chez les spécialistes. La FSPF conserve sa place de première organisation représentative des pharmaciens d’officine avec 58,96 %, contre 41,04 % pour l’USPO. Chez les chirurgiens-dentistes, les CDF arrivent juste derrière la FSDL (45,06 %), mais progressent significativement en nombre de sièges par rapport au dernier mandat : 41,44 % contre 37,56 % en 2015. Enfin, la répartition des sièges dans les URPS pour les biologistes médicaux est parue au JO le 8 avril. Ainsi, le Syndicat des biologistes (SDB) hérite de 38 sièges sur 114, le Syndicat national des médecins biologistes (SNMB) 26 sièges, et enfin le Syndicat des laboratoires de biologie clinique (SLBC) de 14 sièges.

L’Union nationale des professions libérales (UNAPL) a salué dans un communiqué « la réussite de ses syndicats membres dont la représentativité est renforcée et leur adresse ses chaleureuses félicitations ».

Le CNPS, à son tour, salue la réussite de ses syndicats membres, et celle de ses amis de la FFPS, en particulier la FFMKR, la FNI et la FNO qui ont remporté les élections. Le CNPS souhaite que ces résultats incitent à poursuivre les actions communes engagées depuis plusieurs mois au service des professions libérales de santé.

Voir le communiqué de l’UNAPL

  Les réactions des syndicats :

Chez les médecins, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) se félicite d’arriver en tête tous collèges confondus en termes de sièges, mais regrette la faible participation. « Les explications sont certainement multiples, mais le nouveau mode de scrutin par voie numérique ainsi que la période de pandémie liée à la Covid-19 sont certainement des éléments majeurs. » Le syndicat regrette par ailleurs la « balkanisation » entre huit syndicats, « très préjudiciable pour la place et la force de la médecine libérale face à nos interlocuteurs ».

Voir le communiqué de la CSMF

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) regrette également que cette élection ait été « confisquée par la crise sanitaire ». « Pour nombre de nos consœurs et confrères, la balkanisation a brouillé l’image des syndicats. Et pour beaucoup, le lien entre les URPS, des entités régionales qu’ils connaissent souvent mal, et la représentativité nationale conventionnelle des syndicats est loin d’être évidente », a réagi le syndicat dans sa newsletter hebdomadaire.

Voir la réaction du SML

La Fédération des pharmaciens d’officine (FSPF), soutenue par l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF), souligne que « cette victoire est avant tout celle des pharmaciens qui ont plébiscité le programme qui a été construit avec eux » et appelle à l’unité de la profession. « La Fédération invite d’ores et déjà les confrères de l’Uspo à travailler avec elle à l’élaboration d’une nouvelle convention déterminante pour l’avenir de leur profession ».

Voir le communiqué de la FSPF

Les Chirurgiens-dentistes de France (CDF) sont pour leur part satisfaits de l’« augmentation de leur audience en tant que syndicat représentatif de la profession. Dans un climat extrêmement tendu, la progression des CDF prouve qu’ils sont une force syndicale majeure. Notre moteur n’est pas de lutter contre un syndicat concurrent, mais de défendre les intérêts de notre profession et ceux de nos patients », ont-ils réagi.

Voir le communiqué des CDF

  Vaccination : ce qui change (encore) cette semaine

Nouvelle semaine, nouvelles règles pour la vaccination qui s’accélère en France. Tout d’abord, les personnes de moins de 55 ans ayant reçu une première dose d’AstraZeneca avant que ce dernier ne soit finalement réservé aux plus de 55 ans en raison de cas de thromboses atypiques chez des sujets jeunes, recevront une 2nde dose de vaccin à ARN messager (Pfizer/BioNtech ou Moderna), a recommandé la HAS.

Le Gouvernement a ouvert par ailleurs, dès le lundi 12 avril, la vaccination de toutes les personnes de plus de 55 ans. Les vaccins AztraZeneca et Johnson&Johnson serviront à vacciner les plus de 55 ans sans comorbidités. L’arrivée du nouveau vaccin monodose Johnson&Johnson (Janssen-Cilag) en Europe a toutefois été retardée par le laboratoire à la suite de plusieurs signalements portant sur des cas sévères de caillots sanguins repérés aux États-Unis.

Du changement s’opérera aussi pour les vaccins à ARN messager Pfizer et Moderna. Olivier Véran a annoncé le rallongement du délai entre deux injections, de 28 jours actuellement à 42 jours, à partir du 14 avril. À partir du 16 avril, la vaccination par Pfizer ou Moderna sera ouverte à toutes les personnes de plus de 60 ans, alors que ces vaccins étaient jusqu’alors réservés aux plus de 70 ans et aux 55-69 ans à risque de forme grave de Covid-19.

  Les autotests Covid-19 sont disponibles en pharmacie

Un arrêté du 10 avril vient d’autoriser la vente d’autotests nasaux de la Covid-19. La vente de ceux-ci sera réservée aux pharmacies, et la vente en ligne sera prohibée. Le prix de vente est limité à 6 euros TTC par test jusqu'au15 mai, puis au-delà à 5,2 euros TTC. Ces autotests seront destinés à des personnes âgées de plus de 15 ans et asymptomatiques. En cas de résultat positif, un RT-PCR devra être effectué.

  Trois départements vont expérimenter l’INS dans le secteur libéral

Le ministère de la Santé, l’Agence du numérique en santé (ANS), la Cnam et le GIE Sesam-Vitale ont annoncé que le Val-de-Marne, la Dordogne et les Bouches-du-Rhône vont expérimenter « un accompagnement rapproché du secteur libéral dans la convergence vers l’Identifiant national de santé (INS) ». Concrètement, l’objectif est que chaque personne possède une identité de santé unique afin d’éviter la création de plusieurs dossier médicaux numérisés pour un même patient. « Disposer d’une identité unique et pérenne de la personne permet de faciliter l’échange et le partage des données de santé entre l’ensemble des acteurs intervenant dans la prise en charge sanitaire et le suivi médico-social de la personne », précise le ministère. L’objectif affiché est que l’INS « soit porté dans au moins 80 % des communications entre acteurs de santé d’ici fin 2022 ».

Le SDA invite les audioprothésistes à utiliser davantage la télétransmission

Le Syndicat des audioprothésistes (SDA) rappelle dans un communiqué l’importance de la télétransmission des prestations de suivi. Indiquant que le ministère de la Santé et l’Assurance maladie se sont récemment inquiétés du faible nombre de prestations télétransmises, le SDA souligne que ne pas utiliser ce service revient à « laisser croire que nous ne suivons pas les patients dans le temps et que la prestation est rémunérée sans fondement. Avec le risque d’une remise en cause future de l’indissociabilité de l’appareil et des prestations… ». Le syndicat invite donc ses adhérents à s’emparer de ce téléservice dans un souci de valorisation du travail de suivi des audioprothésistes.

Voir le communiqué du SDA

 
 
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